lundi, 25 juillet 2016 03:10

Du relatif succès de l’opposions des socialistes aux déboires de l’opposition actuelle, appel à l’apaisement du climat politique au Niger

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Moussa Abdoulkarim 1Quand on fait une analyse comparative de l'opposition telle que l'avait pratiqué le PNDS et comme la pratique l'opposition actuelle, il est claire que la première était bien organisée, avait une certaine stratégie et reposait sur un leadership alors que la seconde c'est tout le contraire.
En effet quand on prend du recul pour revisiter les temps forts de l'adversité politique sous la cinquième république, on verra clairement que l'opposition de PNDS reposait sur une stratégie de lutte et de conquête du pouvoir bien orchestrée.

Cette stratégie était premièrement dirigée à la destruction du couple Tandja-Hama dont les initiés du moment savaient que cest un couple de mariage de raison et non de vrai amour car les deux hommes étaient deux forces répulsives retenues entre elles par une fine membrane de cordialité. Donc tôt ou tard ces deux forces devraient se rejeter quand la raison qui constituait la membrane de leur liaison disparaîtra. Le président Tandja comme son camarade d'arme le feu général Kountché est un passionné du pouvoir et il vient de l'acquérir, le premier ministre Hama est un assoiffé du pouvoir et il le désire ardemment. Et il est établi que quand deux personnes désirent la même chose que toutes les deux peuvent avoir, elles deviennent des ennemis et tenteront par tous les moyens de se subjuguer et la raison du plus fort finira par l'emporter. Ce qui arriva avec le débarquement de Hama de la primature qui qualifia alors leur majorité de sans âme. Hama, sans l'avantage du pouvoir d'État et auquel vient se conjuguer l'hostilité du président Tandja à son égard devenait inoffensif et mieux même il était mis dans le tourment et contraint d'abandonner le pays. La bataille Hama est remportée mais la guerre n'est pas gagnée car le vieux venait se réveiller de son long sommeil de 7ans et a recouvert toutes les parcelles du pouvoir d'État qu'il compte désormais assumé sans partage. Les camarades socialistes s'engagèrent alors dans la bataille Tandja dont ils savaient pertinemment très difficile et sans garantie de succès car le vieux avait réussi à éveiller un élan de nationalisme dans le pays sur lequel s'alignaient particulièrement une frange importante de la jeunesse et le monde rurale. Donc les camarades étaient conscients qu'il leur faut beaucoup plus de subtilités pour parvenir à leurs fins. C'est alors qu'ils se sont rendus compte qu'être opposant ne doit pas signifier qu'il faut systématiquement prendre le contrepied du régime. Ça va finir par donner une certaine monotonie à la voix de l'opposition et à la longue les citoyens ne perdront plus leurs temps à l'écouter car le ton de cette réaction sera déjà de rejeter. Ce qui peut placer dans la situation de l'adage bien connu du chien qui aboie tandis-que que la caravane passe. Et aujourd'hui on voit bien que c'est ça le vrai mal qui ronge l'opposition actuelle. A force de vouloir systématiquement tout rejeter sans prévoir à l'avance les conséquences, elle se fait toujours prendre dans ses propres pièges et finit par revenir sur ses décisions. Ce qui les a placé dans une position de negativistes sans contre-propositions et d'accusateurs sans preuves réelles et au fil des événements elle s'est discréditée y compris aux yeux de leurs propres partisans. On se rappelle tous de leurs deniers déboires suite à leurs décisions hâtives et improvisées de boycotter le second tour et à ne pas reconnaître les institutions qui seront issues de ces élections et en maintenant paradoxalement leur candidat en lice pour ce second tour et après à envoyer les listes de leurs députés. Cette décision avait produit un effet inverse et a failli leur coûté cher. ils finissent par revenir sur leurs décisions et à regagner l'Assemblée national comme l'avait prédit le pouvoir mais curieusement tout en continuant paradoxalement à vouloir perdurer dans l'idée de nier la légalité des institutions auxquelles elle participe désormais. On se rend compte de l'absence de stratégie déterminée mais que des improvisations, de leur incapacité à se maintenir sur une position.
Si le PNDS s'était inscrit sur cette base à l'époque de leur opposition, les camarades socialistes allaient sans doute souffrir du même mal. Mais ils avaient toujours une longueur d'avance sur le régime, ils ne se gênaient jamais d'applaudir certaines actions du régime et faisaient la une de télé sahel.


