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vendredi, 05 décembre 2008 07:12

L’Air du temps • Fête du mouton : gare à la gloutonnerie !

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Tabaski_nigerA trois jours de la fête de Tabaski, communément appelée la ''fête du mouton'' l'atmosphère affiche déjà tous les ingrédients du branle-bas des préparatifs. Même si pour les pères de famille les esprits restent absorbés
par la problématique de l'acquisition de l'incontournable mouton de sacrifice, les femmes et les enfants n'entendent pas concéder une quelconque dérogation pour ce qui est des dépenses vestimentaires et autres accessoires d'ordre purement secondaire. Ceci explique l'affluence qui règne déjà aux alentours du Petit marché et au Grand Marché de Niamey. Au Petit marché, centre d’approvisionnement en condiments et en légumes par excellence, la situation prend des tournures plutôt irritantes avec des embouteillages déconcertants tout au long du marché. Un véritable casse-tête pour les automobilistes qui ne savent plus où donner du volant afin de se frayer un passage entre la file de véhicules et la marée humaine intarissable ! Autant dire que les Niaméens ne veulent pas failli à la tradition qui fait que chaque fête apporte son lot de dépenses périphériques. Des extravagances dont on pouvait bien se passer s'il n'y avait pas le spectre du qu'en dira-t-on.

Et au jour ''J'', quelle aubaine pour les goinfres et autres grands amateurs de la chair tendre du mouton ! Aussitôt l'animal dépecé, les bambins commencent à faire la ''fête''. Dans un sursaut de voracité peu contenue, ils se jettent sur les trippes et autres ''morceaux choisis'' pour préparer des brochettes : vite grillées, vite englouties… Et le lendemain, jour consacré à la distribution de la viande du succulent méchoui de Tabaski, l'heure est au festin dans tous les foyers. Laissant libre cours aux démons de la gourmandise, certains gourmets, enfants et adultes, se jettent sur la viande comme pour calmer leur appétit longtemps contenu, faute de quoi se mettre sous la dent. Arrachant les morceaux les plus dodus, par-ci et par-là, ces derniers engloutissent des quartiers entiers de méchoui avant même la fin du partage sans se soucier du regard envieux des nuées de mendiants et autres quémandeurs de viande qui investissent les concessions. Mais, comme le dit l'adage, l'excès de tout est nuisible. Ainsi, en peu de temps qu'il n'en faut, certains goulus commencent à payer le prix de leur gourmandise. C'est le début d'un véritable supplice qui se traduit, le plus souvent, par une rude bousculade aux portes des…sanitaires. Comme quoi, la viande oui, mais à consommer avec modération.

Assane Soumana

 

Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15