vendredi, 15 juillet 2016 09:06

Le pouvoir de la 7ème République = mirages, manigances et mensonges

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Issou 7e Republique La Conférence Nationale Souveraine du Niger que certains journaux français avaient qualifié de « conférence de badauds », fut pour les nigériens l’occasion de découvrir une nouvelle race d’hommes politiques à la fois jaloux, envieux et sans scrupules. Même la salive de leur bouche était de haine et de mépris à l’égard de tous ceux qui, à un moment ou à un autre, ont eu le privilège de diriger le Niger. Obnubilés par la haine, la rancoeur et l’esprit de vengeance, ils feront fi de ces conseils pleins de sagesse et d’esprit patriotique auxquels les invitait le Président de la République d’alors, le Général Ali Saibou dans son discours d’ouverture en ces termes :

« Pour être efficients, vos débats devront demeurer toujours objectifs, et sereins, toujours élevés et constructifs, toujours courtois et fraternels. Sachez qu’il ne s’agit pas de détruire des individus, d’instruire des procès en chaine, ni de diviser les Nigériens. Il ne s’agit pas de vider des querelles personnelles ni de fouiller dans les poubelles de l’histoire. Mais de faire en sorte que tous les enfants du Niger puissent désormais apporter effectivement leur contribution à l’édification de leur pays qui en a tant besoin ». Ces mots, sitôt la suspension de la séance pour permettre aux invités de se retirer, furent comme tombés dans l’oreille d’un sourd. Nos fameux conférenciers étaient pressés d’en découdre avec ce qu’ils appelaient « l’ordre ancien ». Chacun voulait aussi se positionner pour l’après-conférence. C’est ainsi que tous, ou presque se vantaient d’avoir été des fervents militants de la FEANF (Fédération des Etudiants d’Afrique Noire en France), alors même que nombre d’entre eux n’avaient pas quitté les bancs du primaire. Mais il fallait tenir ce langage pour se faire coopter par le groupe des étudiants, pour la plupart cartouchards qui avaient le vent en poupe. Des gens qui n’avaient de respect pour personne, pas même pour leurs parents dont beaucoup étaient dans la salle. Ceux-là, ainsi que les chefs religieux et traditionnels n’en croyaient pas leurs oreilles. On se croirait dans un autre monde qu’au Niger. Chacune de leurs interventions, plus virulentes les unes que les autres, provoquait un tonnerre d’applaudissements dans les rangs de ces centaines de « politiciens » de circonstance venus à la conférence, non pas pour réfléchir sur la manière de sortir le Niger du chaos, mais pour régler leur compte aux responsables du MNSD Parti-Etat qu’ils juraient d’ensevelir à jamais. Mais c’était sans compter avec la présence en ces lieux, d’un homme : Hama Amadou qui sut faire face à toutes les attaques, intrigues et autres complots qu’il parvint à déjouer avec fair-play, parfois teinté d’humour comme cette boutade à l’adresse des étudiants : « vous aussi wooo »….Le MNSD sortit la tête haute de cette conférence- procès organisée contre ses dignitaires. Nous avons tous, à cette époque, entendu nombre de cette nouvelle race de politiciens déclarer n’avoir absolument rien ni chez eux ni ailleurs, tant sur le plan matériel que financier. Aujourd’hui, les temps ont changé. A la faveur de la transition qui permit à beaucoup d’entre-eux d’occuper de hautes fonctions, les voici qui logent dans des villas cossues, circulent dans des voitures dernier cri, et changent presque quotidiennement des grands boubous en basin richement brodés. Tous ont oublié avoir accusé aux assises de la conférence Nationale, pour les mêmes raisons, les responsables du MNSD Parti- Etat de s’être enrichis sur le dos du peuple.

Le Président Ali Saibou avait raison lorsqu’il disait à cette assemblée en furie : « L’histoire vous jugera sur vos actes et vos décisions ; elle jugera sévèrement ceux qui auront fait de ce Forum National l’instrument de leurs seuls ambitions ; elle condamnera durement ceux qui auront fait de cette Conférence, celle de la haine, de la zizanie et de la division entre les nigériens » . Et portant, dans leur furie de haine et de vengeance, sans aucun respect pour les morts comme nous le recommande l’Islam, notre religion, ils allèrent jusqu’à profaner, à Fandou, la demeure de feu le Président Kountché qu’ils accusaient d’avoir détourné des milliards de francs CFA, alors que le commun des nigériens reconnait en l’homme son mépris pour le matériel, pour le luxe. La seule chose qui comptait pour lui, c’était le Niger et le bonheur de son peuple. Kountché était un nationaliste, un patriote hors-pair qui a su faire du Niger un pays respecté et envié sur le continent. Le Président Américain Ronald Reagan disait de lui qu’il était « un modèle d’homme d’Etat pour l’Afrique ». C’est donc cet homme intègre, d’envergure internationale, que des apprentis politiciens sortis du néant, se mirent à salir, à vilipender, allant jusqu’à débaptiser le stade qu’il fit construire, et qui porte son nom. Quelle ingratitude quel manque de sens de l’histoire.

