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vendredi, 04 novembre 2011 08:51

L’air du temps : soucis des uns, enthousiasme des autres

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Tabaski_2011_2Dimanche prochain, la communauté musulmane de notre pays célébrera la fête de tabaski. A l’avant veille de l’échéance, les signes du     branle-bas des préparatifs se ressentent dans les différents marchés de la capitale. Au Petit marché particulièrement, ça commence déjà à
grouiller de monde. Et les heures à venir nous en édifieront davantage sur l’enthousiasme des Niaméens à accueillir l’événement. Comme à l’accoutumée, ce marché qui passe pour être le centre commercial des condiments par excellence renoue subitement avec la clameur des préparatifs de la fête du mouton. Femmes, hommes, enfants et vieillards y afflueront durant ces deux jours qui nous séparent de la fête, les uns pour acheter les condiments indispensables dans la préparation du mouton, les autres pour s’approvisionner en ustensiles de cuisine ou en habits de fête. Dans le lot, il a aussi les petits maraudeurs qui se fondent dans la foule pour soutirer les biens des honnêtes citoyens. Résultat, l’atmosphère devient de plus en plus asphyxiante et l’impasse devient totale. Avec les files de clients dans les couloirs du marché, des étalagistes qui occupent tous les abords du marché, les vendeurs ambulants, les charretiers et autres colporteurs qui fourmillent à l’intérieur et tout autour du marché, la circulation devient un véritable casse-tête pour les usagers qui s’y aventurent.  Paradoxalement, les marchés et les différents points de vente de bétail connaissent une relative timidité. Tout semble dire que, pour le moment, les gens ne s’empressent pas pour se procurer du mouton de sacrifice. Ce qui pourrait s’expliquer par la crainte qu’inspirent les voleurs de mouton qui retrouvent leur vocation en cette période propice à leur sombre besogne. Aussi, dans la perspective d’une ruée générale vers les marchés du mouton à la veille de la date buttoir, il est fort probable que l’on assiste à une brusque envolée des prix, comme ce fut le cas au cours des années antérieures. En attendant, les vendeurs de bétail attendent au tournant, prêts à imposer leur diktat à la clientèle au gré de la force de la demande. Au cas, échéant, ils devront faire contre mauvaise fortune bon cœur en se pliant aux principes de l’implacable loi du marché, en acceptant de vendre à des prix moins chers qu’ils ne l’espéraient. Et quand viendra le jour ‘’J’’, on relègue aux oubliettes tous les soucis endurés pour fêter dans la communion et l’agresse. La joie est surtout grande chez les plus petits qui trouveront là l’occasion de se gaver sans retenue. Brochettes et autres morceaux de viande bien choisis seront engloutis tout au long de la journée et du lendemain, jour du partage des méchouis. Et après, il faut gérer les désagréments liés à l’abus de la viande…

Assane Soumana

04  novembre 2011
publié le 04  novembre 2011
Source : Sahel Dimanche
Dernière modification le mardi, 28 février 2012 13:15