samedi, 10 septembre 2016 04:12

Break, sur la construction du Centre d’affaires de Maradi. Environ 370 millions de francs CFA cautionnés, jetés ….

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centre d affaires Maradi constructionLe conseil de ville de Maradi a tenu sa 2ème session ordinaire au titre de l’année 2016 du 5 au 8 septembre 2016 dans la salle des réunions de l’hôtel de ville.

La sagesse et le bon sens des conseillers de ville de Maradi, ont donnée place à une inquiétude dorsale dans laquelle se trouve le centre d’affaires l’ex jardin public de la capitale économique. La construction de cette infrastructure devant coûter environ 1 milliard 200 millions de Francs CFA est de nom depuis 3 ans du lancement du chantier par l’ex, Maire Central, Président du conseil de ville de Maradi, KASSOUM Moctar.

Vaut mieux tard que jamais, les conseillers de ville de Maradi se sont réveillés en marge de leur session pour demander qu’est-ce-qui se passe de la construction du joyau architectural, le CENTRE D’AFFAIRES DE MARADI(CAM)? D’urgence, les médias de la cité du Katsina et du Gobir ont été invité le 7 septembre 2016 à 10 heures pour une visite des lieux. Que fût la grande surprise, les radios et télévisions de la place au rendez-vous, la visite tarde, y a inquiétude, durant des heures les conseillers sont en conclave, non plus dans la salle des réunions mais au niveau du salon d’honneur, de quoi s’agit-il ?

La présence des conseillers de ville, de l’exécutif et des services techniques qui font office de contrôle, se sont des heures de débats entre les partisans qui cherchent à comprendre la situation du CAM et ceux qui ont la situation en main.

En réalité, le marché de construction du CAM a été attribué à une entreprise dénommée MIM, une avance de démarrage d’un montant de plus de 300.000.000 (trois cent millions) de Francs CFA débloquée par l’hôtel de ville de Maradi, sous réserve que l’entrepreneur dépose un chèque du montant sous forme de garantieréserve.

La grande difficulté, malgré les quelques cris de l’hôtel de ville de Maradi pour demander à l’entreprise de continuer les travaux s’est soldé par un refus catégorique de MIM, c’est cette situation qui a fâchée les conseillers de la ville de Maradi pour demander la médiatisation du CAM pour interpeller qui droit afin que l’opinion nationale et internationale sachent la vérité sur cette scandaleuse affaire.

Comment peut – on comprendre, sur un marché pour lequel une avance de plus de 300 millions de Francs CFA a été débloquée, le chantier est à peine à 12% de sa réalisation et le constat le plus amère c’est l’arrêt pur et simple de toute activité sur les lieux depuis plus de 2 ans.

Sur simple intuition, l’entrepreneur est très, très proche du pouvoir. Non revenons sur terre, si on est proche du pouvoir, nous pensons qu’on doit aider ce dernier à mieux s’identifier, s’illustrer, bref on doit être coopératif en accompagnant le pouvoir dans les bonnes actions et non détruire le pouvoir.

Mais, un autre élément intriguant, c’est l’affaire du chèque certifié (correspondant au montant de l’avance) qui est introuvable au niveau de l’hôtel de ville de Maradi ou disons qui est dans les archives donc non accessible ce jour du 07/09/2016.

L’intrigue des questions :

  1. Pourquoi MIM ne veut pas continuer les travaux au moins pour atteindre le montant encaissé de plus de 300 millions ?
  2. Pourquoi l’hôtel de ville de Maradi n’engage pas une procédure juridique pour rentrer dans ces droits ?
  3. Comment un chèque de garantie et caution d’un tel montant (plus de 300 millions de francs CFA) est dissipé dans des papiers ou bien disons introuvable ?

Une analyse plausible sur cette affaire du CENTRE D’AFFAIRE DE MARADI (CAM) peut se sidérer aux conclusions suivantes :

  1. MIM dont l’entreprise, ayant déjà encaissée la colossale somme de plus de 300 millions de francs CFA et n’ayant aucune charge subtile de la façon dont le dossier a été traité dès le début et surtout que chacun a eu sa part probablement dans le marché. L’intéressé peut dormir tranquille et sans être inquiété, car les bouches des proches du dossier ont eu « l’huile à la bouche »
  1. Engager une procédure judiciaire contre qui ? Puisque la justice se base sur des faits en bonne et dû forme pour trancher, mais la question ici, est – ce - qu’un marché dans les normes ? L’hôtel de ville a-t-elle suffisant des documents pour convaincre les magistrats ?
  1. Un chèque de plus de 300 millions (sous forme de garantie – caution) dissipé ! Non, la réponse acceptable de tous, ce que ledit chèque a été restitué à MIM, contre quoi ? C’est le point d’interrogation de cette affaire. Pas un chèque, même une décharge d’un certain montant se garde jalousement. Wait and see…….  

Actuellement, nous sommes la trace de cette faire et les prochains jours, vous aurez plus d’amples informations, car une grande majorité des conseillers de la ville de Maradi, n’est pas prête à laisser passer cet épisode riche d’enseignement.

To Kaji, nous vous donnons rendez – vous Incha Allah, la semaine prochaine pour plus d’éléments sur cette affaire.

Auteur :    HAMZA Adamou

Voix des Maradaoua

Maradi - Niger        

Dernière modification le lundi, 12 septembre 2016 04:53

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