Treize (13) ans après la Conférence Nationale Souveraine que « les forces dites démocratiques » affirmaient haut et fort qu’elle apporterait la solution miracle à tous les maux du Niger, nous en sommes, ou presque, à la case départ. Trois des six candidats à l’élection présidentielle du 15 Novembre 2004, furent pourtant des animateurs de cette conférence nationale et ont occupé les plus hautes fonctions de l’Etat. Les Nigériens des villes comme des campagnes n’ont pas vu ce qu’ils ont apporté de changement dans leur vie quotidienne. Ces hommes, sont : Mahamadou Issoufou, Mahamane Ousmane et Cheiffou Amadou. Les trois autres avaient déjà, à un degré ou à un autre, participé à la gestion du pays avant la conférence nationale : Mahamadou Tandja, Moumouni Adamou Djermakoye et Hamid Algabid. Tous les six, donc, comme l’à écrit récemment un journal de la place, ont exercé les fonctions de Président de la République, de l’Assemblée Nationale ou de Premier Ministre. Cheiffou Amadou : Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la Transition 1991- 1993.

Il n’aura laissé dans la mémoire collective des nigériens que cette phrase célèbre qui sonne encore dans l’oreille de chacun d’entre nous : « la marmite est vide ». Pour la remplir, il trouvera la solution miracle : rompre nos relations diplomatiques d’avec Pékin, au profit de Taiwan contre seulement 50 millions de dollars, et mit au point pour cela le fameux slogan : « Taiwan ou le Chaos ». Hélas, comme l’a si bien dit quelqu’un, « nous avons eu Taiwan, et nous avons eu pourtant le chaos ». Du reste, on se souviendra que c’est la nuit même où une réception était organisée en l’honneur du nouveau Président de la République, Mahamane Ousmane qui venait d’être investi dans ses fonctions, que Cheiffou Amadou, sans crier gare, quittera clandestinement Niamey pour Dakar, parce qu’il savait que son bilan a été catastrophique. C’est cet homme qui affirmera plus tard que le Niger souffre de mal gouvernance, et se trouve au bord de la tombe. Les Nigériens, eux, n’ont pas oublié et n’oublieront jamais que son passage à la tête du Gouvernement, n’a été qu’un cauchemar pour eux et pour le Niger.

Mahamadou Issoufou : En 18 mois passés à la Primature, il n’a laissé que de mauvais souvenirs aux Nigériens : une gestion chaotique ; des remous estudiantins et militaires ; l’arrestation de tous les responsables et députés de l’opposition MNSD-NASSARA et Alliés ; un mépris affiché à l’endroit des revendications salariales des travailleurs, au point que l’USTN, l’unique centrale syndicale d’alors, fut obligée de décréter une grève générale de 52 jours. Du jamais vu dans l’histoire du Niger ; les étudiants doivent se rappeler que c’est avec lui à la Primature, qu’ils ont dû, la mort dans l’âme, entamer une grève de la faim dans les couloirs de l’Assemblée Nationale pour la première fois depuis l’indépendance, parce qu’il refusait de fléchir pour leur accorder le minimum de mieux être qu’ils réclamaient. En 18 mois de gestion de la Primature, il n’aura absolument rien fait de positif : pas même 1 km de route bitumée, à fortiori des réalisations en matière d’éducation, de santé ou d’aménagements hydro-agricoles. Voilà pourquoi ceux qui l’ont placé là, à savoir les leaders de l’AFC, lui ont clairement signifié, au cours d’une réunion, le 27 septembre 1994, l’échec de sa gestion et de lui demander de passer la main. Mais comme « Zaki » est « ivre » de pouvoir, il n’obtempéra pas, et décida tout simplement de quitter l’AFC, de démissionner de son poste de Premier Ministre, et de s’allier au MNSD-NASSARA, son pire ennemi de toujours. Conséquence : l’Assemblée Nationale fut dissoute par le Président de la République, Mahamane Ousmane qui venait de perdre la majorité au parlement. Les élections anticipées qui s’en suivirent malheureusement ne lui donnèrent pas cette majorité. D’où l’avènement de la cohabitation grâce à laquelle Mahamadou Issoufou se retrouva Président de l’Assemblée Nationale.

C’est de ce perchoir qu’il posa un acte inédit dans les annales de l’histoire politique du Niger. Cet acte inédit, j’ose espérer que les militants du CDS-Rahama, et plus particulièrement leur leader incontesté, Mahamane Ousmane s’en souviennent encore.

1) Si Mahamadou Issoufou n’avait pas claqué la porte à l’AFC pour un mariage avec le MNSD-NASSARA, il n’y aurait pas de cohabitation tumultueuse, encore moins le coup d’Etat de 1996, et Ousmane aurait terminé tranquillement son mandat de cinq ans qui pouvait être renouvelé pour cinq autres années.