Quand ils n'avaient rien à dire, ils se taisaient et quand ils prévoyaient une future adhésion du peuple à une situation, ils donnaient leur soutien de principe avec des réserves qui les permettaient de rectifier leurs tirs au besoin.


Même quand l'avènement du tazartché avait été amorcé, ils ne s'étaient pas tous lancés aveuglément dans l'anti tazatchisme même quand les sbires du régime battaient les pavées pour assoir l'impérative nécessité de la refondation de la république selon leurs propres termes sans aucune raison soutenable que de maintenir Tandja au pouvoir malgré la fin constitutionnelle de son mandat. C'était la frange radicale de l'avant-garde du PNDS qui avait commencé les hostilités et l'autre partie menée par Issoufou avait maintenu le contact avec le regime en se fondant sur le mutisme du président Tandja par rapport au mouvement tazartché. Cette dualité de positions leur avait curieusement donné deux angles de tir sur le régime et chacun avec ses avantages. Sur le premier angle se positionnaient les lieutenants ouvertement opposés au projet naissant du tazartché, leurs actions d'hostilité envers le régime assuraient leurs partisans et attiraient en même temps la sympathie des nigériens de tout bord hostiles à ce tazartché en gestation. Et sur l'autre angle de tir était positionné le groupe mené par Issoufou qui continuait à fréquenter le régime. Cette fréquentation du régime par Issoufou chef de file de l'opposition leur donnait l'avantage de gêner le président Tandja à se lancer ouvertement dans le mouvement du tazartché puisque l'argument principal de Issoufou était que le président n'avait jamais ouvertement manifesté une quelconque intention de se maintenir au pouvoir et mieux il avait même prétendu officiellement le contraire en affirmant devant Sarkozy en visite au Niger qu'il s'en ira quand la table sera desservie. Du coup dans le camp du régime beaucoup de partisans ne s'étaient pas aussi lancés dans le tazartché car ils doutaient du désir réel du président à vraiment rempiler, ce qui constituait de l'immobilisme chez une partie des partisans du régime à mettre à l'avantage de l'opposition. En outre l'autre avantage et pas de moindre, cette fréquentation du régime par Issoufou dissuadait ou du moins retardait le pouvoir à s'attaquer à ses lieutenants pour réduire leurs forces de nuisance ou inhiber leurs actions. Donc ils avaient la liberté totale d'action sans être inquiéter d'intimidation directe comme en temps d'affrontement réel.


Il a fallu que le président Tandja donne ouvertement le ton de son désir d'organiser un référendum constitutionnel pour que Issoufou à son tour de s'engager dans l'affrontement et les deux clans se retrouvaient alors ouvertement en guerre. Le pouvoir commença a s'attaquer à l'avant-garde du PNDS en les débarquant de certains postes de responsabilité dans des institutions. On se rappelle du débarquement de Massaoudou par exemple. Mais c'est sans compter que c'était déjà trop tard pour le régime car la majorité des forces politiques et de la société civile étaient acquises à l'anti tazartchisme et donc le pouvoir devrait faire face à plusieurs fronts donc pas seulement à l'opposition politique. L'autre bonne circonstance pour l'opposition à l'époque, la cours constitutionnelle dirigée par l'indomptable et l'irréductible Dame Bazai annonça l'inconstitutionnalité du référendum et le pouvoir opta pour le forcing. Les sbires du régime parmi lesquels le sacré animal politique sans état d'âme Ben Omar, l'opportuniste Kassoum Moctar et l'idéaliste Nouhou Arzika défièront à tour de rôle l'arrêt de la cours constitutionnelle sans être inquiétés. Télé Sahel nous avait servi une soirée où deux avocats avaient fait leur show à comparer la situation du Niger à la France d'après seconde guerre mondiale et à placer l'institution