dimanche, 20 janvier 2013 22:17

L’air du temps : traqueurs traqués…

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islamiste Niger   Depuis le déclenchement de l’opération ‘’Serval’’ visant la reconquête de l’intégrité territoriale du Mali, le vent semble avoir changé de direction pour les ‘’barbus’’ qui se faisaient le malin plaisir de traumatiser quotidiennement les populations innocentes vivant dans les villes assiégées du Nord Mali.

Sous la puissance de feu des Rafales français, les assaillants sont désormais sur le qui-vive. Constamment hantés par les vrombissements des chasseurs bombardiers et des hélicoptères français, les ‘’hommes en boubou et à la barbe pendante’’ qui, depuis bientôt dix mois, semaient la terreur sur les paisibles citoyens, connaissent des moments d’angoisse. En effet, suite aux bombardements intenses de leurs positions dans plusieurs localités, les bourreaux, qui durant près de dix mois, marchaient gaillardement dans les rues de Gao, de Kidal et de Tombouctou en brandissant leurs gros fusils, se font de plus en plus discrets dans ces villes du nord quand ils ne les ont pas déjà  désertées. C’est désormais, à leur tour de se terrer. La panique règne ! Aussi, témoigne un habitant de Tombouctou, à la moindre alerte, ils détalent pour se fondre parmi ces mêmes populations qu’ils martyrisaient il y a seulement quelques jours. Les uns se cachent dans les maisons, et les autres dans les écoles ou autres lieux publics. Même en temps normal, ça rase les murs. "Ils ont enlevé les drapeaux noirs de leurs pickups et ont acheté  des habits pour pouvoir mieux se fondre dans la populations. Ils ont même abandonné les check-points aux abords de la ville", confie un témoin. Il se raconte même que beaucoup d’entre eux se sont débarrassés de leur accoutrement de combattant et de cette longue barbe qui leur dévorait le visage, pour arborer un look plutôt  débonnaire.

 

Occupés à  se ‘’chercher’’ sous la menace perpétuelle des bombardements, les éléments de la tristement célèbre ‘’police islamique’’ ne  s’occupent même plus de contrôler les civils ou si les femmes portent bien le voile.  A Gao, c'est l’heure de la délivrance. Comme pour défier les bourreaux d’hier, les femmes sont sorties dans la rue et se sont débarrassées de la burqua qui leur était strictement imposée. Devant ces scènes de défiance, tout semble dire que le chasseur est en passe de devenir le gibier…

Assane Soumana

20 janvier 2013
publié le 17 janvier 2013
Source : Sahel Dimanche

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Dernière modification le lundi, 21 janvier 2013 07:12