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samedi, 21 avril 2012 12:53

L’air du temps : dans nos rues, comme dans la jungle…

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Circulation R NiameyChassez le naturel, il revient au galop…En dépit de toutes les dispositions règlementaires, des règles très claires du code de la route, ainsi que des lamentations sans fin des usagers, il est pratiquement difficile de circuler à Niamey en toute aise, sans se heurter à

l’indélicatesse d’un chauffard sans vergogne qui vous imposera de longues minutes d’attente au niveau d’un carrefour. Il se trouve en effet, qu’en plus du fait que nos infrastructures routières accusent de réelles insuffisantes face à la croissance vertigineuse du parc automobile pour permettre un bon drainage du trafic au sein de la capitale, certains conducteurs en rajoutent au calvaire quotidien des usagers, en brillant par leur désinvolture, à la limite du mépris, à l’égard des autres. C’est le cas que nous avons vécu, grandeur nature, et avec nous tous les autres automobilistes et motocyclistes ayant eu le tort d’emprunter, mardi dernier, aux environs de 14 heures, la voie principale allant du Grand marché vers le Cinéma Soni Ali Ber. En effet, à cette heure de pointe, une dizaine de camions transportant des marchandises, sans doute appartenant à un commerçant officiant dans les environs, a littéralement brûlé la politesse aux autres usagers en bloquant le passage pendant des heures. Piétinant les règles les plus élémentaires du code routier en matière de stationnement, et avec elles les droits des autres citoyens, les camionneurs ne se sont pas du tout gênés pour stationner leurs bahuts en plein milieu de la chaussée. Et comme le ridicule ne tue pas, quand vous leur faites remarquer qu’ils occupent la voie, ils vous demandent gaillardement si vous, vous  avez acheté cette route pour votre usage personnel.

Devant cette indélicatesse des camionneurs, les autres usagers laissés à leur triste sort n’ont eu d’autre choix que d’abandonner la rue pour chercher d’autres passages, quitte à se faufiler dans les ruelles du quartier. Tout ceci montre à quel point la confusion règne dans cette jungle de la circulation urbaine à Niamey où, en dépit des mises en garde mille fois renouvelées, les camionneurs continuent de prendre en otage les rues de la capitale. Que dire, sinon que les vieilles pratiques ont vraiment la vie dure dans notre pays. Depuis des années qu’on se plaint de la circulation des camions au sein de la ville de Niamey, rien n’y fait. En dépit des textes élaborés pour l’interdire et des dispositions pratiques prises pour accueillir ces gros porteurs dans des espaces emménagés à  grands frais à la périphérie, le problème ne fait que redoubler d’ampleur, augmentant les risques de se faire écraser en pleine circulation par un gros porteur. La question que tout le monde se pose, c’est de savoir s’il est vraiment si difficile que ça de dégager, des rues du centre ville de Niamey, tous ces gros porteurs qui y circulent et stationnent en toute anarchie. Franchement, nos amis de la police chargés de la circulation routière doivent sévir, et sans faiblesse, pour nous épargner les risques et désagréments liés aux mouvements de ces dangers publics ambulants que sont les camions. Faire respecter scrupuleusement la réglementation et l’esprit et la lettre du Code routier. C’est ce travail là qu’on attend des agents de la circulation, et non autre chose….

Assane Soumana

21 avril  2012
Publié le 20  avril  2012
Source : Sahel Dimanche

Dernière modification le samedi, 21 avril 2012 13:15