présidentielle au-dessus de toutes les lois. D'ailleurs un de ces avocats avait fini par atterrir à la cours constitutionnelle concocté par le régime après avoir illégalement dispersé Dame Bazai et ses paires. Bien avant, les opposants avaient entrepris de piéger le président par une mise en accusation à l'Assemblée National et l'institution sera balayée par décret présidentiel. Ensuite sous l'instigation des extrémistes du régime et s'arrogeant des pouvoirs exceptionnels, le président commit l'erreur fatale de disloquer la cours constitutionnelle, acte non permis par aucune loi et en dépit du caractère inamovible de cette cours consacré par la constitution. Le régime se voit alors accusé de coup d'État constitutionnel et sombre de jour en jour vers un Etat d'exception décrié à l'intérieur comme à l'extérieur. Issoufou n'aura eu aucune difficulté à fédérer l'ensemble des opposants au projet du régime y compris leur ancien ennemi Hama et à paraître comme le dernier symbole du combat pour sauver la démocratie nigérienne. Ce qui lui a donné l'avantage moral d'être l'alternative principale de l'après tazartchisme. Et la suite est connue, les camarades vont conquérir le pouvoir après le coup d'État qui va emporter la fantomatique sixième république. Il faut aussi souligner que Issoufou a demeuré tout le temps le leader principal autour duquel s'organisait l'opposition et même avec les arrivées à l'opposition de Hama, du feu Djermakoye et Ousmane, Issoufou avait pu maintenu son leadership dans l'opposition. Alors qu'en 2013 aussitôt Hama retourné à l'opposition, il écorcha le leadership de Seyni pourtant officiellement chef de file de l'opposition et du coup l'opposition s'est déstructurée. En début de la renaissance, l'opposition telle que menée par Seyni était plus ou moins écoutée car l'adversité politique se basait sur le bilan du pouvoir et le contre bilan de l'opposition donc une guerre de chiffres. Et l'opposition arrivait à faire passer ses messages, l'hostilité était modérée et le régime même prenait la peine d'écouter et rectifier des tirs. On se rappelle bien des remerciements des ministres pour violation de constitution décrié par l'opposition, et c'étaient des personnalités pourtant réputées proches du président. L'opposition a réussi jusqu'à pousser le régime à recourir à une nécessité de formation d'un gouvernement d'union national dont l'échec de mise en place déclencha une des plus pires formes d'adversité politique au Niger. Le pouvoir conscient de la rupture de la cordialité ne fera plus de quartier et l'opposition désorganisée par des dissensions internes tire à l'aveuglette. Elle sera d'abord cantonnée à sauver ses meubles pour éviter le naufrage suite aux remous internes qu'avait accouché l'échec de la mise en place du gouvernement d'union national. Alors que le régime se réconforte chaque jour davantage et se positionne pour les échéances électorales futures. L'opposition déchirée par les dissensions internes accuse le régime de tous les maux dont elle souffre. Avec leurs difficultés à se faire entendre sur le terrain, des partisans de l'opposition mettent en contribution les réseaux sociaux qui deviennent le terrain d'affrontements virulents et pathétiques car ce sont les jeunes qui sont entraînés dans cette guerre d'information et de désinformation. Au fil du temps les deux anciens alliés du début de la renaissance finissent par devenir les deux principaux camps ennemis et irréconciliables. Chacun des deux camps ne rate aucune opportunité à détruire l'autre. C'est dans cette logique d'affrontement et de haine que furent organisées les dernières compétions électorales et comme conséquences la méfiance entre les deux camps ne permettait aucun compromis. Tous les deux camps ont utilisé tous leurs moyens pour soit conserver le pouvoir ou soit le conquérir.
