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vendredi, 02 décembre 2011 11:18

L’air du temps face à la responsabilité

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Medias_NigerLes organisations du monde des médias ne baissent pas les bras dans la lutte pour l’approfondissement de la liberté de la presse. Mercredi, un nouveau pas décisif a été franchi au Niger, avec la signature par le Président Issoufou Mahamadou, de la déclaration dite de la ‘’Montagne de la Table’’. Cette

Déclaration, il importe de le préciser, milite en faveur de l’abolition des lois pénales concernant les délits de diffamation et d’insulte et vise à replacer la liberté de la presse au cœur des discussions en Afrique. Comme on le voit, l’enjeu est de taille. Aussi, vous mesurez toute l’importance de ce geste, qui avait toute la charge de la solennité et du courage politique. En effet, en apposant sa signature sur ce document, le Chef de l’Etat, qui est le premier homme d’État à avoir adopté cette déclaration, marquait sa totale adhésion à la consécration de la liberté de la presse dans notre pays. Quand on se rappelle qu’en juin 2010, notre pays  a déjà adopté la loi portant dépénalisation des délits commis par voie de presse, on réalise à quel point, par ce geste, le Niger a fait une avancée remarquable en la matière. Témoin direct de ce geste, et en tant qu’homme de média, nous avons suivi la scène avec un mélange d’enthousiasme et de doute. Enthousiasme de voir à quel point l’on peut faire confiance aux hommes de médias pour faire face à leurs responsabilités de leaders d’opinion ; doute de pouvoir jurer que la corporation pourra relever le défi en tâchant d’assumer, pleinement et sans faute, ces lourdes responsabilités qui pèsent sur ses épaules.

Responsabilité. Le mot est lâché !... Autant il est légitime que la presse aspire à plus de liberté, autant il est juste qu’on attende d’elle de faire preuve de responsabilité. Sur ça, point d’équivoque... Mais, à l’épreuve des faits, (et là, je pense que nos confrères nous en sauront gré), force est de constater que, dans certains cas, la réalité est aux antipodes du principe. Pas besoin de trop nous étendre là-dessus…Tout ceci, pour dire que la balle est désormais dans notre camp. Il nous revient à tous de mesurer le sens et la portée d’un tel geste et d’agir en conséquence : informer en toute responsabilité ! Assumer cette mission est certes difficile, mais le chemin est assez bien balisé pour éviter les pièges de l’égarement. Car, nos précurseurs ont déjà fait l’essentiel du travail en créant un code d’éthique et de déontologie du métier, mais aussi des méthodes d’approche assez pratiques pour éviter de sombrer dans le délire et la dérive. Et ces instruments sont largement vulgarisés dans toutes les écoles de journalisme, ainsi qu’au sein des rédactions, pour montrer au journaliste ce qu’il faut faire et ce qu’il faut se garder de faire, pour mieux honorer ce noble métier. C’est avant tout une question de bon sens. Mais enfin….
Assane Soumana

02 décembre 2011
publié le 02 décembre 2011
Source : Sahel Dimanche  

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Dernière modification le mercredi, 29 février 2012 15:15