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mercredi, 18 janvier 2012 21:26

Contribution à la sécurité alimentaire au Niger:alternatives pour une Sécurité Alimentaire Durable - A la mémoire du Général Ali Chaibou qui fût pendant un bon moment le Responsable de l’Aide aux Populations du Niger

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Amadou_Bokoye_
M. Amadou Idrissa Bokoye
Résumé: Cette contribution analyse la problématique de la sécurité alimentaire au Niger. Après un diagnostique des facteurs qui conditionnent l’établissement d’une sécurité alimentaire durable des éléments de solution sont envisagés. Et ceci dans le cadre de la nouvelle initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens)
du Niger. L’augmentation de la productivité, l’amélioration de la prédictibilité de la production, la mise en œuvre d’activités alternatives à la production agro-pastorale ainsi que la formation sont retenues comme étant des axes d’intervention prioritaires pour le succès de cette initiative. Le développement de celle-ci doit s’inscrire dans une perspective de développement intégré et durable du Niger. Une certaine vision s’avère nécessaire pour un tel développement qui doit être compatible avec les racines culturelles du peuple nigérien tout en assurant un solide ancrage à la science et à la technologie.

La sécurité alimentaire demeure un besoin humain fondamental et elle conditionne le bien-être de l’homme ainsi que sa plénitude en termes de capacité à  mener des activités de développement.  Cette sécurité  n’est pas effective et constante à travers le monde. Ainsi, le Sahel est l’une des aires géographiques qui fait périodiquement face à une  insécurité alimentaire induite essentiellement par les aléas climatiques. Un lien étroit entre ceux-ci et la production alimentaire demeure une des caractéristiques principales de cette région. Avec 86% (1) de dépendance de son économie à l’agriculture pluviale (source PNUD), le Niger reste le pays sahélien le plus vulnérable à l’insécurité alimentaire en Afrique. Les années de sécheresse où les déficits pluviométriques occasionnent souvent une insécurité alimentaire aiguë ou crise alimentaire. Et en dépit des cinquante (50) ans d’indépendance, le Niger, reste toujours vulnérable et peu armé face à la récurrence de ses crises alimentaires. Si une génération de citoyens a conduit le pays à son avènement dans le concert des nations en termes d’indépendance et de construction administrative, le combat contre l’insécurité et les crises alimentaires demeure un défi majeur pour la génération actuelle.  Dans ce contexte, on ne peut que saluer l’initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens) du programme du Président actuel qui constitue à n’en point douter un jalon très important et encourageant dans le cadre de ce noble combat qu’est la lutte contre la faim dans notre pays.

De notre point de vue, la recherche d’une solution durable à la problématique de la sécurité alimentaire au Niger devrait s’articuler autour des considérations suivantes:

De la dimension politique

Il existe une dépendance entre production alimentaire et pluviométrie (cause à effet). L’évidence de ce lien n’occulte pas la problématique et l’enjeu que constitue la sécurité alimentaire au Niger. Celle-ci tente généralement d’atténuer les effets pervers de l’insécurité  alimentaire en faisant appel à la solidarité nationale et/ou à l’aide internationale. Si cette aide s’avère nécessaire et indispensable, il n’en demeure pas moins qu’elle représente aussi à certains égards un abandon circonstanciel de la souveraineté  nationale. Cela peut-être mal vécu par la gouvernance  politique d’autant plus qu’il peut y avoir des discordances entre le discours officiel sur une crise alimentaire et les opinions des ONG nationales ou internationales impliquées dans l’assistance aux populations éprouvées. La crise alimentaire de 2005 par exemple qui a fait couler beaucoup d’ancre (2) constitue un bel exemple d’ingérence alimentaire et d’opinions divergentes entre les structures impliquées dans la gestion de la crise. Outre le fait d’engager parfois la responsabilité  du pouvoir politique dans sa genèse, une crise alimentaire ou famine consacre à tort ou à raison un certain échec de la politique alimentaire des pouvoirs publiques.

Un regard rétrospectif sur les deux dernières décennies écoulées nous conduit à déplorer une certaine absence de vision et de stratégie durable et globale face à l’insécurité alimentaire. Les efforts pour endiguer celle-ci restent malheureusement associés  à l’urgence d’agir. Et la valeur d’échelle de la sécurité  alimentaire en termes de priorité gouvernementale diminue fortement sur la période entre deux crises alimentaires.