Tout bilan fait, c'est l'opposition qui à l'heure actuelle qui apparaît être la pendante, elle ne dispose d'aucun leadership face au régime et ni d'aucune stratégie. Elle est désormais à la limite complètement inactive et voire moribonde. Aujourd'hui le pouvoir agit totalement à sa guise et peut se permettre de tout faire passer même l'inimaginable sans aucune peine. Aujourd'hui aucune force réelle de contre-pouvoir capable de faire fléchir le gouvernement n'est réellement en veille. Les seuls faits d'armes se font sentir par quelques actes isolés des indignés dont les armes favorites tournent autour des prédictions d'une possible crise de trésorier dont va souffrir le pouvoir notamment en matière de payement des salaires ou d'investissement. Nombreux sont les partisans de l'opposition qui distillent et se délectent sur les réseaux sociaux de l'imminence de cette difficulté financière en identifiant tout acte d'austérité du gouvernement comme prémices de cette cette situation. Ces réseaux sociaux et groupes whatsapp où beaucoup des résistants de cette opposition ont pris quartier et s'affrontent violemment avec les partisans du régime. Certains sont même entrain de sombrer dans du délit. Car si par le concours de la loi on arrive à défaire un adversaire, il faut cependant se méfier de vouloir défier ouvertement cette loi pour ne pas se mettre soi-même la corde au cou. C'est d'ailleurs à cause de cette incapacité de l'opposition actuelle en période d'hostilité à faire fléchir le gouvernement sur des questions où l'intérêt du pays court de risque grave que je les incite à faire la paix avec le pouvoir. Car en période d'accalmie, avec les rencontres président de république et chef de file de l'opposition, le pouvoir peut pour question de cordialité prendre la peine de les écouter et de certainement tenir compte de certaines de leurs observations pour ne pas les froisser. Aujourd'hui beaucoup de sujets qui courent les couloirs du gouvernement méritent que des explications et raisons valables soient données aux nigériens. La société civile a faiblis depuis belle lurette à cause notamment de ce cliché dont elle est taxée à tort ou à raison de pro gouvernement ou pro opposition. Cette société civile est aujourd'hui incapable d'action réelle de dissuasion comme sous la cinquième république quand Nouhou Arzika et ses camarades trônaient au sommet de leurs gloires et ébranlaient le gouvernement. Et la faiblesse de cette société civile est une des conséquences du tazartché au sujet duquel elle s'était à l'époque divisée. Chacune des ailes filles qu'elle avait enfanté, s'était alors prostituée au politique selon sa position.
Aujourd'hui dans le camp du pouvoir, certaines personnalités excellent par leurs dérives et concourent à nuire conséquemment à l'image de leur régime. D'ailleurs faut-il le dire, le principal échec du pouvoir actuel est la communication. Les partisans du régime n'ont jamais su vendre les réussites pourtant nombreuses et mêmes historiques pour certaines de Issoufou. Ils sont toujours préoccupés à détruire les opposants qu'à valoriser les réalisations de leur régime, ce qui à donné un arrière-goût d'État policier au régime dont l'opposition en est la victime. Au temps du président Tandja une stratégie de markéting politique bien orchestrée nous faisait consommer avec succès les œuvres régime, le président Tandja a été vendu avec succès aux nigériens comme le grand visionnaire et initiateur des grands oeuvres pour le bien-être des nigériens, comme  l'homme providentiel dont le pays ne peut plus s'en passer. A l'époque l'opposition elle-même tombait publiquement sous les charmes et ne tarissait en certaines circonstances d'éloges pour Tandja. Même après avoir perdu le pouvoir, le président Tandja continue à conserver l'estime de beaucoup de nigériens. Notons aussi que la pratique de la justice sélective décriée par beaucoup de nigeriens a constitué aussi un autre travers qui a sapé et continue de saper la sincérité de la lutte contre la corruption. Et aussi beaucoup des partisans du pouvoir concourent à maintenir la tension politique car c'est de cette tension qu'ils trouvent leurs comptes et justifient leurs dévouements aux causes du régime. Il faut que la lutte contre la corruption inquiète tous les prédateurs de deniers publics sans distinction de coloration politique. Il faut que la majorité maîtrise ses partisans qui débordent. On voit ces sbires du régime fouiner partout pour trouver le moindre mot de critique contre le pouvoir et se lancer dans les affrontements verbaux. Mêmes les mouvements de revendications sociales sont traités comme menés pour nuire au régime, les responsables sont identifiés et traités de tous les maux alors que souvent ce sont leurs propres militants qui réclament juste d'être mis dans leurs droits ou de meilleures conditions de vie. Les mouvements sociaux font partis des manifestations courantes dans la vie d'un État et ils s'observent dans tous les pays du monde même dans l'aisance économique.
