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vendredi, 04 septembre 2009 10:15

L’air du temps : Sous le parapluie du ciel…

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Ramadan_MoubarakLe mois béni du Ramadan avance, lentement et inexorablement. Chaque jour qui passe nous rapproche inéluctablement de l'orée de la fête du Ramadan. Cette année, nous devons remercier Allah le Tout Puissant de nous avoir gratifiés d'un ciel clément
qui nous a couverts de son immense manteau de nuages contre les dards incandescents du soleil du Sahel, facilitant ainsi l'accomplissement de cette œuvre de grande piété qu'est le jeûne de Ramadan. En effet, depuis le début de ce jeûne,  les fidèles ont baigné dans l'atmosphère enchanteresse du beau temps ambiant. Ce qui fait que cette année, oubliées les jérémiades et autres récriminations sans fin des fidèles tenaillés par la soif et la canicule. De même que ce climat de fraîcheur a permis d'éviter un ralentissement des activités, comme c'est le cas en règle générale. En effet, de tout temps, le soleil a été pris comme un bon prétexte par certains jeûneurs qui ne se gênent pas pour dresser leur camp au fond de leur lit, la journée durant, pour ne pointer le nez dehors que le soir, au moment où toutes les oreilles sont tendues à l'écoute de l'appel du muezzin annonçant l'heure de la rupture du jeûne. Dans ce contexte, on pourrait fort bien se passer de l'exercice du décompte des      longues heures (ou des journées) de privation. Aujourd'hui, en plein moitié du mois de Ramadan, pour certains, les préoccupations sont plutôt portées sur les voies à suivre et les moyens à mettre en œuvre pour s'offrir les incontournables habits de fête imposés par une certaine tradition qui veut que le jour de la fête, toute la famille soit vêtue d'habits flambant neuf. Ainsi, pour les pères de famille qui se voient dans l'absolue obligation de  fournir aux bambins et à leur maman des habits dits de ''dernier cri'', on peut affirmer que pour un grand nombre d'entre eux ne disposant pas encore des moyens requis, l'heure est chargée d'interrogations. Le drame, c'est qu'en la matière, il faut non seulement s'exécuter, mais il faut le faire vite avant que les visages ne commencent à s'assombrir autour de vous.
Conscients du fait que l'habit de fête n'est pas négociable chez les enfants ni chez les femmes, les hommes se trouvent actuellement lancés dans la quête sans merci du fonds nécessaire à son achat. Agacés par la progéniture par-ci et  tiraillés par  la bien-aimée par-là, certains  ''maïdjida'' se voient dans l'obligation d'emprunter toutes les voies de recours, même l'endettement et l'arnaque pour rassembler la somme requise afin d'éviter la tempête conjugale même extra.
Assane Soumana
04 Septembre 2009
Publié le 04 Septembre 2009
Source :
Sahel Dimanche
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15