Par ailleurs, il y a lieu de reconnaître que le recours systématique à  l’aide internationale présente des effets pervers notamment en termes de désintérêt du monde rural par rapport à la pratique agricole. Le pouvoir politique a parfois utilisé cet argument pour limiter les activités des ONG impliquées dans le domaine de l’humanitaire dans l’optique de les faire taire. La gestion partisane des crises alimentaires ou la volonté d’occulter à dessein la réalité de celles-ci (crise de 2005) se fait toujours au détriment des populations vulnérables notamment les femmes et les enfants en bas âge qui en payent un lourd tribut en termes de mortalité. La dimension politique de la gestion des crises alimentaires est ainsi d’une importance capitale. Il s’avère indispensable de définir une politique nationale d’intervention et de gestion des crises alimentaires capable de créer une synergie entre tous les acteurs en dehors de la politique politicienne. Et ceci dans la transparence la plus totale et dans le souci absolu de préserver le droit à la vie pour les plus vulnérables d’entre nous à savoir les femmes et les enfants (le chef de famille choisissant souvent la voie de l’émigration).

L’évolution récente de la gouvernance politique au Niger permet d’espérer un cadre d’action gouvernemental plus approprié face à l’insécurité  alimentaire. En effet, la transition militaire de 2010-2011 a donné un signal fort dans ce sens avec l’organisation en mars 2011 du Symposium Internationale sur la Sécurité Alimentaire au Niger (SISAN). Cet événement a permis un diagnostic profond et sincère entre acteurs nationaux et internationaux autour de la problématique de la sécurité alimentaire au Niger. L’initiative 3N du Président Mahamadou Issoufou qui s’en est suivie apporte une volonté politique forte de recherche de solution durable. Et on ne peut que se réjouir enfin de la présence de ce qui fût le chainon manquant dans la lutte contre l’insécurité alimentaire au Niger depuis vingt (20) ans: une forte volonté politique.

L’Histoire enseigne que les plus grandes réalisations humaines sont le fruit de rêves. L’initiative 3N se présente comme une opportunité pour le peuple nigérien de réaliser un rêve partagé par chaque nigérienne ou nigérien à savoir celui de se débarrasser à jamais du spectre de la famine. En effet, faut-il rappeler que le développement ne saurait être une réalité sans la satisfaction des besoins humains fondamentaux notamment celui de boire et de manger à sa faim.

L’initiative 3N serait In Cha Allah une réalité avec le travail acharné, le patriotisme et le souci d’accomplir un travail noble pour son pays au-delà de tout esprit de partisannerie politique. Le défi est de taille pour que ce rêve collectif devienne une réalité dans un contexte sociétal dominé depuis deux décennies par l’arrivisme individuel et des fléaux comme la corruption et le recul du civisme. Et il est du devoir du pouvoir politique de veiller continuellement au maintien du cap pour que cet objectif noble de sécurité alimentaire soit une réalité nigérienne. Et ceci en dépit de l’adversité grandissante de la contrainte climatique (Changement Climatique).

De la contrainte climatique

La bonne production agricole au Niger est conditionnée par une  bonne répartition dans le temps et l’espace des événements pluvieux pour une année donnée. En somme d’une année à une autre, on pourrait enregistrer une même quantité totale de pluviométrie avec une bonne répartition spatio-temporelle. Cette grande variabilité interannuelle de la pluviométrie est intrinsèque à la région sahélienne dont le climat (3, 4) reste distinct à bien des égards du reste du monde. Et il y a lieu de noter que la compréhension des mécanismes du climat sahélien reste un défit pour la communauté de recherche internationale. Depuis deux décennies, diverses campagnes d’observations d’équipes de recherche internationale ont été conduites en Afrique sahélienne notamment au Niger en vue d’aboutir à une compréhension effective de ces mécanismes. Cette compréhension est bien entendue capitale pour générer des prévisions climatiques fiables pour une campagne agricole. Les connaissances actuelles suggèrent une influence prépondérante des températures des bassins océaniques notamment celui de l’Océan Atlantique au large du golfe de Guinée sur le régime des précipitations au Sahel. La conclusion qui se dégage de cette réalité scientifique est qu’à l’échelle du Niger on a une marge de manœuvre quasi inexistante pour influencer ces températures dont les niveaux sont gouvernés par des facteurs globaux. Ainsi, la contrainte des aléas climatiques qui se caractérise par une variabilité interannuelle et décennale (cycle de phase humide et sèche) apparaît comme une constante dans notre espace géographique.

