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vendredi, 13 janvier 2012 22:43

L’air du temps : crise du mariage à Niamey

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Mariage_2010_

Célébré avec enthousiasme et surtout à grandes pompes, le mariage n’en est pas moins sujet, de nos jours, à de multiples problèmes. Pourtant, d’aucuns ont voulu croire, qu’avec tout le cortège de dépenses connexes incompressibles qu’il implique, le mariage

pourrait cimenter les bases de sa pérennité sur le credo des sacrifices financiers consentis. Erreur !...La réalité est tout autre. D’ailleurs, tout semble nous dire que, plus le mariage est célébré dans l’euphorie et la bombance, moins il est viable. Raison ? Sans doute que, sous l’emprise du goût amer des dépenses ruineuses, les ‘’ango’’ ont du mal à tolérer la moindre indélicatesse de la part de cette ‘’amaria’’ qui lui a coûté toute une fortune. Et nous voilà dans l’ère des liaisons de plus en plus éphémères. Comme si un malin génie jouait à défaire les nœuds sacrés, pourtant solidement scellés devant témoins, la quasi-majorité des mariages célébrés avec ardeur et à grands frais, ne franchit même pas le cap de la première année de vie conjugale. Aussi, de façon quasi-quotidienne, nous assistons au départ d’une jeune mariée, conduite au domicile de son ‘’heureux élu’’ dans la clameur du cortège et des klaxons, pour la voir revenir quelques mois seulement après, se pavanant dans le quartier, sans gène ni regret.

Vouant carrément aux oubliettes les mille et un conseils de culture de la patience et de la tolérance mutuelle, proférés par les sages, à l’occasion du mariage, nos jeunes couples n’en font qu’à leur tête. Si ce n’est pas Monsieur qui fait volte-face en étalant au grand jour tous ses défauts cachés, c’est

Madame qui commence à faire des siennes en haussant le ton ou en multipliant les fugues et les impairs. Ainsi, de bagarre en bagarre, on finit par plier bagages et rejoindre la maison parentale.

Retour à la case de départ… Et on rejoint aussitôt la grande masse des divorcées qui parcourent les coins chauds de la ville en livrant la chasse aux maris d’autrui. D’où l’expansion du nouveau mot d’ordre ‘’bédjé kourgné wanney’’, actuellement très en vogue chez les ‘’gabdi’’ de la capitale.

Assane Soumana

 

13 janvier 2012
publié le 13 janvier 2012
Source : Sahel Dimanche {sidebar id=1}

Dernière modification le mercredi, 29 février 2012 15:15