vendredi, 28 octobre 2016 05:24

Lettre à mes compatriotes : L’histoire des grands hommes est faite d’épreuves difficiles, de souffrances

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Lettre ouverte Mallami BoucarDepuis le hold-up électoral de février-mars 2016, j’ai décidé de ne plus adresser la moindre lettre à Mahamadou Issoufou, à la fois maître d’ouvrage et maître d’œuvre de ce forfait. Je ne pouvais ni l’appeler président de la République ni lui faire l’honneur de m’adresser à lui en tant que tel ; exactement comme il l’a fait à Ibrahim Maïnassara Baré, avec une pointe de méchanceté habilement enroulée dans la défense de la République et de la démocratie. C’est à cet homme, qui, du reste, a ruiné le Niger, à tous points de vue, que Seïni Oumarou a décidé de faire allégeance, donnant ainsi une prime à la pire des gouvernances que le Niger ait connues au cours de ces 25 années post-conférence nationale. Et afin que l’histoire fixe cet épisode de la vie de l’homme et de notre pays, avec tout ce que cela représente comme conséquences désastreuses sur le peuple nigérien, je me suis permis d’utiliser cet espace, qui vous est habituellement réservé, pour adresser une lettre ouverte à Seïni Oumarou.

Monsieur le Président du MNSD Nassara, L’histoire des grands hommes est faite d’épreuves difficiles, de souffrances et d’endurance, mais jamais de reniement. La toute première fois que j’ai appris que le MNSD Nassara s’apprête à quitter l’opposition pour s’acoquiner avec un pouvoir que vous avez personnellement pourfendu et présenté à vos compatriotes comme étant d’essence satanique, j’ai presque détesté celui qui me l’a appris. Pour moi, mon informateur ne pouvait être qu’un oiseau de mauvais augure ou du moins, un de ces spécialistes de la médisance. Puis, les choses se précisèrent, augmentant mon désarroi. Je ne comprenais pas. Je ne pouvais pas comprendre. Le MNSD et Seïni Oumarou avec le PNDS et Mahamadou Issoufou dans ce contexte social, politique et financier où notre pays sombre pratiquement dans le chaos ! J’avoue que ma déception a été grande. Non pas que je sois naïf au point d’oublier que la politique est essentiellement faite d’intrigues et qu’elle réserve parfois de ces surprises, mais que je n’arrive pas simplement à comprendre les motivations qui vous ont amené à faire une croix sur tout ce que vous avez toujours pensé et dit de la gouvernance de Mahamadou Issoufou et de l’intéressé lui-même. Ayant eu l’occasion d’apprécier votre détermination à rester aux côtés du peuple nigérien meurtri dans une lutte qu’il mène, sans grands moyens de défense pour s’affranchir de ce régime que vous aviez personnellement qualifié de satanique, j’étais tombé des nues en apprenant, désormais sans possibilité de le réfuter, ce que j’avais du mal à admettre. La réalité est pourtant là, amère : vous avez décidé de devenir l’allié de celui sous la gouvernance duquel vous disiez, lors de votre congrès ordinaire de 2014 que, je cite : « De jour en jour, notre pays s‘enfonce inexorablement dans une dérive dictatoriale sans précédent, caractérisée par une profonde et intégrale injustice sociale, eu égard, entre autres, à la prédominance du sectarisme et du clanisme dans la gestion des affaires de l’État, en passe de devenir le logiciel qui guide et inspire les actions scandaleuses et dégradantes du Chef d’État ». Je vous rappelle que la situation que vous dénonciez a même tourné au pire depuis lors. Alors, pourquoi avez-vous lâché le peuple nigérien pour soutenir celui qui est à la base de ses misères ?