Au regard de la recherche de la sécurité alimentaire durable, la seule alternative qui vaille par rapport à cette contrainte climatique est le développement d’un système de production agricole basé  sur une gestion optimale des ressources en eaux (4,5) disponibles à  savoir les eaux de pluie et les eaux souterraines. Si cette dernière catégorie s’avère assez onéreuse en exploitation, la première avec le développement de systèmes de collecte aux échelles locale et communautaire reste à notre portée. En effet, il existe plusieurs techniques efficaces de collecte des eaux de pluie pour une agriculture durable. Cette approche est d’autant plus justifiée que plusieurs études ont montré que le rendement agricole en milieu semi-aride s’explique seulement à environ 50% par la pluviométrie. Ainsi, on a grosso modo dans l’espace sahélien 50% de marge de manœuvres pour aboutir à un bon rendement agricole en agissant sur d’autres facteurs comme : la sélection judicieuse des semences, l’application de techniques de gestion des sols capables d’optimiser les ressources en eaux disponibles et bien sûr les techniques de collecte et de gestion durable des eaux.

En définitive, nous devons trouver les voies et moyens de composer avec notre réalité climatique qui est censée nous réserver plus d’adversité dans le futur au regard des dernières projections du groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) (6).

Le cadre structurel s’avère un facteur de premier plan pour définir ces voies et moyens et lutter efficacement contre l’insécurité  alimentaire. 

Du cadre structurel

Le Niger en tant que membre fondateur du Comité Inter-états de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) en 1973 a assuré un certain leadership sur le thème de l’environnement et du développement du monde agro-pastoral. L’implantation à Niamey de plusieurs institutions nationales (INRAN, ONAHA, OPVN, Faculté d’Agronomie, CNEDD, CRESA) et internationales (Centre Régional AGRHYMET, ICRISAT, ACMAD) œuvrant dans le domaine environnemental témoigne de ce leadership. En dépit de cette richesse institutionnelle du Niger en terme d’organismes voués directement ou indirectement à l’objectif de sécurité alimentaire, force est de constater que la mise en œuvre de nombreux projets depuis plusieurs décennies ne se traduit pas par une amélioration significative des indicateurs de développement liés à la sécurité  alimentaire (disponibilité, accessibilité et utilisation). La récurrence des crises alimentaires et la persistance d’une certaine insécurité alimentaire des ménages (milieux rural et urbain) consacre une certaine limitation de l’action institutionnelle et de recherche et développement au regard de l’objectif de sécurité  alimentaire au Niger et des objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Le fonctionnement du cadre institutionnel se caractérise notamment par:

  -Une absence de synergie entre les institutions étatiques au regard de la nature multisectorielle et multidisciplinaire associée à la sécurité alimentaire.


  -L’ignorance consciente ou inconsciente par l’appareil gouvernemental du capital que constitue la présence d’institutions régionales majeures au regard de la sécurité alimentaire (Centre Régional AGRHYMET, ICRISAT). De ce point de vue, tout un chacun peut se rappeler il y a quelques mois de l’épisode médiatique du transfert éventuel du centre ICRISAT de Sadoré vers le Mali. Cette éventualité de transfert a donné lieu à une protestation officielle auprès de cette célèbre institution internationale. Au-delà des protestations, nous croyons que des jalons doivent être posés en vue non seulement de favoriser le maintien de telles institutions chez nous mais aussi renforcer leur présence en leur accordant des facilités pour mieux se développer.

- L’absence de cohérence d’ensemble (7) des actions des structures étatiques au regard de l’objectif  national de sécurité alimentaire. Cette incohérence est parfois induite par une certaine concurrence entre institutions qui ne dit pas son nom et aussi par la diversité des lignes de financements disponibles et des exigences associées à celles-ci émanent des partenaires financiers et techniques du Niger. En somme les conditionnalités liées à certains financements font dévier certains projets des priorités nationales. Une cohérence d’ensemble de l’action gouvernementale à travers toutes ces structures s’avère nécessaire pour atteindre une sécurité alimentaire durable. Et cela suggère le cas échéant, de renoncer à certains appuis financiers qui ne sont pas de nature à converger vers cet objectif.

- L’instabilité directionnelle et organisationnelle des structures gouvernementales constitue un frein vers la sécurité alimentaire durable. Ceci relève d’une certaine politisation de l’administration publique qui met trop souvent en avant l’allégeance politique au détriment des compétences. Dans ce contexte, on ne peut pas s’attendre à des miracles en termes d’efficacité des structures impliquées dans l’effort national pour la sécurité alimentaire.

L’absence ou la faiblesse de mécanismes continus de suivi évaluation des projets affecte la performance de l’exécution de ceux-ci et donc la possibilité  de financement subséquent à travers des phases ultérieures qui sont souvent nécessaires pour une continuité des actions de développement post-projet.