2) Par sa soif effrénée de pouvoir, il a poussé l’outrecuidance jusqu’à écrire à la Cour Suprême pour lui demander la destitution du Président de la République, Mahamane Ousmane pour incapacité à exercer ses fonctions. Heureusement que la Cour ne l’avait pas suivi sur cette voie qui aurait pu faire de lui Président de la République, le temps d’organiser de nouvelles élections présidentielles, qu’il s’arrangerait à gagner bien sûr, par tous les moyens.

Mahamane Ousmane : Il fut le premier Président de la République démocratiquement élu. Sans aucune référence politique antérieure. Mais on lui reconnait des qualités d’homme d’Etat. Hélas, une succession de circonstances malheureuses intervenues au cours de son mandat, ne lui ont pas permis de faire étalage de toutes ses capacités, et de son savoir-faire de statisticien-économiste, pour concrétiser l’ambition qu’il avait, le jour de son investiture, de faire du Niger une Nation de paix et de progrès.

Mamadou Tandja : Il était connu à travers tout le Niger comme étant un homme de terrain, un bâtisseur, au regard des multiples actions de développement qu’il initia et exécuta avec succès, notamment dans la région de Tahoua. Président de la République démocratiquement élu en 1999, son programme axé essentiellement sur le développement à la base rencontra l’adhésion massive des nigériens. Ils lui ont fait confiance, et Mamadou Tandja, homme de parole, de droiture et de probité, ne les a pas déçus. Son programme Spécial : 1000 classes, 1000 cases de santé, 100 mini-barrages par an depuis 2001, auxquels sont venus s’ajouter les seuils d’épandage, les crédits féminins, les opérations vaches laitières et vente de céréales à prix modéré, les forages en zone pastorales, les puits villageois, les moulins à grains, les motoculteurs, l’insertion par milliers de jeunes sans emploi ; son engagement dans le combat contre le VIH/SIDA, la polio et le paludisme contre lesquels ses épouses Hadjia Laraba et Fati se sont totalement investies en parcourant villes et villages du Niger, sans répit, pour prodiguer des conseils et distribuer des médicaments et moustiquaires imprégnés aux populations. Les cinq ans du régime de Mamadou Tandja ont été marqués également par le désenclavement du Niger à travers le bitumage des routes nous reliant aux pays voisins et la construction de routes latéritiques entre les villages du Niger. L’électrification aussi a cessé d’être l’apanage des seuls centres urbains pour concerner la plupart des gros villages du pays dont les populations n’ont certainement jamais rêvé pouvoir en bénéficier un jour.

Mais ce qu’il faut aussi et surtout retenir du 1er mandat du Président Tandja, c’est d’abord la paix, la concorde et la stabilité, politique, sociale et institutionnelle ; c’est le paiement régulier des salaires à terme échu depuis cinq ans et l’apurement des arriérés des salaires laissés par les régimes précédents ; c’est l’assainissement des finances publiques qui a permis de désintéresser les créanciers internes et externes ; c’est également la crédibilité et la confiance retrouvées par notre pays auprès des institutions financières internationales et des partenaires au développement, qu’ils soient bilatéraux ou multilatéraux ; c’est la visite d’Etat du Président Français Jacques Chirac et celle du Roi du Maroc, sa Majesté Mohamed VI ; c’est aussi cette succession à Niamey de sommets de Chefs d’Etat et de Gouvernement, de rencontres internationales de haut niveau que le Niger a cessé d’abriter depuis plus de quinze(15) ans. Notre pays était dans un coma profond depuis 1987, et Tandja en bon médecin, l’a réanimé et mis sur pied. Mais puisque nous nous sommes investis à faire un rappel historique sur la conférence nationale et ses principaux animateurs, autrement dit de 1991 à aujourd’hui, il convient de rafraichir la mémoire des uns et des autres. Ainsi donc, nous rappelons qu’au lendemain des élections présidentielles de 1993, le Président du MNSD-NASSARA d’alors, Mamadou Tandja, après avoir félicité son challenger élu à la tête de l’Etat à adressé ses vifs remerciements aux militants de son parti pour leur soutien et leur fidélité, avant de leur dire ceci : « cultivez sans cesse votre amour pour la paix, la sécurité, la justice et la prospérité. Continuez de donner la preuve de votre attachement à l’unité nationale, et de votre loyauté envers la Nation nigérienne. Quelle que soit votre situation socioprofessionnelle, votre position sociale, je vous demande de rester au service du Niger, et de ne voir en toute chose que les intérêts supérieurs de notre pays ».

