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vendredi, 28 novembre 2008 17:00

L’Air du temps • Pris la main dans…les poils !

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Tabaski_NigerAmoins de deux semaines de la fête de Tabaski, l'atmosphère est chargée d'angoisse chez les pères de famille. Tandis que pour la majorité d'entre eux l'enjeu principal reste de savoir comment résoudre l'équation de l'acquisition du très recherché mouton
du sacrifice d'Abraham, pour ceux d'entre eux qui en disposent dans leur bergerie, la question est de savoir comment garder la précieuse bête loin de la tentation des impénitents voleurs de mouton qui ont vivement repris du service ces derniers temps au sein de la capitale. Et ils n'ont pas tort de s'inquiéter : la menace des voleurs de mouton plane et elle est bien réelle. Rien que mercredi dernier, la police a présenté aux médias de la place des bandes de malfrats très actives au sein de la CUN, dont un voleur bien connu dans le fichier de la police pour ses hauts faits dans le vol de mouton.

L'intéressé qui a été montré devant les caméras avec son butin, à savoir deux béliers bien à point qu'il a tenté de voler, arbore des favoris soigneusement entretenus. ''Maïssagué Maïrago'' (appelonsle donc ainsi) est un voleur récidiviste agrégé dans la spécialité ''vol de mouton''. Ainsi, dès que s'annonce la fête de Tabaski, notre larron incorrigible retrouve sa vocation, en se transformant en véritable bête noire des propriétaires de mouton. Imaginez-vous que ce monsieur a été arrêté et incarcéré l'année passée à la même période, à quelques jours de la fête de Tabaski, pour le même forfait. Et voilà que cette année encore, il se fait prendre à la bonne heure, la main dans les…poils ! Et notre ''Maïssagué'' (ou si vous voulez ''Maïrago''…) n'est pas le seul cas illustratif en la matière. Il y a aussi l'exemple de ce monsieur qui a pousser l'outrecuidance jusqu'à voler le seul bélier de sacrifice dont disposait son beau-père, en l'emportant sur sa nuque. Ce dernier a beau nier être lié aux malheurs de sa belle-famille, la preuve est là, réelle et indéniable : des poils identiques à ceux de la robe du mouton du ''vieux père'' qui se sont mêlés à la chevelure hirsute du vilain beau-fils !

A propos, sans jouer au ''profiler'' ou nous ériger en donneur de leçon en matière d'investigation policière, nous disons qu'en matière de vol de mouton, les indices sont faciles à trouver pour confondre un suspect. Il suffit de passer les habits et les cheveux du prévenu aux peignes fin pour déceler des restes de la pelure de la bête volée. C'est une piste sérieuse à prendre en compte.

Assane Soumana

28 Novembre 2008
Publié le 28 Novembre 2008
Source : Sahel Dimanche

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15