  -Une certaine difficulté  à traduire l’action institutionnelle en résultat ou action concrète sur le terrain local au profit du producteur: de nombreux projets prennent fin avec des rapports qui rejoindront les tiroirs de bureaux. Et ceci en dépit des termes de référence des projets associés qui suggèrent des réalisations concrètes.

La problématique institutionnelle ci-dessus pourrait être atténuée par les actions suivantes:

La création d’une structure de coordination nationale de tous les efforts institutionnels pour la sécurité alimentaire durable. Naturellement la nouvelle structure pour la mise en œuvre du programme 3N devrait jouer ce rôle. La création d’un organisme national de valorisation et d’application des produits de la recherche et du développement et des meilleures pratiques agro-sylvo-pastorales apparaît aussi comme un chaînon manquant au regard de la recherche de la sécurité alimentaire. La prise en compte de nos pratiques traditionnelles dans la production s’avère aussi essentielle pour le succès des actions institutionnelles en direction du monde agro-pastoral.

De la dimension socioculturelle

La prise en compte de la dimension socioculturelle s’avère indispensable dans le cadre de la recherche de solutions durables à l’insécurité  alimentaire et le développement de stratégie  d’adaptation face à l’aléa climatique. La citation populaire qui dit qu’un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre en dit long sur l’importance de cette dimension. De part de nombreuses expériences dans le monde, les solutions de résilience face à l’adversité environnementale élaborées en tenant compte de l’identité culturelle et des connaissances traditionnelles et l’héritage culturel des populations enregistrent plus de succès et s’avèrent plus durables. On le sait, l’ère des solutions parachutées sur les populations a fait place à une concertation et une implication plus effective des populations dans la mise en œuvre des projets de développement. Plusieurs études issues du monde universitaire nigérien, notamment les travaux des professeurs Boureima Alpha Gado (8) et Ibrahim Amoukou (9) ont fait ressortir le portrait social des impacts de l’aléa climatique en terme de vulnérabilité et de stratégie locale pour faire face aux sécheresses. Toutefois, la prise en compte des réalités sociales et culturelles des populations en termes de synergie avec le savoir moderne en vue de développer des solutions durables face aux impacts de l’aléa climatique reste un défi. Concrètement, l’héritage culturel des sociétés sahéliennes comprend du savoir-faire en termes de pratiques traditionnelles (souvent en perdition) qui peuvent être enrichies par le savoir moderne de façon à ce qu’elles soient beaucoup plus efficaces face à l’adversité périodique de dame nature. Une étude académique récente portant sur la valorisation des pratiques traditionnelles face à l’aléa climatique dans le Parc National du W et coordonnée par nos soins a montré qu’il est possible grâce à la science moderne de valoriser les pratiques sectorielles traditionnelles de part un processus d’intégration optimal en vue du développement de stratégie durable et de réduction de la vulnérabilité face à l’aléa climatique et ses impacts. 

Au bilan, le renforcement des capacités des structures sociales (ménages, communautés villageoises, gouvernance coutumière) notamment en termes d’amélioration de savoir-faire existant ou l’introduction de nouvelles technologies efficaces en vue de faire face à l’insécurité alimentaire nécessite une prise en compte de leur héritage culturel et de leurs perceptions de la problématique. De nos jours, des outils existent pour diagnostiquer la prise en compte sectorielle de cette dimension. Et ce diagnostic est nécessaire pour asseoir un cadre d’action d’autosuffisance alimentaire durable c’est-à-dire compatible avec les valeurs et les croyances de notre population.

La synergie entre le savoir moderne et traditionnel pourrait être effective avec la mise en place d’une politique de communication adéquate. Par exemple la communication des informations agro-climatologiques aux producteurs pour le suivi des cultures à l’échelle régionale peut se faire à travers des indicateurs biophysique et social judicieusement définis en tenant compte des connaissances traditionnelles et en se basant sur des vecteurs de communication comme les cellulaires et les radios communautaires.

