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samedi, 09 août 2008 23:36

L’Air du temps. Boom des deux roues à Niamey : arrêtons l'hécatombe !

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Les usagers ayant emprunté, le jeudi 31 juillet 2008, la route principale allant du Rond Point Rive droite vers le campus universitaire de Niamey ont été témoins d'une scène,le des plus choquantes : une jeune fille aux guidons d'une moto de type ''couperdécaler'' cruellement écrasée par une voiture.
Vives émotions chez les passants devant l'insupportable image du corps inerte de la victime gisant dans le sang sur une partie de la route.

Avec l'explosion des deux-roues qui font fureur dans la ville de Niamey, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, notamment les jeunes filles, le danger guette à chaque coin de rue. L'imprudence des automobilistes se mêlant à l'intrépidité des motocyclistes, les accidents sont devenus monnaie courante à Niamey où il n'est pas rare de se heurter à une de ces motos communément appelées ''waiyo koudina !'' pour les unes et ''sama té noorou'' pour les autres, salement démolie et étalée en plein milieu de la route, le propriétaire, quant à lui, étant évacué aux urgences à l'hôpital si ce n’est à la morgue. Face à cette situation, il y a lieu de dire : arrêtons l'hécatombe ! Car, tout ce carnage peut-être évité, pour peu que chaque usager veuille faire preuve de plus de prudence, ne serait-ce qu'en daignant observer les règles les plus élémentaires de la circulation.

Pour les conducteurs des engins à deux-roues, la mesure sécuritaire la plus sure, c'est de se dire que dans cette ''jungle'' qu'est devenue la rue, il n'y a point de priorité qui vaille. Ainsi, le souci constant de tout motocycliste doit être, non pas d'imposer la priorité que lui confère le code routier, mais surtout de s'assurer qu'il peut passer au niveau du carrefour sans s'exposer au moindre risque de se faire faucher par une voiture. Car, on a pu le vérifier, à chaque fois que survient un sinistre, c'est toujours le plus faible (le motocycliste) qui perd le plus de…plumes. Qu'il ait raison ou non. En définitive, le maître mot reste la prudence, mère de toute.

Hélas, cela ne semble pas être bien compris par certains motards qui, comme excités par le vrombissement du moteur, se laissent aller à tous les excès en alliant la vitesse à la fantaisie et toutes sortes de folie en pleine circulation. Imaginez un peu ce qui se passe aujourd'hui au cours des cortèges de mariage qui prennent l’allure endiablée de véritable ''fantasia'' d'autos et de motos lancées à une vitesse infernale dans les rues de la capitale, brûlant toutes les règles de prudence. La dernière trouvaille pour ces intrépides motocyclistes ''toujours pressés pour n'aller nulle part'', comme pour narguer tous ceux qui peuvent s'offusquer à leur passage, consiste à provoquer des pétarades intermittentes en jouant sur les commandes de leur bécane. A tout ceux-ci, nous disons : rien ne sert de courir, il faut partir à point, pour arriver sain et sauf.

Assane Soumana

08 Aout 2008
Publié le 08 Août 2008
Source: Sahel Dimanche
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15