Six ans après avoir adressé ce message pathétique et profondément patriotique, Mamadou Tandja devenait le 22 Décembre 1999, Président de la République dans la pure tradition démocratique. Il le resta pendant dix ans. Dix ans au cours desquels le bilan de deux mandats, preuves à l’appui, à démontré que Tandja est non seulement un homme de parole, un homme droit et de probité, mais il est surtout un bâtisseur « qui dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit ». En effet, il a fallu que Tandja le bâtisseur, l’homme du projet Keita, de Kéhéhé, d’Ibécétane (toutes réalisations que n’ignore pas « Zaki », puisque c’est dans sa région d’origine), vienne au pouvoir, pour que le Niger connaisse la paix, et la concorde, la stabilité politique et institutionnelle, ainsi que toute sa crédibilité, en renouant, sans exclusive avec tous nos partenaires au développement qui se pressaient et se bousculaient aux portes du Niger. Avec le Président Tandja, les sommets des chefs d’Etat et de Gouvernement et les rencontres internationales de haut niveau se succédèrent les uns aux autres à Niamey, (avec en prime sa reconduction pour un second mandat à la présidence en exercice de l’UEMOA), la visite du Président Français Jacques Chirac, et celle du Roi du Maroc, Sa Majesté Mohamed VI. Que de capital d’honneur représente tout ceci pour les nigériens qui, depuis l’ère Kountché n’avaient jamais enregistré autant d’intérêt manifeste à l’endroit de leur pays, si ce n’était avec le Président Tandja qui, il faut le dire, avait su donner toutes ses lettres de noblesse à la fonction présidentielle. Qu’on l’aime ou qu’on ne l’aime pas, il avait prouvé aux nigériens qu’ils pouvaient compter sur lui, et sur son gouvernement, pour relever les défis de la pauvreté, de la soif, de la maladie, de l’analphabétisme, et bâtir dans la quiétude, une Nation moderne, démocratique et respectée de par le monde. C’est ce bilan positif qui lui value un second Mandat.

Les dix ans du régime de la 5ème République ont été des années de promesses accomplies, des années « lumières » pourrait-on dire, quand on se réfère aux années antérieures. En 1999, le candidat du MNSD NASSARA à l’élection présidentielle, Mamadou Tandja avait fait du développement à la base (consultation-concertation- participation) le credo de son programme, l’essentiel de ce programme ambitieux fut exécuté à travers l’action gouvernementale et le programme spécial du Président de la République. En effet, à travers tout le pays, ce furent des milliers de cases de santé, d’écoles, de mini-barrages et seuils d’épandages, de puits villageois et pastoraux, de moulins à grains et de motoculteurs ; ce furent les crédits féminins , l’opération vaches laitières, l’électrification de plusieurs dizaines de chefs-lieux d’arrondissement, postes administratifs et gros villages ;sur le plan des infrastructures routières, ce furent le bitumage de l’axe Niamey-Dosso, Guidan Roumdji-Tchadoua, Niamey Kantchari (frontière Burkina), Niamey- Ouallam et bien d’autres encore. Par ailleurs, il convient de noter la multiplication des aménagements hydro-agricoles, la vente des céréales à prix modéré, la construction de ponts et de routes latéritiques pour désenclaver les villages entre eux ; la formation et l’insertion de plusieurs milliers de jeunes garçons et filles au Centre de N’Dounga, ainsi que le programme de formation de jeunes (niveau licence et maitrise) à l’esprit d’entreprise, qui bénéficieront de prêts pour s’installer à leur propre compte ; l’école et les formations sanitaires fonctionnaient normalement et nos marchés regorgeaient de produits venant de tous les horizons, signe d’une vitalité de la reprise économique. La liste des réalisations, aussi bénéfiques les unes que les autres pour notre peuple est longue. S’agissant des salaires, depuis 1987, année de la mort du Président Kountché, aucun régime n’a réussi à payer régulièrement leur dû aux travailleurs, et à terme échu, en dehors de la 5ème République. Elle a même poussé le luxe jusqu’à éponger totalement plus de dix mois d’arriérés de salaires, soit en argent liquide, soit par le truchement de l’opération arriérés contre parcelles. A tout cela il faut ajouter l’extraction du pétrole, la raffinerie de Zinder, le second pont sur le Niger à Niamey ainsi que le Barrage de Kandaji dont le lancement des travaux à été fait par le Président Tandja, parce que les fonds étaient disponibles à la BID (Banque Islamique pour le Développement à Djeddah). Hélas aujourd’hui on ne parle plus du Barrage de Kandaji et l’autosuffisance alimentaire est renvoyé aux calendes Grecs par les tenants du pouvoir actuel.

Voilà succinctement, le bilan que l’on peut tirer de la gestion de la 5ème République sous la conduite du Président Tandja. A l’inverse de l’actuel Président de la République, le leader du PNDS-TARAYYA, Mahamadou Issoufou, Tandja a posé des actes indélébiles que seuls les jaloux se refuseront de reconnaitre, tel l’ancien chef de file de l’opposition Issoufou Mahamadou qui jugeait ce bilan de « globalement négatif ». Mais nous comprenons sa hargne parce qu’en son temps, lui qui disait que son gouvernement est composé de cadres « politiquement engagés et techniquement compétents » ne fut pourtant qu’un piètre dirigeant, sans initiative et sans programme. Au fil des ans, et à la lumière de ses 18 mois passés à la tête du gouvernement, il s’était révélé comme étant un politicien incompétent, incapable, aux yeux des nigériens de tous âges et de toutes conditions. Cette incompétence et cette incapacité, c’est luimême qui se le reprochait le 28 septembre 1994, lors d’une conférence de presse : « Nous avons fait le constat que ce qui a été réalisé reste largement en deçà de nos espoirs et des promesses tenues devant les populations. Au niveau de l’AFC nous avons estimé que le bilan tiré reste insuffisant ».

