Interview

Biga MariamaLes femmes nigériennes ont célébré le 13 mai dernier  la journée qui leur est dédiée sous le signe de « l’éducation et la formation de la jeune fille garantissent l’autonomisation économique de la femme pour un développement durable ». Quelle est pour vous la pertinence d’un tel thème au regard de la situation actuelle de la femme nigérienne ?

Il semble important d’indiquer en premier lieu le contexte social dans lequel elles vivent. La société nigérienne indépendamment de sa diversité culturelle est une société aujourd’hui de tradition essentiellement patriarcale fortement conservatrice de ses valeurs et normes ancestrales. Ces normes et ces valeurs sont concrétisées à travers des us et coutumes basées sur des processus de différenciation au niveau de la répartition des rôles, des activités, des statuts, des pouvoirs, des attitudes, etc. Ainsi que des rapports de subordination (femmes) et de domination (hommes), donc d’inégalité et d’iniquité dans la répartition, le contrôle et la gestion des ressources entre les hommes et les femmes.

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