Interview

Moussa Ousmane Gov Region DossoMonsieur Moussa Ousmane, le Gouverneur de la région de Dosso,Conflits sociaux dans la région de Dosso : la situation est calme En dépit de maints efforts fournis par les autorités au niveau régional et national en matière de prévention et gestion des conflits sociaux, la région de Dosso, zone par vocation agropastoral, reste marquée par ce phénomène qui a causé d’importantes pertes en vie humaine et de dégâts matériel dans cette région qui, à un moment de son parcours détenait le triste record national. Ces conflits qui éclatent généralement entre éleveurs et agriculteurs ou entre agriculteurs, surgissent à des moments bien donnés de l’année notamment en début de saison agricole, en milieu de saison et enfin de saison.Mais depuis un certain temps, l’on assiste à un semblant d’accalmie malgré quelques cas isolés qui se terminent sans trop de dégâts. Pour en savoir plus sur les mesures de prévention prises au niveau régional, nous avons rencontré le gouverneur de la région de Dosso, Monsieur Moussa Ousmane, qui a bien voulu répondre à nos questions.

T-Info : Monsieur le gouverneur, il n’est un secret pour personne que votre région est réputée comme zone de conflits pourquoi cela ?

Moussa Ousmane : je vous remercie infiniment de m’avoir donné cette opportunité pour parler de ce phénomène qui constitue un véritable frein à notre développement car vous le savez autant que moi que sanspaix, il n’y pas de progrès. Pour répondre à votre question, il faut d’abord évoquer de l’origine de ces conflits. Vous n’êtes pas sans savoir que la région de Dosso est une zone à vocation agropastoral et que tous ces conflits ont pour dénominateur commun soit la gestion des espaces cultivables, ou encore les éternelles incompréhensions entre éleveurs et agricultures. D’autre part la région dispose d’une grande zone de transhumance où à des moments précis de la saison hivernale, les éleveurs du nord descendent vers le sud en quête de pâturage soit vers le Nigeria ou bien le Bénin.Ces descentes d’animaux ne sont pas sans conséquences surtout que bon nombre de ces éleveurs ignorent souvent les limites des couloirs de passages. Cette zone de transhumance qui s’étend au-delà de nos frontières nous amène des foisà gérer des situations avec nos voisins du Bénin. C’est ainsi que souvent ces conflits éclatent entre ressortissants de nos deux pays. A ce titre il m’est opportun de rappeler que le 1er octobre 2018 dernier, Dosso la capitale régionale a abrité une rencontre entre experts du Niger, du Bénin et du Nigéria en vue de faire des propositions afin de mieux gérer d’éventuelles situations de ce genre.

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