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Interview

Moussa Hamadou Djingarey cineaste realisateur nigerienMoussa Hamadou Djingarey, est de la nouvelle génération des cinéastes   nigériens. C’est à l’occasion d’un pèlerinage en Arabie Saoudite que Moussa Hamadou Djingarey a pris goût à la réalisation et s’y est formé sur le tas. Il a commencé par la «petite production» vers 2003, puis le documentaire, avant de s’illustrer depuis quelques années dans la fiction. Celui qui aime se présenter comme le « plus vieux » de la jeune génération des cinéastes nigériens, revendique déjà une filmographie riche de cinq longs métrages dont «Hassia », amour ou Châtiment, « Le pagne ». Ses films racontent les souffrances des femmes victimes de certaines pratiques traditionnelles, des préjugés…«Le film «Hassia» m’a donné une mission. Il m’a permis de comprendre qu’ici au Niger, on a vraiment besoin du support audio-visuel pour éduquer et sensibiliser», dit-il. Mais, une mission un peu difficile à réaliser du fait des obstacles auxquels bute le secteur du cinéma.

Moussa Hamadou Djingarey, vous êtes surtout connu dans la fiction, genre dans lequel le film « Hassia » vous a révélé. Comment est ce que vous êtes arrivés dans le cinéma ?

J’ai commencé à travailler dans le domaine de la production audio-visuelle au Niger depuis 2002. Mais j’ai réellement commencé à m’intéresser à ce domaine après un séjour en Arabie Saoudite où j’étais parti pour la «Oumra». J’ai côtoyé là-bas un technicien libanais dont la société fait des productions audio visuelles, notamment des émissions pour la télévision saoudienne. Je le suivais sur le terrain de la production pendant presque quatre ans jusqu’à ce que j’ai commencé à utiliser la camera, à tourner, et il m’a initié en montage. C’est vraiment une formation pratique que j’ai reçue de 1999 jusqu’en 2002 quand j’ai décidé de regagner mon pays. Et je suis rentré avec du matériel numérique. J’ai créé ma boite de production, « MD digital production », vers la fin de l’année 2002. C’était un vrai changement, puisque beaucoup de gens qui travaillent dans le domaine de la production étaient habitués à du gros matériel. Avec mon matériel numérique j’ai commencé à faire la petite production, les vidéo clips. De 2002 à 2006, je produisais les clips vidéo des rappeurs du groupe «Kai Dan Ganskiya», «Mali Yaro»... J’ai commencé aussi à réaliser, à produire les sketches de la troupe Mourna de Nourou de 2005 jusqu’à 2007. Par la suite avec l’appui de certaines institutions j’ai suivi d’autres formations à l’extérieur dont la résidence Africa Doc qui initie les jeunes à l’écriture des scénarios, la production et à la réalisation des documentaires ; ici à l’IFTIC avec l’association Contrechamps ; au Cirtef du Benin ; des stages en France, au Maroc…

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