Désemparé face à ses amis qui lui reprochaient son échec dû à la mauvaise gestion, il se mit à les accuser de tous les mots : « Si nous avions eu le moindre doute, à la signature des accords en avril 1993, sur la loyauté de nos partenaires, nous ne nous serions pas engagés dans l’aventure AFC ». Puis il enchaine, la mort dans l’âme : « A l’expérience, nous avons constaté que lors de la longue crise sociale liée à la grève générale illimitée, certains de nos partenaires ont contribué à alimenter la rumeur selon laquelle la crise persistait à cause de l’obstination personnelle du Premier Ministre, et qu’il fallait donc le changer ». Or c’est là justement tout le problème, car Mahamadou Issoufou, régnant en maître absolu sur le PNDS-TARAYYA où nul n’a la voix au chapitre en dehors de lui, n’entend pas céder la Primature à quelqu’un, même lorsqu’il s’agit d’un cadre de son parti. Maina Adji Kirgam qui osa se positionner, l’avait appris à ses dépens, il fut purement et simplement exclu du parti. Non sans avoir porté un jugement de valeur sur le Secrétaire Général du parti qu’était Mahamadou Issoufou en ces termes :

« Le mobile principal réside dans l’échec du Secrétaire Général et de son clan à vouloir se maintenir personnellement au pouvoir et de leur crainte morbide de s’en séparer…De zig-zag en zig-zag, à force de pratiques malsaines, de supercheries et d’intrigues de tout genre, de démagogie criarde, clignotant toujours à gauche pour toujours tourner à droite, le clan a utilisé le parti pour se hisser au pouvoir. En distillant sournoisement des querelles artificielles de personnes, il (le SG) a évacué tout débat militant et finalement occulté la ligne du parti. En engageant une croisade intolérable contre les travailleurs et leurs organisations syndicales dans le but essentiel d’assouvir un complexe d’autorité qui cadre mal avec le contexte actuel, et qui confond autorité de l’Etat et autorité personnelle, il a créé un fossé entre ces travailleurs et notre formation politique…Pour le clan qui avait échoué dans sa tentative d’imposer à l’AFC la reconduction de sa position dans le pouvoir, le moment était propice pour opérer le double virage de sortir le parti dans l’AFC »

Ce double virage dont parle Adji Kirgam, c’est d’abord le retrait du PNDS de la coalition AFC, ensuite sa démission « forcée » du poste de chef de gouvernement suivie de sa spectaculaire alliance avec « l’ennemi » de toujours, le MNSDNASSARA, provoquant ainsi la dissolution de l’Assemblée Nationale et des élections anticipées qui aboutirent à la cohabitation de 1995.

C’est ce « grand » leader qui tentait de donner des leçons de démocratie, alors que dans son propre parti il écrase cette démocratie en étouffant les voix contraires à ses idées ; c’est lui qui parlait de mauvaise gestion de la 5ème République, alors même que le 27 septembre 1994, son collègue de l’AFC, Sanoussi Tambari Jackou, 1er vice Président de l’Assemblée Nationale, au sortir d’une réunion des leaders de l’alliance, disait à la presse : « Le bilan de la gestion de Mahamadou Issoufou n’est pas positif : sur le front social, il y a eu des agitations des étudiants, des élèves, des travailleurs, des militaires, et de l’opposition…Les gens du gouvernement ont reconnu eux-mêmes que le bilan est négatif. Conclusion : Il faut qu’ils partent, et ils ont accepté de partir sous la forme d’un remaniement ministériel ».

L’oubli dit-on est humain, et l’on peut pardonner à Mahamadou Issoufou d’avoir oublié quand il disait (le Sahel du 19 avril 1994) : « lorsque l’on sait les résultats que les dirigeants de l’opposition (MNSDNASSARA) ont eu lorsqu’ils ont géré ce pays, le moins qu’on était en droit d’en attendre, c’est un minimum de pudeur et d’humilité ». Mais voilà que l’arme se retourne contre lui hélas, au point de jeter l’éponge pour inaptitude dans la gestion des affaires publiques. Aussi démagogue que lui tu meurs, car la démagogie c’est son point fort. Premier Ministre du Niger, il disait que « le budget d’investissement 1994 d’un montant de 110 milliards de francs CFA environ sera mis en oeuvre la ferme détermination de relancer les principaux secteurs de notre économie : 55 milliards dans le développement rural ; 29 milliards dans l’agriculture ; 11 milliards dans l’hydraulique ; 33 milliards dans le développement social dont 16 milliards pour le secteur de la santé ; 4,7 milliards pour l’éducation ; 20,7 milliards pour les secteurs d’accompagnements dont 13,8 milliards pour les infrastructure routières ».

