vendredi, 11 novembre 2016 05:37

Suite à la publication de la lettre de Moussa Ladan adressée à Issoufou Mahamadou Djibrilla Baré Mainassara rétablit la vérité

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Djibrilla M BarePar devoir et par fraternité, j’apporte des éclaircissements par rapport aux propos intolérables de M. Ladan, frisant la calomnie à l’endroit d’un mort et de ses proches. En effet, à la lecture de la lettre adressée au Président de la République le 10 septembre 2013, par Moussa Ladan, ancien préfet, président de la communauté urbaine de Niamey de 1993 à 1996, et actuel Directeur Général des Affaires Politiques et Juridiques du ministère Chargé de l’Intérieur depuis 2013, et publiée par Le Courrier n°437 du 03 novembre 2016, je note que l’intéressé avait fait les affirmations ciaprès: « En effet, au lendemain du coup d’Etat de Baré, en 1996, j’avais été interpellé à la gendarmerie en compagnie de mes collègues préfets de Niamey…Pendant cette période, j’avais été approché par les proches de BARE qui me demandaient de les rallier pour être libéré, offre que j’avais rejetée, préférant aller à la justice….

Lorsqu’on m’avait présenté devant le juge Oumara Mamadou, celui- ci m’avait envoyé au camp pénal de Kollo où j’avais passé (02) mois deux (02) jours. Après examen du dossier, le juge m’avait appelé et m’a dit ceci « Moussa tu sais, il n’y a pas eu de détournement, mais je ne peux (pas) te libérer parce que j’ai peur des militaires et il faut payer onze millions deux cent quatre-vingtdeux mille ( 11.282.000) francs Cfa, représentant les fonds de police et sécurité »….Pendant mon séjour à Kollo, j’ai encore été approché par les proches de Baré me demandant de les rallier pour être libéré et j’avais refusé ; il m’avait même proposé le poste de Directeur Général de la SNC de Malbaza pour soutenir Baré et j’avais refusé….Ousmane Oubandawaki m’appelle dans son bureau et me dit ceci « j’ai vu le juge (Oumara Mamadou) et il m’a dit que ton affaire est purement politique et nous allons la régler politiquement. » Si l’affaire n’avait pas été réglée, c’est parce que j’avais refusé d’adhérer au RDP…..Il ressort de cet exposé que j’ai été victime d’un règlement de compte politique et régionaliste et j’espérais régler ma situation administrative lorsque mon parti va accéder au pouvoir…. »

Suite à la publication de la lettre contenant les graves propos de M. Ladan, de nombreuses questions ont fusé de toutes parts et les compatriotes et étrangers vivant parmi nous se sont posés et se posent encore des questions. Afin de laver l’opprobre jetée par les propos de M. Ladan sur « les proches de Baré », et au nom d’un devoir de vérité, nous exigeons de lui qu’il aille jusqu’au bout de sa logique en désignant nommément les prétendus « proches de Baré » qui l’auraient approché pour lui proposer, en échange d’un soutien à Baré : - sa libération et l’abandon des poursuites judiciaires, pendant sa garde à vue à la gendarmerie ; - sa sortie de prison et un poste de Directeur Général de la SNC de Malbaza, pendant son séjour à la prison à Kollo.

Quant à la déclaration de M. Ladan relative à la proposition qui lui aurait été faite à sa sortie de prison où il n’avait passé que 02 mois 02 jours en 1996, par l’ancien Ministre de la Défense, Ousmane Oubandawaki, consistant en un «règlement politique » de son dossier « qui est purement politique », en échange de son adhésion au RDP, nous attirons son attention sur le fait que le RDP parti de Baré, n’existait pas en 1996 puisqu’il n’a été créé qu’en août 1997. Toutefois, nous ne saurions nous mêler d’une affaire qui pourrait être réglée « en famille » entre militants d’un même parti de la même contrée qu’ils sont désormais tous les deux, à notre connaissance. M. Ladan, qui parle de régionalisme, aurait pu ajouter que M. Oubandawaki, ancien Ministre de la Défense, ancien Ministre des Transports de Baré et ancien Directeur Général de l’ASECNA à partir de 1998 et présentement Conseiller du Président, le seul « proche de Baré » qu’il ait cité dans sa lettre, est de la même zone que lui, et du même parti que lui à la date de la transmission de sa lettre au président, ce qui pourrait justifier sa rencontre et sa proximité avec lui en lieu et place d’une rencontre hasardeuse des deux hommes « dans la rue ».