Quant à l'opposition il faut qu'elle sorte de l'engrenage dans lequel elle s'est mise par ses décisions hâtives qui ont toujours tourné contre elle. Elle doit abandonner cette posture à nier la légalité des institutions issues des dernières élections car à la longue ça sera insensé et enfantin. La boisson étant tirée, il vaut mieux la boire et comme a dit Chirac << dans la vie et tout comme en politique il y va ainsi, quand on n'a pas ce qu'on aime, il faut aimer ce qu'on a>>. Et de toutes les façons ces dernières élections se sont déroulées dans des conditions inédites au Niger et dont la responsabilité est partagée par les deux camps. Au cours de ces élections et selon les localités, chaque camp avait accusé l'autre de bourrage d'urnes et de tricherie dans les décomptes et PV. Qui a raison? Qui a tort? Moi je pense la solution est toute simple, chaque camp n'a qu'à considérer qu'il a raison mais que l'autre aussi n'a pas tort. Ainsi on souligne toutes les erreurs et on passe aux prochaines compétitions. Les échéances des élections municipales approchent et il faut bien dialoguer pour corriger les erreurs constatées et permettre des élections apaisées et acceptables pour tous. Restée cantonner sur sa posture actuelle nuira beaucoup plus l'opposition. Puisque il y aura ces élections et les dialogues se feront soit avec elle ou soit entre majorité et majorité. Et si elle décide de boycotter, elle perdra encore plus car beaucoup de leurs partisans iront soient en indépendants ou soient sous la bannière d'autres partis politiques. Autre chose à faire est de discipliner certains de leurs partisans et ou à se départir de leurs discours violents contrevenants à la loi. Des personnes identifiées et se réclamant des partis politiques de l'opposition font appel ouvertement au meurtre de citoyens sans que cette opposition ne daignent se départir de leurs propos très choquants. Même un barron du régime serait inquiété s'il tient ouvertement ces genres de propos. L'opposition devrait être soucieuse de sauvegarder son image de respect des lois républicaines et à expulser ce genre d'individus de leurs rangs ou au moins de se désolidariser de leurs propos.
Quant à la jeunesse perdue à s'affronter sur les réseaux sociaux aux comptes des barrons politiques, il faut se resaisir. Les vieux routiers de la politique nigérienne ont depuis l'avènement de la démocratie été tantôt alliés et tantôt adversaires. Ce n'est pas parce-que nous les voyons s'affronter que nous allons nous mettre à nous affronter aussi. Ces leaders ont partagés beaucoup de choses ensemble et se connaissent parfaitement. Leurs animosités vont j'en suis certain au delà du simple adversité politique et peuvent sûrement trouver leurs causes dans des raisons dont nous ne saurons jamais les dessous.
Il faut apaiser le climat politique dans le pays. Dans ce sens le président de la république père de la Nation doit sonner la fin des hostilités politiques et ouvrir la voie à un apaisement du climat politique. Mais faut-il qu'il s'éloigne des faucons de son camp et s'entourer des personnes capables de lui dire même ce qu'il ne veut pas entendre. Ceux qui peuvent murmurer aux oreilles du président de la république doivent savoir qu'ils ont la responsabilité d'œuvrer dans le sens de l'apaisement de la tension politique au Niger. Être conseiller ne doit pas signifier chuchoter au président que ce qui est bon à entendre. Si la situation l'exige il faut être capable d'affronter le président et lui démontrer l'avantage à tirer à aller dans le contre sens même si on va s'attirer sa foudre. Même si vous n'êtes pas écoutés, la survenue des conséquences indésirables et contreproductives vous rendra au fil des événements crédible chez le président. Aujourd'hui j'imagine mal un seul conseiller capable d'affronter le président devant une situation aux conséquences nuisibles pour l'image du regime pour dire non il ne faut pas aller dans ce sens, trop peur d'attirer le courroux du chef et de perdre leurs prestigieux postes. En tout cas nous, nous allons le faire par ces moyens qui sont les notres à peut-être nous faire entendre par ceux qui décident. Donc chers décideurs faites pressions sur vous-même à vous mettre autour de la table à dialoguer et apaiser la tension politique dans le pays. Mêmes deux pays comme le Burkina et la Côte-d'Ivoire dont les personnalités se vouent d'animosité réciproque, ont pour le bien de leurs pays mis de côté leurs adversités pour apaiser la tension entre leurs deux pays. Le Sénégal en a montré aussi l'exemple. Donc le Niger réputé être un laboratoire démocratique se doit de trouver son expérience politique pour apaiser cette tension politique dans le pays. Et le rôle de père de la nation conféré au président de la république, président de tous les nigériens qu'ils soient partisans de la majorité, de l'opposition ou neutres, lui impose la responsabilité d'appeler dans un discours ouvert et solennel au retour à l'apaisement et au dialogue. Un grand pouvoir implique une grande responsabilité. Et Monsieur le président, le 03 août fête de notre indépendance sera une belle occasion à ne pas manquer.
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Dernière modification le lundi, 25 juillet 2016 10:45

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