samedi, 07 juillet 2012 09:13

L’air du temps : jeunesse, vacances et loisirs

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Après la publication des résultats des examens de fin d’année scolaire, marquée par la joie des uns et l’amertume des autres, l’ambiance est subitement devenue torride au sein de la capitale. Comme à chaque fois, pendant la période des grandes vacances, on assiste à un

réel regain de vivacité au sein de la capitale. Exit la crispation, place aux loisirs ! Désormais, les jeunes disposent de tout leur temps pour s’adonner, à cœur joie, à toutes sortes de passe-temps. Et comme l’on sait, pour s’offrir de belles parties d’évasion, cette génération excelle dans l’innovation. Ainsi, aux parties de thé ou de ‘’niébé’’, viennent s’ajouter d’autres loisirs excursions aux bords du fleuve et autres bringues improvisées. Faisant feu de tout bois, tout est prétexte pour se rencarder dans les fadas. D’autres plus frétillants, se ruent à la fameuse plage de la ‘’Pilule’’ pour une belle ‘’fiesta’’ en nocturne.

Dans un cas comme dans l’autre, les conséquences sont les mêmes : le retour du vacarme et de l’extravagance d’une jeunesse qui ne cesse de nous étonner ! A longueur des nuits, ça danse, ça crie et ça bourlingue dans les quartiers, soumettant ainsi tout le voisinage à la rude épreuve du tapage nocturne. Mais là  n’est pas le plus grave !... Le plus grave avec ces parties de loisirs, ce sont les actes peu recommandables qui y sont liés. Car, dans la plupart des cas, l’organisation des parties de ‘’niébé’’ se fait au prix de mille larcins. Ainsi, étant entendu que chaque participant est appelé à apporter sa part de contribution dans la constitution des ingrédients de la cuisine,  beaucoup d’entre eux n’hésitent pas sur les moyens d’en acquérir. Attention donc au retour en force du ‘’djôgol’’, un euphémisme utilisé par les adolescents pour cacher toutes sortes de larcins et de maraudage qui peuvent créer un malaise et de la suspicion dans les foyers.

Mais les vacances, c’est aussi la saison des réjouissances intempestives de mariage avec tout ce qu’elles comportent comme ingrédients, en termes de turbulences liées notamment à la valse infernale des cortèges organisés pour accompagner les jeunes mariées à leur domicile conjugal.  Au regard des risques réels d’accidents qui l’entourent, ces cortèges de mariage sont aujourd’hui synonymes de craintes et d’insécurité publique. Comme quoi, en cette période dominée par le réveil des démons, à  peine endormis, de l’espièglerie et de l’incurie,  c’est le cas de se mettre à l’abri.

Assane Soumana 2Assane Soumana

07 juillet 2012
Publié le 06 juillet 2012
Source :
Sahel Dimanche