Sur le prétendu soutien demandé par « des proches de Baré », nous tenons à faire savoir que le Président Baré n’avait nullement besoin du soutien de M. Ladan, originaire de Konni, car il disposait dès le départ du soutien effectif des familles connues et importantes de Konni.

Alors, questions légitimes: 1- Pourquoi M. Ladan parle-t-il d’un « règlement de compte politique et régionaliste », alors même que les poursuites judiciaires avaient été engagées au nom de la continuité de l’Etat sur la base d’une enquête menée par la gendarmerie en 1995, bien avant le coup d’Etat du 27 janvier 1996 du Colonel Baré et concernaient trois préfets maires successifs « et ses collègues préfets de Niamey » d’horizons divers, comme il le dit?

2 – Qui de Hama Amadou ou du Président Baré ou des « proches de Baré »accuse-t-il d’avoir procédé à « un règlement de compte politique et régionaliste » ?

3 - Pourquoi M. Ladan a-t-il pris le risque de révéler que le juge Oumara Mamadou, connu pour être compétent, intègre et engagé, lui a affirmé « Moussa, tu sais, il n’y a pas eu de détournement, mais je ne peux (pas) te libérer parce que j’ai peur des militaires et il faut payer…. »,et d’ajouter« Entre temps, le juge Oumara Mamadou avait eu des problèmes et avait été dessaisi du dossier qui a été confié à Mr Amadou Maazou Seydou », alors même que :

·M. Oumara lui a accordé une liberté provisoire dans des conditions favorables ;

·M. Ladan sait pertinemment que le juge Oumara n’a commis que le seul péché, d’avoir, le 08 juillet 1996, et sur l’insistance du Président Baré, accepté sans calcul, de présider la Commission Nationale des Elections, créée en lieu et place de la CENI dissoute pour compromission, pour sauver son pays du chaos électoral dans lequel l’opposition de l’époque l’avait plongé.

En conclusion, pour laver définitivement son honneur et convaincre définitivement l’opinion nationale et internationale, je propose à M. Ladan d’exiger la ‘’déclassification’’ de son dossier afin de convaincre tout un chacun, sa famille en premier, qu’il n’a été victime que « d’un règlement de compte purement politique et régionaliste ».Ce serait, je pense, la meilleure façon pour M. Ladan de prouver à la face du monde que son dossier n’est qu’un tissu de mensonges.

La République du Niger étant, en vertu de notre Loi fondamentale, « un Etat de droit » qui « assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction.., d’origine sociale, raciale, ethnique,..» (Article 8),et le Président de la République ayant prêté serment sur le Livre Saint « de veiller à la neutralité de l’administration et au respect des textes qui consacrent sa dépolitisation » (Article 50), je me réserve tous les droits que me confère cette même Loi Fondamentale.

Question : Dans notre pays, suffirait- il seulement pour un quidam de dire, je déteste Baré, j’ai été maltraité par Baré, j’ai refusé de suivre Baré, pour rentrer dans les bonnes grâces de nos princes et accéder aux plus hautes charges de la Respublica, notre « Chose » ?

Pourtant, Allah, Gloire à Lui, a encore dit : « La rancoeur est un lourd fardeau qui accable celui qui le porte. Elle afflige son âme, corrompt sa pensée, hante son esprit, et accroît ses soucis et ses ennuis. Il est étonnant que les personnes ignorantes et stupides continuent à porter ce fardeau jusqu’à ce qu’elles s’en déchargent en se vengeant de celui qui fait l’objet de leur rancune. La rancune dévore les vertus des rancuniers et prospère à leurs dépens. » (Sourate 59- Verset 8). Verdict : Premier : La Rancune - Dernier du monde : Le Niger (depuis 2012)

Haza Wa Salam !

Djibrilla Mainassara Baré
Ancien Conseiller Spécial du Président de la République
Membre Fondateur du RDP JAMA’A

11 novembre 2016
Source : Le Courrier

Dernière modification le vendredi, 11 novembre 2016 07:04

Idées et opinions