mardi, 10 mars 2015 21:59

Tillabéri/Interview du Directeur Départemental de l’Environnement de la Salubrité Urbaine et du Développement Durable de Torodi

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Mamane Ibrahim HamidouDans le cadre de la mise en œuvre du programme de la renaissance, le volet amélioration du cadre de vie des populations occupe une place de choix Monsieur le Directeur quelles sont les actions entreprises au niveau de votre localité ?
Il faut d’abord préciser que depuis un certain temps, le Ministère de l’environnement, de la salubrité urbaine et du développement durable prend en charge la problématique de l’insalubrité par les déchets solides en utilisant la main d’œuvre locale pour des opérations et les activités de collecte, de ramassage, du transport et d’évacuation vers les décharges  municipales, les déchets plastiques et d’autres déchets solides municipaux  (DSM).


Nos services sont à l’avant-garde dans ces opérations en rapport avec les responsables  administratifs, locaux,  les organisations de la société civile ainsi que les groupements d’intérêts économiques.

Ce programme rentre dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative 3N (les Nigériens Nourrissent les Nigériens) pour laquelle, les portes d’entrée sont les communes. Un montant de 21 020 000 FCFA est financé au titre du département de Torodi pour accompagner la commune sous forme d’activités génératrices de revenus en vue de rendre le cadre de vie de la population salubre.


« D’importantes actions de salubrité entreprises au niveau de la commune pour améliorer le cadre de vie de la population et contribuer à la lutte contre la pauvreté », selon le CDT Mamane Ibrahim Hamidou


Monsieur le Directeur, quels sont les objectifs de ces opérations ?
L’objectif général de ces opérations est de lutter contre la pauvreté par la collecte, le ramassage et l’évacuation des déchets solides municipaux qui tranchent la ville par la mise en œuvre des activités génératrices de revenus.


De manière spécifique, il s’agit de lutter contre l’insalubrité, changer le comportement des populations par l’information, l’éducation et la communication, amener des actions de salubrité rémunérées pour rendre la ville et  les campagnes propres, gérer  les ordures ménagères en introduisant la notion de centre de collecte et d’évacuation des ordures dans les échanges municipales et enfin améliorer le cadre de vie de la population par la lutte contre la pauvreté et l’insalubrité.


Avant la mise en œuvre de ces opérations, il n’ y a pas d’activités d’information et de sensibilisation des acteurs pour apporter des clarifications à des acteurs sur la procédure de la mise en œuvre du programme de salubrité au niveau de la commune  et obtenir ainsi l’implication de chaque composante sur le processus de mise en œuvre des opérations sur le terrain afin d’éviter toute équivoque. Pour conduire à bien  ces activités, un comité communal de salubrité urbaine a été mis en place.

 

Quel bilan peut-on tirer à un (1) mois de la fin de cette phase pilote ?
D’abord il faut souligner qu’en ce qui concerne les normes indicatrices applicables, il faut retenir que 1 kg de déchet plastique ramassé et livré au comptoir indiqué et racheté à 200 F. Pour les déchets solides municipaux, une personne employée pour collecter et /ou ramasser les déchets solides municipaux (DSM) est rémunérée à deux mille (2000) F par jour.


Pour ce qui est du bilan proprement dit sur les prévisions en fin janvier pour les déchets solides municipaux sur 20 000 tonnes prévues à évacuer, il est réalisé 16 000 tonnes pour les déchets plastiques sur 45 tonnes à évacuer, 26 tonnes sont réalisées.
Nous avons pu mobiliser 6705 hommes/jour pour un montant de 13 856 000 F CFA injecté.
ZAKARI MAMANE ONEP/TILLABERI

 

11 mars 2015

Source : http://lesahel.org/

Interview