Certes, la prise en compte des identités culturelles est nécessaire pour asseoir un système de production agricole durable, mais force est de constater aussi qu’à certains égards celles-ci constituent un facteur aggravant d’insécurité  alimentaire. Tout un chacun a certainement en mémoire les gaspillages impressionnants qu’occasionnent nos différents événements sociaux (mariage, baptême,…). Au niveau social, le bas prend souvent le haut pour modèle; excepté quelques appels à la modération lors des crises alimentaires, force est de constater qu’en général la gouvernance ne donne pas le bon exemple. Les occasions festives semblent être un thermomètre de réussite sociale. Le caractère variable de notre disponibilité alimentaire à l’échelle interannuelle devrait nous inciter pour une gestion minutieuse des excédents alimentaires. Ces derniers donnent lieu parfois en zone rurale à un élargissement de la famille par polygamie. La précarité économique du chef de famille constitue dans ce cas un facteur aggravant d’insécurité  alimentaire pour les femmes et les enfants en bas âge. De façon générale, on peut relever un certain déficit de responsabilités du chef de famille au regard des besoins des membres de celle-ci qu’on retrouve autant en milieu urbain que rural. Cette réalité se traduit souvent par une plus grande vulnérabilité des femmes et des enfants au regard de la sécurité alimentaire du foyer. Sans être un élément déterminant, l’abandon d’un pan négatif de nos pratiques culturelles peut contribuer à renforcer la sécurité alimentaire à l’échelle du foyer. La sécurité alimentaire à cette échelle autant en milieu urbain que rural peut dépendre de l’échelle globale ou internationale.

Du lien macro-micro, global-local

Le lien entre les échelles macro et micro s’avère important pour assurer la sécurité  alimentaire. Cette importance se situe à deux niveaux:

  -En matière de gestion de crise alimentaire, le lien entre les actions nationale et internationale en termes de coordination efficace peut faire la différence quant à  la restauration de la sécurité alimentaire. La mise en place d’une procédure nationale pour rendre efficace ce lien national-international serait judicieuse. Malheureusement ce lien est souvent activé  dans l’urgence et parfois sous l’impulsion des organismes internationaux. La définition de critères ou de seuils d’activation de ce lien basée sur les prévisions, sur la disponibilité alimentaire et des éléments d’accessibilité du moment (prix des denrées) serait utile pour l’aide à la décision. De plus, sur le plan des ressources humaines, il y aurait lieu de renforcer la capacité du personnel des organismes impliqués dans la gestion de crise sur l’art de solliciter l’aide internationale tout en la canalisant de façon à respecter le cadre national en matière de sécurité alimentaire. Le lien entre l’échelle locale et l’échelle nationale est souvent dicté par la géographie du déficit pluviométrique et l’accessibilité alimentaire régionale. Le développement d’une procédure régionale (CILSS ou CEDEAO) pour solliciter l’aide internationale est souhaitable dans un contexte mondial actuel marqué par une certaine primauté des blocs régionaux en termes d’influence.

  -La mobilisation des ressources pour endiguer l’insécurité alimentaire dans une perspective durable constitue un autre motif pour bien asseoir les liens entre le national et l’international ou le rapport entre le local et le global. En effet, il existe au niveau international d’énormes ressources pour financer des projets de recherche et de développement en vue de concourir à la sécurité alimentaire durable. Au niveau recherche par exemple, il existe des lignes de financement auprès de nombreux organismes de promotion de la recherche dans les pays dits développés. Et le thème de la sécurité alimentaire ainsi que ses liens avec l’environnement à travers les interfaces climat-sécurité alimentaire, eau-sécurité alimentaire ou biodiversité et changement climatique occupe une place de choix. Mais force est de constater la faiblesse de notre pays en termes de mise en œuvre de propositions de R&D. Cette situation d’insuffisance d’initiatives au regard des opportunités de financement disponibles en sécurité alimentaire affecte autant les institutions académiques que gouvernementales. La recherche en collaboration Nord-Sud constitue une opportunité majeure pour trouver une solution durable à la sécurité alimentaire et elle ne devrait pas être négligée.

Le projet Tokten-Niger (Transfert des connaissances via les expatriés nationaux) (10), initié  par la diaspora nigérienne au Canada en 2007 aurait pu apporter une impulsion pour la mobilisation de fonds à l’international pour la recherche et le développement au Niger en sécurité alimentaire. Hélas, depuis 2010, ce projet semble bloqué dans la machine administrative en dépit de démarches récentes auprès des autorités actuelles en vue de le relancer.

En définitive, il y a lieu de bien garder à l’esprit que dans le contexte actuel de globalisation, la disponibilité et l’accessibilité  de la production agricole peuvent être affectées par les catastrophes naturelles dont on observe une augmentation de la fréquence de part le monde. Par exemple, la sécheresse de 2010 en Russie (grand producteur céréalier) ou les inondations de la même année au Pakistan (exportateur de riz) ont contribué à une envolée respective des prix du blé et du riz. Et ces événements peuvent affecter fortement la sécurité alimentaire à l’échelle locale en Afrique sahélienne de part une consommation grandissante de ces denrées via l’importation. Et ceci justifie une prise en compte de la dimension internationale dans la mise en œuvre du 3N.