Monsieur le Président du Mnsd Nassara, afin que rien ne soit ignoré de ce coup de poignard que vous avez visiblement préparé, planifié et planté dans le dos du peuple nigérien dont vous prétendiez, hier seulement, servir et défendre les intérêts bafoués, j’ai tenu à vous rappeler certains de vos propos forts et vous aider à comprendre la gravité de votre acte vis-à-vis de vos compatriotes. Voici, à titre d’illustrations, ce que vous pensiez et disiez de ce pouvoir « satanique » :

1. « Comment comprendre l’appétit boulimique, démesuré et insatiable du président de la République, Issoufou Mahamadou et de son clan, pour la violation répétée de la Constitution, des lois et règlements de la République ? ».

Commentaire : rien que lors de la formation du gouvernement consécutif à votre volte-face, Mahamadou Issoufou a encore violé la Constitution en passant outre la loi sur le quota des femmes. Qu’est-ce que Mahamadou Issoufou vous a donné au point que vous compreniez mieux aujourd’hui le bien fondé de cet appétit boulimique, démesuré et insatiable de Mahamadou Issoufou et de son clan, pour la violation répétée de la Constitution, des lois et règlements de la République ?

2. « Comment comprendre les proportions inquiétantes que prennent les scandales financiers, les détournements des deniers publics, notamment les fausses factures et les  surfacturations ? ».

Commentaire : En deux mois, durée de votre attente dans l’antichambre du pouvoir que vous aviez officiellement rejoint depuis le 13 août 2016, la presse a révélé deux grands scandales financiers qui ont coûté ou vont coûter à l’Etat plusieurs milliards de nos francs. Le premier, c’est l’affaire du contentieux Africard-État du Niger dans laquelle votre nouvel allié, Mahamadou Issoufou, a préféré négocier la mainlevée sur l’avion présidentiel au détriment des fonds destinés, d’une part, à la reconstruction de la route Tahoua-Arlit, d’autre part, à la mise en valeur des vallées de l’Irhazer et de l’Aïr. Est-ce ça, l’intérêt général, pour vous ? Le deuxième, c’est l’OPA de Mariama El Hadj Ibrahim et consorts sur le complexe scolaire BEDIR à coups de milliards. Alors ? Alors, pour moi, vous vous êtes dit qu’il vaut mieux se taire et faire un peu comme tout le monde, autour de Mahamadou Issoufou.

3. « Comment comprendre le spectacle désolant dans lequel est plongé l’école nigérienne ? ».

Commentaire : des milliers d’enseignants ne touchent plus leurs salaires et pécules depuis plusieurs mois, la rentrée scolaire 2016-2017 est intervenue dans un contexte de liquidation pure et simple de l’école publique, avec cette décision grotesque et criminelle de Daouda Mamadou Marthe de refiler le recrutement, la gestion et le paiement des contractuels aux communes ; les revendications des enseignants-chercheurs et des étudiants ; l’évaporation, selon le même Daouda Mamadou Marthe, de plus de trois milliards de francs CFA par an dans le paiement de contractuels fictifs sans que rien ne soit entrepris, ni pour arrêter cette prétendue hémorragie, ni pour appréhender les auteurs et complices de ce gangstérisme d’État. L’école nigérienne est, donc, plus malade aujourd’hui qu’en 2014 et vous le savez parfaitement.

4. « Comment comprendre le mutisme observé face aux revendications justes et légitimes des  organisations syndicales ? ».

Commentaire : ces revendications justes et légitimes des organisations syndicales dont vous parlez ont pris encore plus d’ampleur aujourd’hui. Le pouvoir auquel vous appartenez désormais ne fait pas que dans le mutisme, il méprise, menace et licencie abusivement. Et si vous êtes prêt à faire preuve de compréhension vis-à-vis de Mahamadou Issoufou pour licencier des jeunes qu’ils ont recrutés (je ne parle même pas des conditions) et mis à la disposition de l’administration publique depuis près de dix mois, c’est qu’il a amplement mérité votre compréhension et votre soutien dans cette voie antisociale et parfaitement illégale.

5. « Comment comprendre l’adoration du mensonge et du gangstérisme au plus haut sommet de l’État comme mode de gouvernance ? ».