De toutes ces promesse mirobolantes, le peuple nigérien n’aura rien vu, jusqu’à la chute de « Zaki ». Par contre il a eu droit à l’immobilisme, au manque d’imagination, d’esprit novateur, et un penchant prononcé pour la dictature qui l’amènera d’ailleurs à procéder en 1994, à « l’arrestation de l’ensemble des députés et responsables de l’opposition », parce que pour lui, ils sont à la base des perturbations de l’ordre public. Or la réalité est tout autre. Les nigériens, dans leur grande majorité ne voyaient simplement pas de lueur d’espoir pour eux et pour le pays. D’où les 52 jours de grèves générale illimitée pour la première fois depuis l’indépendance en 1960 ; d’où encore pour la première fois dans l’histoire du Niger, la grève de la faim déclenchée en juin 1994 par des étudiants interpellés à propos desquels Sanoussi Tambari Jackou, membre influent de l’AFC disait ceci : « il faut que l’exécutif sache que malgré notre union au sein de l’AFC , nous ne pouvons pas accepter que le gouvernement aille d’errements en errements. Personne ne nous embarquera dans un bateau qui veut se noyer » (Sahel Dimanche du 25 juin 1994).

Les travailleurs honnêtes et conscients, ainsi que les élèves et étudiants qui ont tant souffert sous le poids de l’indifférence et de la dictature de l’homme qui préconise de « frapper le mort pour faire peur au vivant », savent qu’il n’est rien d’autre qu’un démagogue. Les paysans et les éleveurs, les femmes des villes et des campagnes, les transporteurs qui circulent en toute quiétude sur des voies bitumées jusque dans les pays voisins, n’accorderont aucun crédit aux propos du leader du PNDS-TARAYYA lorsqu’il traite le Programme Spécial du Président « Gâchis Spécial ». Le peuple nigérien n’est pas dupe, il sait par-dessus tout que le régime de la 5ème République avait su mettre le pays sur les rails du développement et de la prospérité, dans la paix et la concorde, au regard des performances notables qu’elle a réalisées au cours de ses deux mandas. Le Secrétaire Général du SNAD (Syndicat des Agents des Douanes) Ibro Ayouba et trois de ses camarades furent radiés de la fonction publique avec suspension des droits à la pension pour fait de grève. C’était du jamais vu au Niger sous aucun gouvernement en dehors de celui de Mahamadou Issoufou. Cela ne devrait pas surprendre les nigériens, car l’actuel locataire du palais présidentiel, à l’époque ou il était Premier Ministre, chef du gouvernement avait tellement déçu au plan de la gestion de l’Etat au point que l’ORDN Tarmamoua, un parti de gauche s’était indigné dans un communiqué publié le 9 avril 1994 et qui disait ceci :

1) « un an après l’avènement de la 3ème République, la désillusion est grande. Les nigériens découvrent avec stupeur et désolation l’absence d’un programme conséquent de redressement économique et social. Ils réalisent que la « réponse aux grands défits » consiste en la mise en oeuvre des recettes néolibérales des institutions de Bretton Woods, devant l’impossible reforme de l’ordre existant, le pouvoir de l’AFC n’a d’autres recours que la fuite en avant, le raidissement, l’autoritarisme. Il y a donc des raisons profondes à la dérive actuelle. L’inculture démocratique du pouvoir AFC, sa propension à violer la loi feront le reste ».

2) Mahamadou Issoufou avait reconnu personnellement devant la presse, que ses 18 mois de gestion à la Primature ont été un échec. S.E Mamadou Tandja lui, a redonné vie et espoir aux nigériens, initié, mise en oeuvre et achevé des chantiers innombrables sur toute l’étendue du territoire, et dont les populations s’en réjouissent. Il s’était acharné à construire, pierre par pierre, en relation étroite avec le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, S.E Hama Amadou, une Nation en déliquescence, tant et si bien que le Niger faisait partie des pays qui comptent en Afrique, et dont les succès sur les plans du redressement économique, financier et de la diplomatie, forçaient l’admiration de tous nos partenaires au développement.

Excessivement jaloux, haineux et plein de remords pour n’avoir pas pu accéder au pouvoir en 1999, lui que tous les nigériens ont vu à l’oeuvre pendant 18 mois à la Primature. 18 mois d’échec dans la gestion des affaires de l’Etat, au point que sentant l’irréparable venir, il a pris les devant, en septembres 1994, de démissionner avant d’être démis de ses fonctions de Premier Ministre, par ceux-là mêmes que l’ont fait roi. Et avec ça, il eut le courage de clamer haut et fort le 22 décembre 2002, à l’occasion du 12ème anniversaire de son parti, « l’échec patent de ceux qui sont convaincus qu’ils sont prédestinés à gérer le pays….Le pouvoir exécutif disait-il, a prouvé, qu’il n’a aucun respect pour les juges et pour les citoyens, il n’en a pas davantage pour le parlement » lui, le défenseur de la justice ne s’était-il pas permis d’aller extirper de force des locaux de la police judiciaire le citoyen Sanoussi Tambari Jackou interpellé, au mépris des lois et règlements du pays ?

