vendredi, 21 septembre 2012 21:32

L’air du temps : quand s’annonce la rentrée des classes…

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Education Niger Décidément, comme à l’accoutumée, le second semestre de l’année n’est guère de tout repos pour les pères de famille sur le plan des dépenses. En effet, à peine sortis des stigmates de la saignée financière du jeûne et de la fête

de Ramadan,  les pères de famille doivent affronter les incontournables dépenses liées aux préparatifs de la rentrée scolaire. Et ce n’est pas un petit jeu: les dépenses sont multiples, lourdes et surtout impératives !... Ainsi, en plus des frais d’inscription et de fournitures scolaires, les parents doivent aussi s’acquitter des charges relatives à l’achat des habits de la rentrée, sans compter la tenue scolaire.
Cette année particulièrement, la situation s’est sensiblement aggravée avec les inondations qui  ont provoqué des dégâts ayant poussé plusieurs familles à élire domicile dans les écoles. Pire, ces dégâts ont sérieusement grevé le budget de milliers de familles. Mais les exigences de l’éducation des enfants ignorent les pesanteurs du moment. Car, les responsables des établissements privés qui accueillent une bonne partie des effectifs ne font guère de cadeau. Pour donner une chance à  sa progéniture  à  aller dans ces écoles, il faut vider le fond de la…gibecière. En effet, comme par malheur, ces dernières années, les tarifs d’inscription ne font que grimper au niveau des établissements. Même si les frais d’inscription restent le ‘’plat de résistance’’ du menu des dépenses liées à la rentrée scolaire, ils sont loin d’être les plus difficiles à digérer pour les parents les moins démunis. En effet, il s’y ajoute d’autres charges connexes non négligeables. Pour certains, les enfants vont jusqu’à  formuler d’autres doléances portant sur l’achat des moyens de locomotion pour affronter le long parcours entre l’école et le domicile. Aussi, pour s’épargner la rude corvée du ‘’ramassage’’ des enfants, on achète vélo, moto, voire, dans certains cas, auto pour contenter sa progéniture. Bref, un véritable…examen de passage pour les parents ! Et ce n’est pas fini. Car, aussitôt passé le cap de la rentrée des classes, s’annonce une autre épreuve non moins stressante : la fête de la Tabaski, avec l’incommensurable quête du précieux mouton de Tabaski. Un autre impératif qui apporte pressions et lésions au sein des familles où l’achat du mouton ne vous dédouanera guère de l’achat des habits de fête. Galère !....
Assane Soumana

21 septembre 2012
Publié le 21 septembre 2012
Source : Sahel Dimanche

 

Dernière modification le vendredi, 21 septembre 2012 21:43