lundi, 05 septembre 2016 03:57

Déclaration sur la situation socio économique et politique du Mouvement des Jeunes pour l’Emergence du Niger (MOJEN)

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Mojen 04 09 2016Au regard des multiples évènements, les uns plus dramatiques que d’autres, vécus ces dernières semaines au Niger, s’impose l’urgente nécessité, d’éclairage du peuple nigérien afin qu’il sache que le pays traverse une imparable descente aux enfers.
En effet, de la situation socio-éducative et de la formation, le pays est en pleine crise liée à la généralisation de la corruption, du népotisme, du favoritisme et du clientélisme auxquels le pouvoir en place impuissant, fait profil bas, laissant impunis tous les actes et pratiques renvoyant simplement à la bagne les citoyens de seconde zone.

C’est le temps, il faut le dire de l’éloge de la fraude, de la corruption et de l’impunité à propos des concours et examens scolaires, universitaires et d’accès à la fonction publique dans les secteurs santé, finances et douanes. L’heure est au favoritisme contre le mérite et l’effort du citoyen. Des personnalités politiques s’affairent à découvert de la façon la plus éhontée. Une prouesse jamais égalée que de réussir à installer au cœur des nigériens l’Etat d’esprit d’être insensibles aux phénomènes de la corruption et de la fraude devenus les vertus cardinales de leurs conduites quotidiennes. Que reste-t-il d’autres que la désolation dans la gestion et le fonctionnement du système scolaire et sanitaire ?
L’accumulation des arriérés de traitement des contractuels évalués a plus de 35milliards et le renvoi de leur payement désormais aux institutions municipales à travers la décision irresponsable et irréfléchie du ministre de l’éducation de base constitue une véritable démission et insulte à l’endroit du peuple nigérien. C’est dans ce contexte de désolation nationale qu’intervient la menace du gouverneur de Niamey désormais acquis aux plus sales besognes d’en finir de façon définitive avec le petit commerce au nom d’une politique d’assainissement meurtrière dont l’Etat désolant des rues de Niamey en donne la claire portée. Le gouverneur de Niamey a-t-il froid aux yeux ? N’est-il pas moins indiqué pour parler de la question de salubrité à Niamey ? Le MOJEN saisit d’ailleurs cette occasion pour inviter toutes les victimes du carnage opéré par les autorités régionales et municipales de Niamey à porter plainte et à exiger dommages et intérêts sur les casses opérés par ces derniers.
Pire sous la gestion du gouverneur et du Président du conseil de ville de Niamey, notre capitale vit au rythme d’une déliquescence sans précédent de son histoire. C’est pour la première fois dans l’histoire que se mettent en grève des agents municipaux qui s’occupent de la morgue et du cimetière pour les maigres traitements qu’ils percevaient pour un travail difficile et délicat. Les agents de SAMU qui travaillent pour la santé de la population ne sont pas à l’abri de la colère injustifiable de la plus haute autorité de la mairie. Malheureusement, le pouvoir politique observe dans l’indifférence la plus absolue les deux principaux responsables de la région faire ce que bon leur semble. Incompétence, inconséquence, médiocrité absolue tels sont les haïssables comportements de ces hommes ayant acquis la totale complicité des autorités politiques du pays. Sans doute, l’évènement le plus marquant est cette liquidation de l’opposition avec la cooptation à la mangeoire d’un des plus grands partis qui vient de rejoindre le camp de la turpitude. La question de Bolloré, un colonialiste de premier ordre qui fait tentacule dans les affaires nationales du Niger est expressif du caractère antinationaliste et antipatriotique du régime de la 7è République. En effet, le Niger ne se reconnait plus dans cette image de pays reconquis à la merci des rapaces et vautours de ses dirigeants. Notre pays est également dans le collimateur du FBI pour avoir eu la mal chance d’être dirigé par l’incompétence du régime capable d’endetter le pays sans passer par la chambre d’enregistrement pourtant acquise à leur cause. Le Mont greboun considéré comme une fierté nationale est devenu un malheur national expression de l’inconséquence du régime. Au même moment les pontes du régime ont toute leur raison de construire de building et de s’acheter des établissements de stature de Bedir. Au regard de tout ce qui précède le MOJEN  tient à rappeler :
-    Au régime toutes ses responsabilités dans l’état d’abandon, la déliquescence et le laisser-aller inqualifiable dans lequel est plongé le pays.
-    Exige le limogeage immédiat du COHO pour incapacité notoire d’organisation de hadj tout en souhaitant un hadj mabrour à l’ensemble des pèlerins nigériens ;
-    Exige toute la lumière sur tous les examens et concours entachés de fraude et le paiement de tous les arriérés des enseignants contractuels pour sauver l’école nigérienne de la crise.
-    Exige la suspension de tout accord avec le colonialiste Bolloré.
-    Exige le limogeage du président du conseil de ville de Niamey et le gouverneur de la région de Niamey.
-    Soutient les FDS dans leur combat quotidien contre la nébuleuse BH et apporte toute sa solidarité au peuple meurtrie de la région de Diffa ;
-    Enfin, le MOJEN interpelle la communauté internationale sur l’exigence de la libération sans conditions des personnes arrêtées dont des élus sur le fameux coup d’état monté de toutes pièces contre des citoyens Nigériens. Soutient le collectif du conseil de défense des avocats dans son combat contre l’arbitraire et la dictature. Mieux le MOJEN soutient le SAMAN dans son combat quotidien pour une justice indépendante.
Puisse Dieu le tout puissant protège le Niger et son peuple amine.
Fait à Niamey, le 04 Septembre 2016
Le Président du BEN MOJEN

SIRAJO ISSA M

Dernière modification le lundi, 05 septembre 2016 11:39

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