mardi, 09 février 2016 10:03

Entretien avec M. Seini Oumarou, candidat du MNSD-Nassara, à l’élection présidentielle premier tour du 21 février 2016 : «Les conditions de vie des Nigériens demandent à être améliorées aujourd’hui, nous allons le faire à travers ce programme de déve

Évaluer cet élément
(0 Votes)

SEYNI OUMAROU Candidat Mnsd EntretienMonsieur Seini Oumarou vous êtes candidat à l’élection présidentielle du 21 février 2016. Sur quel programme entendez-vous convaincre les électeurs et électrices nigériens pour qu’ils vous accordent leurs suffrages?

Le MNSD Nassara a un programme qu’il a déjà exécuté pendant 10 ans quand il a eu à gérer le pays. Nous n’avons aucune intention de changer fondamentalement ce programme. Nous allons tout simplement l’améliorer parce que les 10 ans pendant lesquels le MNSD Nassara a eu à diriger ce pays, des effets positifs ont été enregistrés pour l’ensemble des populations. C’est une des raisons pour laquelle nous n’entendons pas changer de programme.

C’est également le programme qui s’inspire du développement à la base. Parce que c’est notre créneau ; vous ne pouvez pas développer quelqu’un malgré lui. C’est la raison pour laquelle dans toute approche au niveau de ce programme, nous avons opté pour une approche participative qui permet de discuter avec surtout les populations rurales. Et avec ces discussions nous arrivons à savoir ce qu’elles attendent des dirigeants du pays. Et c’est cette approche participative qui nous a permis d’améliorer en grande partie leurs conditions de vie.

 

Si le MNSD NASSARA, malgré tous les soubresauts qu’il a subis ces dernières années, a su résister à toutes ces velléités et qu’il existe encore, qu’il est encore fort, c’est bien parce qu’une bonne frange de la population lui doit beaucoup de chose et cette population lui est restée reconnaissante. Et donc nous n’avons aucune raison de changer ce programme et comme je le disais tantôt vous ne pouvez pas faire le développement de quelqu’un malgré lui. Cette approche participative, le MNSD NASSARA est le seul parti qui l’a dans son programme. Et tout programme qui ne serait pas fondé sur ce développement à la base, est voué à l’échec. Et c’est la raison pour laquelle nous maintenons le programme. Les conditions de vie des Nigériens demandent à être améliorées aujourd’hui, nous allons le faire à travers ce programme de développement à la base. Parce que quand quelqu’un vous dit qu’il a mal à la tête, si vous lui donnez les cachets pour soigner les maux de ventre, il va les avaler mais il continuera toujours à avoir mal à la tête et c’est la raison pour laquelle nous fondons ce programme sur le développement à la base, sur l’approche participative. Et les résultats sont là.

 

Monsieur Seini Oumarou comment comptez-vous mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre de ce programme?

Sur ce plan, je pense qu’on a beaucoup d’expériences. Ce n’est pas la première fois que le MNSD NASSARA gère le pouvoir. Plaise à Dieu, cette fois-ci aussi s’il accédait au pouvoir, il va malheureusement retrouver le pays dans une situation désastreuse. Car il faut le dire, la situation que nous vivons aujourd’hui est une situation désastreuse sur tous les plans. En 1999 après l’élection du président Tandja à la magistrature suprême, nous avons trouvé une situation qui était extrêmement catastrophique, et je me rappelle sur le plan financier on avait 295 milliards francs CFA de dette intérieure. Nous avions 13 mois d’arriérés de salaires. On a hérité de 622 millions de francs CFA au trésor. Dans les magasins de l’OPVN il n’y avait pas un grain et la dette extérieure avait crevé tous les plafonds. Mais la rigueur avec laquelle le MNSD NASSARA a dirigé le pays, avec un programme qui avait beaucoup d’impact sur l’économie, sur la productivité nous avions pu avec l’aide de Dieu au bout de la première mandature, réglé ces 13 mois d’arriérés, éponger les 295 milliards et renflouer les magasins de l’OPVN. La preuve, c’est que quand il y a eu le coup d’Etat, il y avait 130 000 tonnes de vivres dans les magasins. Donc aujourd’hui si le MNSD NASSARA arrivait au pouvoir, avec les compétences que nous avons, nous n’avons pas peur d’affronter des situations comme celles que nous vivons. Nous avons l’habitude. Il faut ramener également l’efficacité des dépenses ; il faut lutter très farouchement contre la corruption ; bref il y a beaucoup d’actes de bonne gouvernance qu’il faut prendre pour redresser la situation, pour que le Niger puisse se retrouver dans de lendemains meilleurs quelques années après.

 

Monsieur Seini Oumarou si vous êtes élu Président de la République quelle sera la priorité des priorités du programme que vous venez de décliner?

Quand vous dites la priorité des priorités, cela veut dire que tout est priorité. Cela veut dire en termes clairs, ce régime a échoué. Je pense que à partir du moment où il faut prioriser les priorités, il y a à mon avis le rétablissement de l’Etat de droit. Parce que ce pays pendant les cinq ans passés, a beaucoup souffert. Nous comptons le rétablir, surtout la violation des libertés individuelles et collectives. Nous avons été victimes de cela, pendant les cinq années de notre opposition. Alors même que l’opposition est une institution reconnue par la constitution. Nous n’avons pas eu l’accès aux médias publics et là je pense que l’ORTN en sait quelque chose ; le CSC en sait quelque chose. Même les médias privés nous traitent mieux que les médias publics. On peut citer des cas. Il y a en dehors du rétablissement de l’état de droit et du principe de la bonne gouvernance, le problème sécuritaire. Nous sommes dans un pays où nous avons à l’est le Tchad, à l’ouest le Mali, au nord la Libye et au sud le Nigeria. Tous ces pays font face à des problèmes d’insécurité. Aujourd’hui une région comme Diffa est pratiquement coupée du reste du pays même si il y a les forces de sécurité qui font un travail remarquable. A mon avis je pense qu’on doit les mettre dans de meilleures conditions pour mener ce combat et permettre à cette région de diffa de vivre comme tout le monde.

Nous avons également le volet agricole. Car, au-delà de la sécurité des personnes il y a aussi le problème de cette insécurité alimentaire. Nous avons malheureusement un hivernage qui est bon une année sur quatre. Donc c’est quand même un problème majeur ; car vous ne pouvez pas parler de démocratie, de l’état de droit, de bonne gouvernance à des gens qui ont faim. Nous pensons que ce volet a une très grande place au niveau de notre programme. Nous allons le développer pour que chaque Nigérien puisse manger à sa faim ; contrairement aux 3 N pour lesquels il faut le dire, nous n’avons rien vu en termes d’impacts. J’écoutais la dernière fois un débat ou on parlait de quelque 112 milliards d’investissement dans ce programme. Force est de reconnaitre que 112 milliards même si c’est sur 5 ans, ça fait beaucoup d’argent.

 

Nous avons, à notre temps, utilisé beaucoup moins d’argent avec un impact beaucoup plus important. 112 milliards investis au Niger uniquement dans le cadre de la sécurité alimentaire, on devrait normalement voir les effets ; ce qui n’est pas le cas. Mais nous pensons que la réponse à cela c’est qu’il y a eu beaucoup de surfacturations. Nous avons beaucoup d’expérience en ce qui concerne la lutte contre l’insécurité alimentaire. C’est nous qui avions instauré la vente des céréales à prix modéré. Il y a d’autres idées que nous allons développer pour parfaire ce volet.

Onep

09 février 2016

Source : http://lesahel.org/

Groupe Hiza 01

Dernière modification le mardi, 09 février 2016 10:22

Interview