C’est encore lui, on s’en souvient, qui disait, à l’issue d’un meeting suivi de marche, que « le mal qui frappe le Président de la République est aussi incurable qu’il est impossible à un eunuque de recouvrer sa virilité ». Quel manque de décence pour un homme qui aspire diriger un jour ce pays à l’égard de celui qui incarne la Nation ! Mais son manque de décence, il le répétera encore à filingué, les 7 et 8 mars 2003, lorsqu’il disait que « même le Programme Spécial ne peut cacher le vide qui habite le Magistrat suprême qui semble avoir subi une castration, une excision de la pensée ». Il ironise les 1000 classes, 1000 cases de santé du Programme Spécial en parlant de « fétichisme des chiffres », alors que lui (le Sahel du 1er novembre 2004) construirait 2500 classes par an, recruterait 2500 enseignants par an, négocierait une trêve d’au moins une année avec les enseignants, et dégager un projet consensuel qui engloberait l’abrogation de la retraite anticipée, etc. Voilà le genre de propagande mensongère, électoraliste que seuls les esprits véritablement naïfs se laisseront embobiner. Par ailleurs, rappelons que si dans son communiqué dans le « Sahel du 1er novembre 2004 », le Ministre de l’intérieur et de la Décentralisation Albadé Abouba fit une mise en garde « à certains responsables politiques qui envisageraient de provoquer des troubles à l’ordre public en cas d’échec de leur(s) candidats (s), c’est sans doute en dehors des informations qu’ils détient, il s’est rappelé d’une interview à un journal de la place du Président du groupe parlementaire PNDS, Hassoumi Massaoudou qui disait que « Hama Amadou constitue et reste l’invariant politique déstabilisateur de ce pays depuis plus de dix ans. Les troubles qu’il cherche, il les aura ». Mais nous sommes au Niger, et le ridicule ne tue pas et comme Mahamadou Issoufou veut du fauteuil, le voilà qui prend faits et causes pour les travailleurs et les étudiants. Ici, un simple rappel pour nos amis syndicalistes : dans « le Sahel » du 4 juillet 1994, ne disait-il pas que « les partis membres de l’AFC ont estimés que le gouvernement ne doit pas sacrifier les besoins vitaux de la grande majorité de la population composée d’éleveurs et agriculteurs au profit d’une minorité de fonctionnaires dont les salaires accaparent à eux seuls plus de 80 % des recettes fiscales ». Paradoxalement, le voilà qui dit vouloir s’il est élu, recruter encore et encore davantage de fonctionnaires, et réintégrer tous ceux qui sont partis à la retraite anticipée. Entre nous, avec quelque moyen financier le ferait-il ? Les bailleurs de fonds ne donneraient pas non plus leur argent pour ça. Alors, d’où viendront le miracle qui lui permettrait d’honorer ses engagements ? En tout cas, il faut être fou pour y croire. S’agissant des étudiants, a-t-ils déjà oublié que « le 21 juin 1994, les forces de l’ordre organisées en commando, selon le communiqué du SNECS, ont fait irruption à l’Université en procédant à des tiré des gaz lacrymogènes, et se serait jetés sur le personnel administratif et technique et les étudiants venus récupérer leurs notes et les résultats des délibérations. Les SNECS, selon le communiqué, soutient la décision du Doyen de la FLSH et du Recteur, de déposer plainte pour violation des franchises universitaires, coups et blessures, infractions, etc. ».

Au cours d’une conférence de pressebilan le 18 avril 1994, Mahamadou Issoufou reconnaissait lui-même qu’ « en un an, au total il y a eu 27 arrêts de travail, soit une moyenne de 2 grèves par mois tous secteurs confondus, ayant occasionné environ 3 milliards de pertes de recettes, soit presque l’équivalent d’un mois de salaires des agent de l’Etat…L’opposition (MNSDNASSARA) veut restaurer l’ancien ordre social, l’ancien ordre de force par lequel elle a géré le pays pendant 18 ans, et dont on connait les conséquences au plan et social. Nous avons donc procédé à l’arrestation de l’ensemble des responsables de l’opposition, parce que nous estimons que c’est eux qui sont à la base de cette perturbation de l’ordre public. Nous avons également procédé à l’interpellation des députés de l’opposition »

Au regard de tout ce qui précède, nous estimons que les travailleurs (52 jours de grève générale) et les étudiants qui ont même observe une grève de la faim sous le régime du Premier Ministre, Mahamadou Issoufou, savent à quoi s’en tenir aujourd’hui. Car l’homme n’a pas change et ne changera jamais. Il incarne la dictature et ne peut s’en défaire.

