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vendredi, 17 avril 2009 08:26

L’air du temps : quand le business se conjugue au féminin pluriel

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Femmes_Business_NigerGérance de télécentres, de magasins d'alimentation générale et autres maquis, promotion de produits divers, vente de cartes prépayées, de tickets de loterie ou de produits pharmaceutiques… Autant dire que, de nos jours, les jeunes filles sont déterminées à prendre leur avenir en mains. A l'image des hommes, elles excellent dans les métiers les plus prenants,
pourvu qu'ils leur permettent de se mettre à l'abri du besoin, source de toutes sortes de déboires. Déjà, dans le domaine du commerce des effets vestimentaires (pagnes, bazins et autres), les jeunes commerçantes se sont rendues…maîtresses du terrain. Sans doute lassées par les fausses promesses des hommes, nombreuses sont nos jeunes sœurs qui se sont lancées dans les affaires. Ainsi, elles vont régulièrement jusqu'au-delà de nos frontières, au Ghana, Nigeria, Togo, Bénin et Mali pour s'approvisionner en diverses marchandises. Dans cette farouche bataille qui rejoint fort opportunément la nouvelle politique axée sur l'autonomisation économique de la femme nigérienne, ces ''businesswomen'' s'affirment remarquablement, allant jusqu'à investir des domaines d'activités longtemps réservés aux hommes. Remarquez qu'aujourd'hui, dans chaque village nigérien, vous trouverez de jeunes demoiselles exerçant courageusement, et avec toute la ténacité requise, les professions d'enseignantes ou d'animatrices de projets. Ces dernières, qui ont troqué le pagne pour enfiler le pantalon, enfourchent quotidiennement de grosses motos pour parcourir villages et hameaux des plus reculés dans le cadre de leur service. Comme n'importe quel quidam !...
Au rythme où vont les choses, il ne serait plus drôle de voir nos sœurs s'imposer dans des domaines comme la maçonnerie, la menuiserie et la soudure. Après les femmes pompistes, mécaniciennes, taxiwomen et conductrices de bus, quoi d'autres? Nos sœurs ayant compris l'adage selon lequel ''il n'y a pas de sot métier'', il ne serait plus étonnant de voir de jeunes nigériennes exerçant le métier de porte-faix ou ''kaya-kaya'', déchargeant des cargaisons de ciment ou de céréales. Toute cette métamorphose doit être bien accueillie, voire encouragée, dans un pays comme le nôtre où les femmes, par leur supériorité numérique et leurs compétences, ont un grand rôle à jouer dans le développement de  notre pays.

Assane Soumana
17 avril 2009
Publié le 17 avril 2009
Source : Sahel Dimanche
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15