mercredi, 06 janvier 2016 23:48

Interview du préfet de Guidan Roumdji, M. Assoumane Sahabi : "Nous avons bénéficié d'importants investissements ayant contribué à l'amélioration du cadre de vie des populations"

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Assoumane SahabiLe département de Guidan Roumdji se situe à l'ouest de la ville de Maradi. Il est limité au nord par le département de Madarounfa, à l'ouest par le département de Madaoua, au Sud-Est par le département de Madarounfa, à l'Est par le département d'Aguié, au Sud par le Nigéria, au nord-est par le département de Mayahi. Le département de Guidan Roumdji est composé de cinq (5) communes et cinq (5) cantons et un groupement peulh. Les activités principales sont l'agriculture et l'élevage. Concernant l'agriculture, il comprend l'agriculture pluviale et la culture irriguée qui est pratiquée tout au long du Goulbi durant toute l'année. Ce qui a permis aux populations de lutter contre la sécurité alimentaire nutritionnelle et éventuellement contribuer aux œuvres de construction nationale. La population est essentiellement composée de haoussas, de peulhs et de touaregs.


Comment se caractérise la situation sécuritaire au niveau de votre département ?
Les populations vivent en parfaite harmonie malgré la pression démographique sur le foncier. Compte tenu des efforts consentis par les autorités de la 7ème République qui a doté chaque département de patrouilles mixtes ayant pour vocation d'anticiper sur tout ce qui peut faire entorse à la sécurité sur l'ensemble du pays. Pour le cas du département de Guidan Roumdji, nous avons reçu trois (3) véhicules qui patrouillent sur tout le département de jour comme de nuit pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. La situation est calme et la cohabitation se passe normalement bien que nous faisons frontière avec le Nigéria. S'agissant des conflits fonciers, le département est connu par le passé comme une zone sensible aux conflits fonciers. Le seuil d'alerte est en principe de 25%, mais au niveau de Guidan Roumdji, nous sommes à 56% de pression démographique sur les fonciers. Grâce aux actions entreprises nous avons réussi à endiguer ce problème. Un autre travail remarquable qui a été fait pour faire face surtout aux confrontations entre les éleveurs et les agriculteurs, est que nous avons identifié tous les couloirs de passage et nous les avons balisés. Ce qui a amené les différentes parties à se limiter chacune à sa sphère de compétence.

 

La région de Maradi a accueilli la fête tournante du 18 décembre, quelles sont vos impressions sur les différentes réalisations ?
Pour faire le point de ce qui a été entrepris dans le cadre de Maradi Kolliya, il faut d'abord connaître Maradi avant. Visiblement la ville s'est métamorphosée aujourd'hui. La ville n'envie rien à la capitale. Les rues sont presque dégagées, des infrastructures culturelles et sportives sont construites. Je ne peux que remercier les autorités qui ont mis des moyens conséquents pour rendre la ville de Maradi moderne à l'image des autres grandes villes. Nous avons toujours souhaité que quand vous venez à Maradi que vous vous sentez dans la capitale économique. Et aujourd'hui ce pari vient d'être gagné.

 

Le Chef de l'Etat a investi des moyens appropriés aux niveaux des différentes localités de notre pays à travers le programme de renaissance, quelles sont les principales réalisations opérées dans le département de Guidant Roumdji ?
Nous avons bénéficié d'importants investissements ayant contribué à l'amélioration du cadre de vie de nos populations. Dans le cadre de Maradi Kolliya, le département a bénéficié de l'électrification à travers l'installation des panneaux solaires. Le plus grand hippodrome qui est en cours de réalisation se trouve dans le département de Guidan Roumdji plus précisément à Tibiri.


Les 70 villas qui sont également en cours de réalisation sont en train d'être construites dans le département de Guidan Roumdji ainsi que la compagnie des sapeurs pompiers. Nous avons aussi la compagnie de la Police et la Grade Nationale du Niger qui seront érigées dans notre entité administrative. Tous les secteurs de développement ont été touchés par le programme de renaissance. Dans le domaine de l'éducation, ce sont plusieurs classes en matériaux définitifs qui sont construites. Pour ce qui est du domaine de la santé, nous sommes l'un des rares départements qui a reçu cinq (5) ambulances permettant aujourd'hui de faciliter toutes les évacuations sanitaires des malades.


Chaque commune est dotée d'un médecin afin de prendre en compte les préoccupations sanitaires des populations. Et des cases de santé ont également reçu des infirmiers. Si vous prenez le secteur de l'agriculture, ce sont des milliers de tonnes qui sont distribuées aux populations dans le cadre de la préparation de la campagne agricole et des cultures irriguées. Plus de mille (1000) forages ont été construits tout au long du Goulbi pour faciliter la culture irriguée aux producteurs en vue d'accroitre leur rendement et assurer l'approvisionnement des marchés locaux en produits maraîchers contribuant à lutter contre la sécurité alimentaire et nutritionnelle et la pauvreté. Cela a permis aux populations de la zone d'abandonner l'exode rural et de rester contribuer au développement local.


Dans le domaine de l'élevage, ce sont des campagnes de vaccination gratuite de cheptel qui ont été organisées pour épargner les animaux de certaines maladies animales. Ce sont des milliers d'animaux qui ont été touchées par les opérations de vaccination qui se sont tenues au niveau du département. S'agissant de la lutte contre la pauvreté, ce sont plus de 5.000 têtes de chèvres rousses qui ont été distribuées gratuitement aux populations.
L'Etat a mis aussi des engrais à la disposition des producteurs dans le cadre de la vente à prix modéré. Chaque commune est dotée d'un tracteur pour aider les producteurs à mécaniser leurs activités agricoles en vue d'accroitre leur rendement. Une dizaine de villages ont accès à l'eau potable à travers de forages multi villages qui sont construits. Environ 58 puits pastoraux sont construits.

Laouali Souleymane(onep)

Dernière modification le jeudi, 07 janvier 2016 00:02

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