Tout au long de cet article, j’ai tenté de vous faire découvrir le leader du PNDSTARAYYA à travers ses propos discourtois, démagogiques et sa soif effréné du pouvoir. Mais voilà que Dieu, dans son infinie bonté a fait de lui le Magistrat Suprême de notre pays. Il voulait ainsi le montrer aux nigériens dans toute sa versalité, et son incapacité à oeuvrer pour les rendre heureux et dignes dans une Nation de progrès et de cohésion sociale. Tous les travers qu’il avait dénoncés pendant vingt ans, aujourd’hui qu’il est au pouvoir, il en fait pire : violations répétées de la constitution, des lois et règlements de la République, distributions de marchés de gré à gré, démantèlement des partis politiques, emprisonnement des acteurs politiques, des syndicats, de la société civile et des élèves et étudiants, bâillonnement des libertés d’expression et d’opinion ; protection des délinquants économiques et financiers, alors qu’au même moment les hommes et les femmes de son clan au pouvoir sont, en l’espace de trois ans, classés parmi les plus riches du Niger au grand étonnement de tous ceux qui les ont connus il y a à peine cinq ou six ans. Eux-mêmes, leurs épouses leurs enfants et leurs proches vivent sur la planète Mars, alors que le peuple lui, vit sur la planète terre, tellement qu’ils ont mis de la distance entre eux et ce peuple qui se morfond dans la douleur de la faim et de la soif, sans éducation et sans soins de santé pour ses enfants.

Les dirigeants de la 7ème République clament haut et fort que ce qu’ils ont réalisé en trois ans, aucun régime avant eux ne l’avait réalisé. Mais ils ne savent pas qu’ils font rire les nigériens qui on cessé de croire en eux depuis longtemps. En effet, le PDES n’est que du brouillard et les 3 N ne sont ni plus ni moins que la copie conforme des cultures de contre-saison initiées et mises en exécution par le Général Seyni Kountché. Par contre, ils nous ont habitués aux poses de première pierre sans qu’aucune inauguration n’ait suivie à part le Pont Mali Béro appelé abusivement Echangeur. Les nigériens constatent avec regret et amertume le bateau Niger entrain de chavirer, pour la simple raison que les tenans du pouvoir au lieu de s’occuper des affaires de l’Etat passent tout leur temps à chercher les voies et moyens pour régler son compte à Hama Amadou, un adversaire politique de taille qu’ils considèrent désormais comme un ennemi à abattre. Mais c’est compter sans Dieu l’omniscient qui ne bâille pas, ne somnole pas, ne dort pas. Il ne saura être aux côtés de l’injuste au détriment du juste. Aujourd’hui, tout le Niger, et au delà, la sous région et la ouest africaine y compris les chancelleries occidentales, celles d’Asie et du Proche et Moyen Orient, savent que l’acharnement contre Hama Amadou, le Président de l’Assemble Nationale et Président du Moden Lumana FA trouve son fondement dans son élimination physique ou politique avant les échéances de 2016, parce que pour ceux du pouvoir, il constitue l’obstacle principal au chef de l’Etat actuel dans sa quête effrénée d’un second mandat. Ils oublient seulement une chose : le destin est immuable. Et s’il est écrit que Hama Amadou sera Président de la République du Niger, aucune force, aucun complot ne pourra l’en empêcher. De plus, ces gens là, doivent avoir les pieds sur terre. Politiquement, Hama Amadou n’est pas leur égal. Au moment où tous étaient soit élèves ou étudiants, lui, était déjà un homme politique de 1978 à 1982 en qualité d’Adjoint aux Préfets Militaires d’Agadez et de Zinder ; sous-préfet de Tahoua (1983- 1984), avant d’occuper les fonctions de Directeur du Cabinet des Présidents Seyni Kountché et Ali Saibou (1985-1988). Ce fut cette année là que Hama entra au Gouvernement en tant que Ministre de l’information et y restera de (1988 à 1990). Jusque là on ne parlait même pas de Conférence Nationale au Niger, celle-ci n’interviendra qu’en 1991, soit treize ans après que Hama Amadou lui était au pouvoir et savait ce qu’est le pouvoir et la meilleure manière de le géré au bénéfice du peuple. Pendant ce temps la quasi-totalité des caciques du PNDS qui aujourd’hui se gonflent comme des tétrodons étaient des parfaits inconnus, alors que Hama Amadou lui, n’avait pas besoin d’être présenté aux Nigériens. La conférence Nationale qui les à faits naitre en tant qu’homme politiques, a également révélé à la face de la Nation toute entière, de l’Afrique et du monde, un autre homme politique accompli et aguerri dans l’adversité qui sut se battre contre plus de mille délégués décidés à ensevelir son parti le MNSD Parti Etat dont il était le Secrétaire Général à l’organisation. Hama Amadou gagnera la partie et le MNSD vivra, grâce à lui. Et comme pour démontrer à tous ces politiciens de la dernière heure qu’ils ne peuvent se mesurer à lui, le voilà tour à tour et sans discontinuité, Secrétaire Général de la Section de Niamey et régulièrement élu député ; puis pendant dix ans il sera Secrétaire Général du MNSDNASSARA (1991-2001) avant d’en occuper la présidence (2001-2008). Il sera également, et c’est un cas unique dans les annales de l’histoire politique du Niger, Premier Ministre, Chef du Gouvernement durant plus de sept ans. La somme d’expérience accumulée par cet homme est sans commune mesure avec celle de ceux qui nous dirigent aujourd’hui et dont la gestion des affaires de l’Etat, pour la quasi-totalité des Nigériens est une véritable catastrophe.

DIADO AMADOU 

15 juillet 2016
Source : Le Courrier

Dernière modification le vendredi, 15 juillet 2016 09:20

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