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vendredi, 19 septembre 2008 08:53

L’Air du temps Sous la menace d'un tsunami financier

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Depuis quelques semaines, les catastrophes se suivent et se ressemblent par leurs vagues dévastatrices, au Pays de l'Oncle Sam. Ainsi, tandis que les habitants de certaines villes américaines sont encore sous le choc des ouragans et Ike,
c'est un véritable tsunami qui est venu éclabousser le système financier international avec la faillite sur ton de mort subite de la compagnie immobilière ''Lehmans Brothers'' qui a fait vibrer tout Wall Street, lundi dernier, avant d'étendre son onde de choc jusque dans les coffres-forts des plus grandes institutions bancaires du monde. Et depuis, la finance mondiale rame dans la tourmente.

Comme quoi, les spéculateurs impénitents qui font et défont les choses dans la jungle de l'ultralibéralisme en tirant, depuis des années, sur les ficelles de la flambée des prix des denrées alimentaires et des hydrocarbures, ont été pris à leur propre jeu en sombrant dans une récession financière foudroyante. Dans une spectaculaire opération de sauvetage, la Réserve fédérale américaine (Fed) a débloqué 180 milliards de dollars dans l'espoir de dissiper la menace de la banqueroute. Par cette réaction qui viole le principe sacro-saint du libéralisme, le gouvernement américain n'a réussi qu'à heurter la susceptibilité des 50 millions d'américains n'ayant aucune couverture maladie et des autres millions de sans abris qui n'ont droit à aucune assistance de l'Etat. Même les analystes les plus ont du mal à s'expliquer qu'un Etat débloque très facilement des centaines de milliards de dollars pour sauver des banques qui ont mal géré leur avenir, tandis que, tout près de là, les citoyens les moins nantis continuent d'endurer les affres de la pauvreté. C'est cela la loi du néolibéralisme.

Nous osons seulement croire que, quand passera la bourrasque qui secoue actuellement les milieux de la haute finance, montrant du coup les limites de système libéral, ces ''magiciens des réformes'', toujours prompts à débarquer dans nos pays en développement avec dans la mallette rien que des listes de sociétés à privatiser, s’en iront désormais avec un peu plus de modération. Chat échafaudé craint l'eau froide…

Assane Soumana

19 Septembre 2008
Publié le 16 Septembre 2008
Source : Sahel Dimanche

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15