Interview

La Nation : Vous êtes Secrétaire Général du Syndicat National des Techniciens Biologistes et Biologistes du Niger (SNTBBN). Vous venez de transmettre plusieurs propositions relatives à la bonne marche et à l’amélioration des soins au ministre de la Santé Publique. Qu’est-ce que vous proposez pour le recrutement des agents de santé ?

Boureima Moussa: Le SNTBBN propose un plan de recrutement du personnel de santé basé sur le remplacement du nombre de départ à la retraite et majoré d’une contractualisation à l’image de l’éducation par laquelle chaque 3 ans, le nombre annuel de contractuel est intégré à la fonction publique. En effet le ministère de la Santé Publique bien que possédant un plan de formation ne dispose pas de plan de recrutement pour parer à l’insuffisance du personnel pour atteindre le ratio d’une part et, d’autre part, pour prévoir l’écart causé par les départs à la retraire et la prise en compte de l’accroissement de la population.

Parlez-nous du redéploiement du personnel

Lorsque 40 % des agents de santé se trouvent dans l’administration, donc sans aucun contact avec les soins, alors les 60% restant pourrait-il atteindre le ratio d’1 infirmier pour 5000 habitants ou d’1 médecin pour 10 000 habitants ? La question de la féminisation et/ou la motivation sont certainement le véritable obstacle à la répartition équitable des ressources humaines. Quand on sait que des femmes laissent leur époux et enfants pour servir dans des projets en dehors même du Niger. Nous proposons une motivation pour servir dans les zones mal reparties. Ceci à l’image du Sénégal et la Mauritanie où le salaire a été ramené au double pour ceux qui désirent servir dans ces lieux. Nous proposons une évaluation du volume de travail et un système de pointage qui permettrait de récompenser dans certaines zones les agents qui travaillent au-delà des 40h/semaine demandées par la fonction publique et qui n’auraient même pas droit aux heures supplémentaires comme le Centre pour la mère et l’enfant de Tillabéry par exemple. Notre dernière proposition, c’est le respect du système de référence pour assurer l’équité et éviter le flux et débordement des hôpitaux de Niamey.

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