vendredi, 22 février 2013 12:31

L’air du temps : dans la joie et le fair-play

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C’est aujourd’hui même, dans quelques heures, que les lampions de la 34ème édition du Sabre national de lutte traditionnelle s’illumineront à Niamey, la capitale. A partir de là, et ce pendant tout le temps que dureront les compétitions, les amateurs de la lutte afflueront matin et soir vers l’arène de lutte traditionnelle.

Et dans le reste du pays, les mordus de la lutte traditionnelle (et ils sont très nombreux !), seront de la partie pour vivre le suspens des combats. Ces derniers ne rateront aucun détail des combats qui opposeront les gladiateurs au sein de l’arène, la magie des ondes radiophoniques ou télévisuelles aidant. A la maison, au bureau comme dans la rue, les inconditionnels de la lutte resteront suspendus à  la frénésie des combats, le poste radio collé à la tempe. Avis donc aux automobilistes qui devront faire preuve de plus de vigilance pour éviter les passants qui pourront traverser la voie publique, l’esprit à l’arène et le corps en plein centre d’un carrefour ! Symbole d’un scénario catastrophe…

 

Mais la lutte, c’est surtout le challenge entre les lutteurs venus des différentes régions du pays. Pour les inconditionnels de la lutte traditionnelle, le suspens sera total et les pronostics iront bon train. Il faut constater que ces dernières années, les arènes sont dominées par des nouveaux rois. Il s’agit de cette nouvelle génération de lutteurs qui, contrairement à  leurs aînés des années 1980, comptent plus sur leur force physique appuyée de leurs bagages techniques que sur les amulettes et le soutien des forces occultes. A ce titre, les amoureux du sport noble se souviennent encore des combats palpitants ayant opposé de valeureux lutteurs ayant fait parler d’eux lors de la dernière édition du Sabre national qui s’est déroulée à Maradi. Il est fort à parier que les combats qui mettront en scène des lutteurs comme Laminou Maidaba, Yacouba Adamou, Oumarou Bindigaou, Aboubacar Oumarou et Boubé Boureima, susciteront encore beaucoup d’engouement.
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Assane Soumana

22 février 2013
publié le 22 février 2013
Source : Sahel Dimanche