Commentaire : avez-vous vraiment le sentiment qu’il y a un changement positif de ce que vous dénonciez ? Puisque vous ne voulez pas vous souvenir aujourd’hui de cette triste adoration du mensonge et du gangstérisme au plus haut sommet de l’État, je vais vous bousculer dans cette tranquillité illusoire en vous rappelant que, pas plus tard que le 2 août 2016, Mahamadou Issoufou l’a pratiquée sans sourciller, annonçant que l’avion présidentiel n’a jamais été saisi alors qu’il était, jusqu’au 30 juillet 2016, cloué quelque part du fait d’Africard qui faisait exécuter ainsi une décision du Tribunal de grande instance de Paris. Et en termes de gangstérisme au sommet de l’État, vous avez sans doute connaissance de ce sulfureux dossier de Wallgates (derrière lequel se trouve en réalité Salifou Diallo, président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso) qui a dépouillé l’Etat nigérien de plus de plusieurs milliards de nos francs. Pour cette affaire, l’ancienne directrice générale de la DGI (Direction générale des impôts) a fait les frais de sa réticence à verser directement les impôts des citoyens nigériens à une société dont la création, autant que les façons pour se faire de l’argent, relèvent du gangstérisme d’État. Doit-on comprendre que cette adoration a désormais enregistré de nouveaux adhérents ? De nouveaux fanatiques ?

6. « Comment comprendre la présence dans les arcanes du pouvoir de narcotrafiquants  étiquetés comme tels sur  le plan national et international ? ».

Commentaire : là, c’est le comble, car ce que vous dénonciez avec tant de certitude, s’est révélé à la face du monde avec ce député de Jamhuriya, un certain Sidi Lamine, dénoncé d’abord par notre confrère, Le Républicain, dans un trafic de drogue dure (cocaïne), puis épinglé par Paris-Match qui a rapporté, avec force détails, les péripéties de ce trafic de drogue qui aurait d’ailleurs un lien direct avec le rapt de l’américain Jeff Woodke, selon Paris-Match. Qu’est-ce qui a, donc, pu vous motiver à vous allier à des gens que vous jugez peu recommandables et qui fricotent avec des narcotrafiquants étiquetés comme tels sur les plans national et international ? Apparemment, Mahamadou Issoufou a dû mettre dans la balance des arguments de poids qui vous ont enlevé tout scrupule.

7. « Comment comprendre l‘adoption par la Mouvance parlementaire de la Présidence du projet  de loi relatif à l’augmentation injustifiée et inopportune des députés à l’Assemblée nationale et la mise à l’écart du Conseil national de dialogue politique (CNDP) sur cette question de haute portée nationale ? ».

Commentaire : non seulement, votre parti siège au sein de cette Assemblée nationale, mais vous avez été, curieusement, le premier parti de l’ancienne COPA 2016, à transmettre la liste de vos députés élus au titre d’une assemblée dont vous semblez récuser la taille. Et pas plus tard qu’il y a dix jours, c’est à votre initiative que le CNDP liberticide du 6 octobre s’est tenu, et a proposé à l’Assemblée nationale une révision de l’ordonnance portant Code des collectivités territoriales afin d’enrouler la violation de la Constitution dans un semblant d’accord consensuel de la classe politique. Pourtant, vous savez bien, d’une part, qu’on ne révise pas la loi à 72 heures de la fin des délais constitutionnels et prétendre être en conformité avec la loi ; d’autre part, je pense que vous avez poussé trop loin le bouchon en admettant que les raisons pour lesquelles, hier, vous aviez claqué la porte du CNDP, sont aujourd’hui non fondées. Moi, je me pose une seule question : comment peut-on en arriver à se renier à ce point ?