Au-delà de la question d’échelle spatiale, le programme 3N devrait s’articuler autour des impératifs suivants afin d’aboutir à une sécurité  alimentaire durable au Niger.

Le 3N : axes d’intervention

La sécurité alimentaire est de nature multifactorielle et il est communément admis qu’elle repose sur la disponibilité, l’accessibilité et l’utilisation de la ressource alimentaire. Ce triptyque a été largement discuté dans le cadre du SISAN dont les conclusions alimenteront certainement la définition des actions dans le cadre du 3N.

Les axes d’interventions suivants pourraient être considérés dans une perspective durable de garantie de la sécurité alimentaire: augmentation de la productivité, amélioration de la prédictibilité, ouverture à des activités alternatives et la formation.

Augmentation de la productivité

Dans le contexte du Niger, une augmentation de la productivité alimentaire (agriculture, élevage, pêche) passe par une gestion optimale des ressources en eau.  Il s’agirait de réduire la dépendance de notre production agro-alimentaire à une bonne répartition spatio-temporelle des événements pluvieux qui n’est pas toujours au rendez-vous. En somme, notre système de production devrait s’adapter pour s’affranchir d’un déficit à  bonne répartition de la pluviométrie. La compensation de ce déficit en production et l’amélioration de celle-ci pourraient s’opérer plus facilement aux échelles de la communauté villageoise et du ménage via une gestion intégrée des ressources en eaux. Ce choix d’échelle réduite se justifie par un certain échec de l’agriculture des grands espaces qui ne concordent pas toujours avec le développement durable. En effet, les systèmes de production à large échelle induisent  une certaine pollution environnementale en plus d’être souvent inadaptés aux structures de production traditionnelle.

A l’échelle communautaire, les actions suivantes pourraient être considérées:

  -Développer la culture irriguée à l’échelle communautaire;
  -Implanter des techniques existantes de récolte des eaux de pluie à l’échelle communautaire (aménagement du terroir) et celle du ménage (système de  collecte d’eau de pluie intégré à l’habitacle);
  -Pratiquer le jardinage et le petit élevage (basse cour) à l’échelle du ménage;
  -Utiliser durablement (avec un niveau de prélèvement qui permet la régénération)  la nappe phréatique et des eaux souterraines;
  -Valoriser les pratiques agro-pastorales à travers la sensibilisation, la création d’incitatifs (concours, prix);
  -Former les producteurs sur les meilleures pratiques agro-pastorales basées sur le savoir moderne et traditionnel selon le cycle production-gestion-utilisation;
  -Reformer l’offre de formation académique de façon à répondre de part son contenu aux priorités nationales de développement durable;

  -Revoir la gouvernance locale de la production agro-alimentaire en vue d’une meilleure synergie entre les différentes structures présentes localement (gouvernance administrative, gouvernance coutumière et gouvernance technique).

Amélioration de la prédictibilité

La capacité à  anticiper l’issue des campagnes agricoles reste un facteur important quant à la prévention des crises alimentaires. Les efforts d’anticipation s’articulent autour des prévisions saisonnières, le suivi de la campagne agricole avec une analyse périodique de l’état des cultures et de la pluviométrie, les tendances de prix à la consommation ainsi que les facteurs de risque liés aux désastres naturels (événements extrêmes météorologiques, situation phytosanitaire, conflits, pandémie, etc.…). La science de la prévision agricole est intimement liée à la prévision pluviométrique. Et celle-ci reste une science marquée par l’incertitude surtout en zone sahélienne. Toutefois, le suivi spatio-temporel des indicateurs biophysiques et économiques permet de générer des informations utiles quant au bilan des récoltes. A l’échelle régionale, il existe déjà des outils d’aide à la décision comme les systèmes d’alerte précoce d’insécurité alimentaire. Il s’agit notamment du réseau du système d’alerte précoce FEWSNET, le système mondial d’information et d’alerte précoce de la FAO (SMIAR) ainsi que les bulletins périodiques relatifs aux prévisions hydro-pluviométriques saisonnières du CILSS émis par le Centre Régional AGRHYMET. A cela, il faut ajouter les structures nationales comme les cellules de gestion des crises alimentaires ainsi que des structures d’intégration comme le réseau de prévention des crises alimentaires. Celui-ci sert parfois de référence pour les bailleurs de fonds qui doutent parfois de l’objectivité de la structure nationale plus influençable par la gouvernance politique. Jusqu`à date, les informations délivrées par ces systèmes d’alerte servent à mobiliser des ressources pour gérer dans l’urgence l’insécurité alimentaire appréhendée. Cette gestion se concentre sur la fourniture d’aide alimentaire pour les populations les plus vulnérables.

