dimanche, 19 août 2012 07:02

L'air du temps : la veille, la fête et le lendemain...

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Assane Soumana 2M. Assane SoumanaJour après jour, le mois béni du Ramadan s'est écoulé, dans la diète et la privation. Aujourd'hui, alors que nous nous trouvons dans le tournant décisif qui annonce la fin du parcours, c'est une nouvelle épreuve qui se présente pour les pères de famille. Il s'agit des multiples défis liés aux préparatifs de la fête de l'Aïd El Fitr.

Et là, le problème se pose beaucoup plus en termes de moyen que de l'opportunité de sacrifier à une certaine tradition qui impose un certain nombre de dépenses incompressibles afin de mieux contenter la famille.
Pour la fête de Ramadan, il s'agit essentiellement de satisfaire les revendications d'ordre vestimentaire pour madame et les enfants, mais aussi à celles liées à la préparation des succulents mets du repas de fête. Sur ces deux, sans faire couler les larmes des bambins, ou même souvent de madame. L'heure est actuellement au branle-bas des préparatifs chez les vendeurs d'effets vestimentaires et dans les ateliers des tailleurs et autres menuisiers.

Mais, comme beaucoup d'observateurs ne peuvent le soupçonner, en cette période, le climat devient particulièrement délétère chez les jeunes. En effet, les charges liées aux incontournables habits de fête que les prétendants sont appelés à offrir à leur bien-aimée et autres dépenses connexes sont très consistantes ; assez pour empoisonner l'atmosphère entre beaucoup de fiancés. Car, pour certaines filles, la question du cadeau nécessaire à l'achat de la tenue de fête se pose en termes de préalable pour la suite à donner aux relations.

Et comme, en règle générale, les filles réclament du bazin de ''high quality'', l'épreuve s'annonce encore plus délicate. Sans ambages, et sur un ton de menace à peine voilée, certaines filles vous diront : « monsieur, le Ramadan passera et on verra ce que sera la suite !... ». Devant un tel langage, les mecs n'ont d'autre choix que de s'exécuter. Il faut alors chercher, mettre la main dans un trou s'il faut, pour honorer la requête. Et comme l'occasion fait le larron, beaucoup de nos sœurs en font une vraie traite. Aussi, pour ces dernières, c'est le cas de refaire carrément la garde-robe en ''piochant'' ici et là auprès de la multitude de fiancés dispersés dans la ville.

 Assane Soumana

19 août 2012
Publié le 17 août 2012
Source : http://www.lesahel.org

Dernière modification le dimanche, 19 août 2012 07:31