Monsieur le Président du Mnsd nassara, à propos de la justice, instrumentalisée par le pouvoir qui est aujourd’hui le vôtre, vous disiez de Brigi Rafini que « Sans aucune pudeur, il parle en outre de mauvaise foi, quand l’opposition dénonce les tentatives d’instrumentalisation des institutions judicaires ». Et pour prouver sa mauvaise foi, vous rétorquez ceci : « Là aussi, nous lui opposons les propos du Syndicat autonome des magistrats du Niger qui a dénoncé publiquement cet état de faits, preuves à l’appui, et ce, à travers une déclaration largement exploitée par la presse nationale et internationale ». Cette situation, Monsieur Oumarou, s’est détériorée davantage, avec, en guise de protestation véhémente, la démission de cinq magistrats, membres du Conseil national de la magistrature. Du jamais vu dans l’histoire du Niger ! Votre adhésion à la majorité au pouvoir est la preuve évidente que vous ne croyez pas en la justice et n’avez aucune envie de militer pour qu’elle soit équitable, indépendante et forte. Vous dénonciez les travers de ce pouvoir « satanique » juste en pensant que cela vous permettrait de remplacer Mahamadou Issoufou. Pas plus ! Et puisque vous n’y étiez pas arrivé, y compris en manipulant un certain nombre de partis politiques partenaires de la COPA 2016 pour un soutien à votre candidature dès le 1er tour, vous avez décidé d’arrêter le cinéma et de monnayer votre soutien au même homme que vous avez si caricaturé et brocardé.

8. « Le comble, disiez-vous, toujours à propos de Brigi Rafini, c’est quand le Premier des ministres aliène les vertus morales à la grande stupéfaction des Nigériens, en rejetant le caractère évident de la dérive autoritaire du régime de Issoufou Mahamadou, en brandissant maladroitement qu’au Niger, il n’y a aucun prisonnier politique, et les opinions ainsi que toutes les libertés publiques, sont garanties ».

Commentaire : Avez-vous songé un instant à ce que vous êtes en train de faire ? N’êtes-vous pas en train d’aliéner, de façon encore plus choquante, ces vertus morales ?

Monsieur le Président du Mnsd Nassara, c’est sur la base de ces constats et de bien d’autres, que vous avez dit à vos compatriotes, je cite : « L’heure a donc sonné d’arrêter net ce régime dans sa démarche hémogénique et suicidaire pour le développement harmonieux du peuple nigérien, la quiétude et la paix sociale dans notre pays ». Or, aujourd’hui, vous avez décidé d’apporter votre soutien à cette démarche hégémonique et suicidaire. Ces valeurs vous importent-elles si peu aujourd’hui ? N’est-ce pas la démocratie qui vous a permis, sans qu’aucune de vos références académiques ne vous présagent un tel destin, d’atteindre les plus hauts sommets de l’État ? Je présume que ce sont des choses que vous avez laissées derrière vous, étant entendu qu’en 2014, vous aviez sereinement tiré la conclusion que « nous sommes en face d’un danger public et qu’il faut le traiter comme tel ». Vous en avez d’ailleurs appeler par conséquent à « un sursaut national, et ce, à travers une synergie d’actions de toutes les forces  démocratiques et républicaines, galvanisées par le sens du sacrifice et du devoir citoyen, afin de libérer rapidement le Niger, notre pays et son peuple, des griffes meurtrières de ce monstre hideux et ignoble que représente le régime du Président Issoufou Mahamadou, et qui, par des actes criminels dignes du gangstérisme d’un nouveau genre, a altéré et spolié notre environnement  politique, économique, social et culturel ».

Monsieur le Président du Mnsd Nassara, si j’ai tenu à mettre un peu de lumière sur ces choses vilaines qui sont restées à l’ombre de cette histoire rocambolesque, c’est pour donner les raisons profondes de mon refus d’admettre votre volte-face. Je n’arrivais pas à admettre qu’un homme, si honoré par la République, puisse tomber dans un tel travers. À maintes reprises, des amis m’ont rapporté que vous aviez juré que, jamais, on ne vous prendra à ce jeu malsain ; que le Mnsd nassara n’a qu’une seule parole et qu’il l’a donnée. Cette parole a-t-elle été divisée ou doublée ? Cette réalité hallucinante, je l’ai finalement acceptée, profondément blessé par ce revirement qui plombe des années de lutte contre l’odieuse hydre que vous aviez décrite lors de ce fameux congrès de 2014. Sachez que c’est un immense espoir que vous avez anéanti et que le peuple nigérien, trahi, vous en tiendra toujours rigueur.