Le développement de la recherche agro-climatique reste un facteur primordial pour assurer la sécurité alimentaire de façon durable (11, 12). Et le Niger devrait investir davantage sur ce volet très promoteur sur le moyen et le long terme. Avec un atout majeur d’avoir sur son sol la présence de plusieurs institutions de recherche et développement en sciences agronomiques et en environnement, notre pays a la possibilité avec la nécessaire volonté politique d’être le chef de file régional en matière de recherche sur la sécurité alimentaire régionale. Dans le cadre de l’initiative 3N, il serait judicieux encore une fois de prendre en compte et de prioriser le volet recherche. La mise en place d’une structure de liaison entre les structures nationales et les organismes internationaux de R&D présents dans notre pays serait de nature à nous permettre de tirer le maximum de profit de cette présence internationale chez nous. Les produits et les informations qui découleraient de cette recherche seraient très bénéfiques pour l’augmentation de la productivité nationale et le renforcement des capacités des producteurs.

L’utilisation directe de l’information géo-spatiale issue des prévisions saisonnières agro-hydro-climatiques reste assez embryonnaire au sahel. Dans une perspective d’adaptation du système de production aux aléas climatiques par une gestion optimale des ressources en eaux, la vulgarisation de cette information auprès du monde paysan à partir d’outils de communication adaptés serait pertinente. 

Les aléas climatiques en termes de variabilité et de changement climatique sont souvent associés à une dégradation du système de production et de l’environnement. Mais, force est de noter que la persistance de l’adversité  pourrait être la base de changement de mentalité  et d’élan vers de nouveaux savoir-faire.

Autres alternatives

La variabilité  et le changement climatiques donnent lieu à des changements dans les écosystèmes qui peuvent être irréversibles. Et ceux-ci seraient de nature à entraîner la disparition de pratiques agro-sylvo-pastorales de production. Aussi des alternatives s’imposent afin de conserver la vie communautaire dans l’espace géographique affecté. Dans le contexte du Niger, on peut retenir les axes d’intervention suivants comme alternatifs ou éléments de renforcements à la production agro-sylvo-pastorale:

  -Développement de l’écotourisme et valorisation des pratiques traditionnelles;
  -Développement de la production artisanale régionale;
  -Promotion de l’investissement publique et privé (ressortissants des régions) en vue de la mise sur pied des infrastructures qui supportent les actions ci-dessus;
  -Renforcement des capacités des municipalités en terme de montage de demande de financement de projet dans le cadre de la coopération internationale        décentralisée Nord-Sud;
  -Délocalisation de certaines structures de l’administration centrale vers les régions;
  -Réaménagement du code de la nationalité et du statut de résidence pour promouvoir l’investissement privé. La non reconnaissance par le Niger de la double nationalité limite les investissements pouvant provenir de la diaspora.
  -Développement des coopératives (2012: année internationale des coopératives) et d’entreprises communautaires et à économie sociale.

L’ensemble de ces axes d’actions doit s’inscrire dans une perspective de développement durable qui par nature va intégrer les besoins des générations futures dont le poids s’annonce important au regard des projections du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP).

Formation

La formation est indispensable pour assurer une sécurité alimentaire durable au Niger. Elle permet notamment le renforcement des capacités institutionnelles, l’amélioration des connaissances du personnel d’encadrement des pratiques agricoles et la formation des producteurs aux meilleures pratiques. Dans le contexte mondial actuel, il y a lieu d’ajouter la formation sur les négociations internationales sur le thème de la sécurité alimentaire mais aussi des champs connexes comme les changements climatiques ou la biodiversité  dans l’optique de mieux saisir des opportunités de financement à  l’international. On peut distinguer la formation académique, la formation professionnelle et la formation spécialisée pour les producteurs.

Les formations académique et professionnelle doivent intégrer plus de pratiques sur le terrain comme suggéré par la majeure partie des participants au SISAN. On pourrait envisager 50 % de temps de pratique dans le cadre de ces formations. Par ailleurs, les établissements du Niger impliqués dans la formation agro-environnementale doivent élargir les possibilités de stage terrain auprès d’institutions internationales présentes à Niamey comme l’ICRISAT ou le Centre Régional AGRHYMET. Et ceci moyennant la signature de convention de stage appropriée. Les sujets de mémoire devraient s’articuler sur la recherche de solutions à des problématiques réelles que rencontrent les producteurs.

