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vendredi, 10 juillet 2009 07:46

L’Air du temps : l'heure de vérité

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Examen_NigerDepuis mercredi dernier, les candidats aux examens du Baccalauréat se creusent la cervelle dans les salles d'examen en affrontant les différentes épreuves. Comme  on peut le dire, c'est l'heure de vérité. Dans les salles, l'atmosphère est chargée de pesanteurs.
Pour les candidats consciencieux, c'est-à-dire ceux-là qui ont bien préparé leurs examens en se prêtant au calvaire des nuits blanches et des révisions intenses, la délivrance sur les copies d'examen s'annonce plutôt douce. En revanche, pour ceux qui, comme la cigale, ont passé toute l'année à chanter et à danser aux airs du rap dans l'ambiance des ''fadas'' et des dancings de la capitale, l'inquiétude règne. Seuls face aux épreuves, ces derniers réalisent que c'est tout leur destin qu'ils ont en main. Et comme l'ère du fameux ''tuyau'', fait de tricherie et de toutes sortes de fraudes, est aujourd'hui révolu au Niger, on ne peut compter que sur soi-même et sur ce qu'on a pu assimiler, enregistrer et sauvegarder dans le ''disque dur'' de son intellect.
C'est dire qu'en ces instants pathétiques où il s'agit simplement d'interroger la mémoire centrale de son ordinateur de bord (la tête !) pour résoudre des équations, la surprise est d'une grande ténacité chez ceux qui n'y ont rien enregistré. Alors, il faut les voir dans les salles, littéralement noyés dans l'angoisse, la mine ténébreuse. Tournant et retournant leur copie, ils cogitent en grignotant le bout du stylo, griffonnent quelques mots ou paragraphes, les lisent et relisent, puis déchirent le brouillon pour reprendre tout à zéro. Et plus les minutes s'écoulent, plus la cervelle se met à ''bouillir'' sous les effets conjugués de la confusion, de l'angoisse et du regret. Ha ! Qu'ils auraient bien voulu qu'on leur demandât plutôt de disserter sur la vie et les caprices d'un de ces célèbres rappeurs américains. A coup sûr, ils vous auraient rempli des pages. Ce n'est pas le cas, et c'est du sérieux.
Nostalgie, quand tu nous tiens !...Mais où est donc passée cette rage infaillible de réussir qui, à l'époque, caractérisait les candidats au Bac ? Ces candidats pour lesquels, on se rappelle encore, la réussite était perçue comme un défi crucial à relever absolument. Aussi, décrocher le Bac (pour utiliser l'expression consacrée de l'époque) était, d'abord et avant tout, une question d'honneur personnel. Apparemment, avec cette nouvelle génération dite ''consciente et conscientisée'', rien ne se passe plus comme avant. Et c'est bien dommage…

10 juillet 2009
Publié le10 juillet 2009
Source : Sahel Dimanche
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15