Monsieur le Président, beaucoup de nos compatriotes sont surpris de constater avec quel fatalisme les Nigériens ont accueilli la démolition des commerces sous prétexte de déguerpissement de la voie publique. Une véritable tragédie que les populations ont subie, sans chercher à résister et à contester. Dans le cas où vous ignorez pourquoi les Nigériens ont subi cette folie suicidaire sans broncher, je tiens à vous le dire : lorsqu’on est poignardé dans le dos par une main inattendue, à quoi bon se battre. Ils se demandent à quoi bon s’exposer lorsque ceux qui sont sensés donner le holà, ceux qui constituent l’espoir d’un Niger qui sera gouverné autrement, ont décidé de les lâcher pour « monnayer » leur statut politique. Telle est la compréhension de vos compatriotes. Pour eux, vous avez choisi de devenir complice d’une situation dont ils souffrent atrocement et vous le savez parfaitement. Pour eux, vous avez choisi de les abandonner alors que vous représentez, entre autres, un pilier solide sur lequel reposait leur espoir de libertés, de démocratie et de justice, particulièrement pour tous ceux qui, au nom d’un combat politique que vous avez, à un moment, incarnée, sont encore en prison du fait de leur appartenance politique. Justice également par rapport à tous ces scandales financiers à coups de milliards qui ont ruiné le Niger et que vous avez dénoncés et stigmatisés pendant plus de cinq ans avant de faire volte-face et de dire en substance aux Nigériens qu’ils n’ont plus à compter sur vous. Dans ces conditions, autant attendre la providence, n’est-ce pas ?

Monsieur le Président du Mnsd Nassara, j’ai appris, par les médias, que vous auriez fait de la libération de tous les prisonniers politiques, une condition de votre allégeance à Mahamadou Issoufou. J’ai apprécié cet humanisme, pour ensuite découvrir que c’est totalement faux et que vous vous accommodez parfaitement de la situation. La machine est bien huilée, n’est-ce pas ? Pourquoi s’embarrasser de tant de scrupules tandis que d’autres, avec moins d’arguments à faire valoir, engrangent des milliards, au vu et au su de tout le monde ? De toute façon, votre nomination en qualité de Haut représentant de Mahamadou Issoufou vous a rapidement enlevé cette couverture. J’ai compris que ces bruits ne sont que des tentatives de manipulation initiées par des serviteurs zélés, qui savent, eux, que vous avez pris la pire des décisions de votre carrière politique. Vous confirmez en cela que le tasartché, dont vous avez été un complice actif, n’était point un accident de parcours. Ainsi, comme tant d’aventuriers qui se comportent pratiquement en desperados, chasseurs de primes, vous vous êtes abaissé dans une servilité extraordinaire qui n’est pas, je me dois de le notifier, digne du président d’un parti qui, depuis 25 ans, a toujours joué un rôle de premier plan dans la vie politique de notre pays et qui a été aux commandes de l’État, dix ans durant.

Monsieur le Président, j’ignore ce que vous avez obtenu de si précieux pour cette vie si éphémère et trompeuse pour faire exactement ce qu’on n’attendait pas de vous. « I go ga dandjo batou zameytanda, a tun tchakey bundu », autrement dit, “on attendait le feu chez le forgeron, il se déclenche curieusement chez le tisserand”. Je dois vous le dire : vous avez trahi le peuple nigérien ; vous avez trahi votre parti et vous n’arriverez certainement pas à grand-chose. C’est tellement beau de dépenser sans compter, mais la vie n’est pas uniquement dédiée aux futilités de l’existence sur terre. Bref, vous avez décidé de défendre votre pain à votre façon. Nos compatriotes ne peuvent que vous souhaiter bon appétit.

29 octobre 2016
Source : https://www.facebook.com/

Dernière modification le samedi, 29 octobre 2016 03:23

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