Les formations spécialisées doivent viser à former directement les producteurs à toutes les techniques qui sont de nature à améliorer la production agricole tout en veillant à l’acceptabilité de celles-ci de part la prise en compte des pratiques traditionnelles et de la dimension socioculturelle. Il ya lieu de noter que des formations spécialisées sur la dimension diplomatique des enjeux liés aux changements climatiques et à ses impacts notamment en agriculture sont disponibles.

Enfin, il existe des formations et de nombreuses ressources pédagogiques en ligne sur la sécurité alimentaire, la gestion durable des ressources en eaux ainsi que le changement climatique et ses impacts notamment en milieu communautaire ou à l’échelle locale. L’ensemble de ces formations doit s’inscrire dans une vision pour le développement durable.

Enjeu, Vision et intégration au développement durable

Une solution durable à la sécurité alimentaire reste le défi majeur auquel fait face la société nigérienne.  Au-delà de l’impératif financier, la concrétisation de cette solution dépend essentiellement de la capacité de notre société actuelle à endosser un projet qui sera surtout bénéfique aux prochaines générations compte tenu du temps nécessaire à sa concrétisation. En effet, la grandeur d’une société ou d’une nation se mesure plus à ses empreintes qui s’inscrivent dans la durée, sa capacité  d’anticiper et de voir loin…en somme de réaliser de grands rêves. Le 3N devraient être un projet national qui doit mobiliser toutes les citoyennes et tous les citoyens. Cette initiative est une occasion de retrouver une certaine fierté de nourrir ses enfants et de leur offrir un avenir à travers le développement durable. Et en dépit de l’urgence humanitaire qu’imposent les crises alimentaires, les efforts pour une solution durable doivent s’inscrire dans la le travail serein à l’abri de toute partisannerie politique et avec le concours de toutes les compétences pertinentes du pays. Une solution durable à l’insécurité alimentaire au Niger ne peut-être envisagée que sur le moyen terme (échelle de la décennie). Et même à cette échelle, l’agenda resterait intense pour le travail multidisciplinaire et multisectoriel à accomplir afin d’aboutir à un système de production efficace au regard de la contrainte des aléas climatiques. La vision qui doit sous entendre la politique nationale de sécurité alimentaire doit conjuguer avec le développement durable qui par définition est de nature à assurer le bien-être collectif sans compromettre celui des générations futures. L’intégration d’une politique nationale de sécurité alimentaire à ce type de développement exige une cohérence d’ensemble des actions de développement qui passe d’une part par une synergie entre les structures nationales et d’autre part par des liens d’échelle (micro-macro, local-global).

La communication demeure un élément essentiel d’une politique nationale de sécurité alimentaire de part la nécessité d’avoir l’adhésion des populations et des forces vives de la nation à  l’initiative 3N. Encore une fois, celle-ci doit transcender la partisannerie politique et la gouvernance actuelle doit faire preuve d’ouverture d’esprit pour prendre en compte les acquis nationaux en matière de sécurité alimentaire même s’ils relèvent d’autres gouvernements du passé. Ainsi, les conclusions récentes du SISAN constituent une base de départ pour les actions du 3N. En effet, ce forum a eu le mérite de permettre un diagnostic profond de la problématique de la sécurité  alimentaire suivi de recommandations pertinentes et avec l’ensemble des acteurs concernés. En outre, même si la façon dont elle fût gouvernée mérite une révision, l’approche de microprojets en zone rurale du Président Mamadou Tanja devrait être considérée avec les correctifs nécessaires.

La mise en œuvre du savoir et du savoir-faire issu de la recherche appliquée en sciences agronomiques, en sciences du climat et de l’environnement, la valorisation des pratiques locales d’adaptation face aux aléas climatiques ainsi que la prise en compte de nos réalités socioculturelles seraient pertinentes pour la construction d’un système de production optimal et robuste. La formation opérationnelle (producteurs) et académique (personnel d’encadrement) dont le contenu doit être reformée pour répondre aux priorités nationales et du développement durable est le moyen le plus approprié pour opérer des changements positifs sur le terrain de la production.

En définitive, la garantie d’une sécurité alimentaire durable transiterait par le passage d’un système de production extensif largement à base de monoculture à un système de production intelligent à micro-échelle (communauté, foyer) avec une diversité de cultures. A cela il faut ajouter l’ajustement du cadre structurel pour assurer une régulation continue qui garantirait largement la sécurité alimentaire dans le temps.

Qu’Allah accompagne le Niger dans cette initiative noble du 3N avec les impératifs de la paix et de la solidarité.


Références

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Par Amadou I. Bokoye, Ph. D.
Montréal, Québec, Canada
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Dernière modification le mercredi, 29 février 2012 15:15

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