lundi, 17 août 2015 07:10

Entretien avec M. Abdoulaye Assane, président de la Fédération Nigérienne des Luttes (FENILUTTES) : «Je pense qu’on doit continuer le travail pendant qu’on est encore dynamique, et ensuite préparer une relève»

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Abdoulaye AssaneAprès la tenue de la 36ème édition du Sabre National à Agadez en mars dernier, votre fédération a été encore très active. Quelles sont les activités que vous avez menées depuis lors ?
Lorsque nous étions arrivés à la tête de la Fédération Nigérienne des Luttes en 2011, nous avions établi un programme sur quatre années. L’année 2015 constitue la 4ème année, et nous devions continuer à dérouler notre programme comme prévu.

Cette année nous avons continué la 4ème édition de la coupe Balla Harouna, et nous avons également organisé la coupe de Son Excellence Monsieur le président de la République, à l’occasion de l’an 4 de son investiture à Dosso. Nous sommes actuellement en plein dans les  préparatifs de la grande  finale de cette coupe Balla Harouna. Nous avons fini l’étape de Niamey, et nous nous attelons à tenir la grande finale.


Cette année, la grande finale de la coupe Balla Harouna est prévue pour se tenir à Maradi. Est-ce que ce chronogramme tient encore ?
Effectivement la grande finale devait se tenir à Maradi. Mais avec la tenue de Maradi Kolliya cette année, l’arène de Maradi est en réfection. Et c’est une bonne nouvelle pour le public sportif nigérien. Nous avions discuté avec le président de la ligue de Maradi et nous sommes en train de voir dans quelle région nous allons organiser cette finale. Je me déplace ce weekend dans une région pour aller voir les responsables et leur demander s’ils peuvent accepter d’accueillir cette 4ème édition aux dates des 16, 17 et 18 octobre prochains.


Votre fédération a entrepris l’année dernière un championnat inter-ligues qui s’est aussitôt estompé. Est-ce que vous prévoyez de revoir l’organisation de cette belle activité ?
Effectivement, nous avions entamé un championnat inter ligues qu’au départ nous avions minimisé. Nous avions mis les moyens à la disposition des différentes ligues, mais malheureusement celles-ci n’ont pas suivi les consignes que nous avions données, ce qui a abouti à l’arrêt du championnat. Cette année, nous allons le continuer si nous sommes réélus pour un nouveau mandat.


Le renouvellement des instances de votre fédération avec en toile de fond la mise en place d’un bureau exécutif fait partie de vos grandes préoccupations. Comment ce processus est-il en train de se dérouler ?
Effectivement le weekend passé la fédération s’est réunie à Doutchi pour faire des propositions de calendrier. Au ministère en charge des sports, il ya un budget pour l’organisation de ces différentes élections. Il s’agit des districts, au nombre de 72, plus 8 ligues, et des élections au niveau fédéral. De façon officieuse, j’ai appris que le ministère a répondu, mais je n’ai pas encore le courrier entre les mains. Quand j’aurai ce courrier je vous dirai les dates qui ont été retenues pour la tenue de ces instances.

 

Le point d’orgue de ce renouvellement serait la tenue de l’assemblée générale de la FENILUTTES. Est-ce que vous serez candidat à votre propre succession ?
A un moment donné, j’avais voulu ne pas me présenter à ces élections. Mais aujourd’hui, j’ai mûrement réfléchi, et mes collègues avec lesquels je travaille, sont satisfaits du travail que j’ai fait, et ils m’ont demandé de me représenter. Donc je suis candidat à la présidence de cette fédération pour un second mandat.

 

Qu’est-ce qui a motivé votre décision de déposer à nouveau votre candidature ?
Il faut dire que dans la vie, tout est difficile. Mais mes collaborateurs au niveau des districts, au niveau des ligues et au niveau de la fédération, ont jugé que le travail que nous avions fait pendant ces quatre dernières années a été bien abattu. Et ils pensent que si nous laissions, ce travail risque de tomber. Donc ils m’ont demandé de faire un mandat de plus pour stabiliser le travail fait et consolider les acquis, avant de préparer quelqu’un d’autre qui va prendre la relève. Ce qui est sûr, on ne peut pas durer dans une vie associative ; parce que plus on dure, plus on devient négatif. Je pense qu’on doit continuer le travail pendant qu’on est encore dynamique, et ensuite préparer une relève.


Que prévoit votre calendrier concernant les compétitions internationales ?
De façon officieuse, il me semble qu’il y aura le tournoi de Dakar. Ce qui est bien. Mais c’est un peu dommage parce que nous savons que chaque année on organise d’abord le TOLAC de la ville de Niamey, avant d’organiser celui de Dakar. Mais il me semble qu’ils sont en train de vouloir faire celui de Dakar sans  faire celui de Niamey, et je n’ai pas reçu une notification qui dit pourquoi on ne fait pas Niamey avant Dakar. Une chose est sûre, je n’ai pas encore reçu le courrier de façon officielle. Quand je recevrai le courrier de façon officielle, je vais en parler au ministère en charge des sports pour décider de la participation ou non du Niger.

 Oumarou Moussa(onep)
17 août 2015
Source : www.lesahel.org

 

Dernière modification le lundi, 17 août 2015 07:51

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