mardi, 28 juin 2016 10:39

Lettre ouverte au président de la République : "Je suis atterré que ce grand soldat qui a toujours servi le Niger sans aucun esprit partisan, se retrouve en prison"

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Issou surendettement gaspillagesMonsieur le Président,

C’est avec beaucoup d’humilité que je m’adresse à vous pour la défense d’un grand camarade et ami, le général Souleymane Salou.

J’ai eu l’honneur de servir sous ses ordres pendant deux ans de 1996 à 1998 au titre de la coopération air.

J’ai tout de suite été impressionné par la puissance de travail, la finesse d’analyse et la grande rigueur du général. Toujours souriant et gai, il savait exiger, avec bienveillance, le meilleur de ses subordonnés car il donnait l’exemple par son travail acharné et se préoccupait du bien-être de tous et en particulier de celui des aviateurs et des jeunes pilotes. Je pense que nous avons bien travaillé ensemble et la perte d’un C130 et de ses 6 membres d’équipage nous a encore plus soudé.

Ma famille et moi-même avons passé deux années merveilleuses au Niger.

Aujourd’hui, je suis atterré que ce grand soldat qui a toujours servi le Niger sans aucun esprit partisan, se retrouve en prison.

Je peux vous garantir que le général n’a jamais participé à un complot quelconque. Il a toujours servi de manière exemplaire et digne.

Quoique très croyant et très pratiquant, c’est un très grand démocrate défenseur de la laïcité de l’état et encore plus de l’armée.

Est-ce à la veille de sa retraite, qu’il voudrait devenir dictateur ?

Chaque année le général me fait l’amitié de passer quelques jours chez moi, parfois avec sa femme ou une de ses filles et nous discutons beaucoup. 15 jours avant son arrestation, avons passé quelques jours ensemble.

Je peux vous garantir que s’il avait eu la moindre idée de coup d’état je l’aurais su ou deviné.

Il était heureux de partir à la retraite et nous avions formé le projet d’une association Mareil-Marly-Namaro.

Comme toujours il a fait l’admiration de mes amis par la profondeur de ses analyses, sa vivacité d’esprit et sa grande culture.

Je peux vous garantir qu’il n’a été arrêté que sur des apparences extrêmement trompeuses.

C’est pourquoi, au nom de l’amitié que je porte à votre pays, au nom du respect que je porte à vos institutions, je vous supplie de ne pas laisser croupir en prison ce grand soldat et de le rendre à sa famille, à ses amis et à son village.

Les hommes d’exception comme lui ne sont pas nombreux. Il est l’honneur du Niger.

Le Niger ne peut pas se passer d’homme tel que lui ni se montrer à ce point ingrat.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de mes sentiments les plus respectueux.

A Mareil-Marly, le 7 Juillet 2015

 

Charles HARARI de CHAZELLES

21 résidence de la Mare Griseau

78750 Mareil-Marly
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Tél : 00 33 6 64 31 40 17

       00 33 1 39 16 42 06

 

Dernière modification le mardi, 28 juin 2016 13:49

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