vendredi, 19 avril 2013 20:35

L'air du temps : petites pluies bienfaisantes

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Pluie niger SophieDécidément, la nature n’a pas cessé de nous surprendre. En effet, depuis quelques jours, les Niaméens ont goûté  au beau temps qui succède à la pluie. Déjà, trois pluies enregistrées au niveau de la capitale dans l’espace d’une semaine. La première pluie, qui a arrosé les quartiers sis au nord-ouest de la ville de Niamey, était assez consistante, allant jusqu’à laisser des flaques d’eau.

Idem pour la seconde qui aspergé une bonne partie de la capitale. Et celle d’hier, jeudi, a été perçue comme étant un signal fort de l’imminence de l’installation de la saison pluvieuse. Imaginez un peu la joie des habitants de la capitale qui, après avoir pris une belle raclée de chaleur torride depuis des mois, se retrouvent subitement sous le ‘’parapluie’’ d’une journée pluvieuse. Ah, le beau temps !... Dans les rues de Niamey, c’est un immense sentiment de soulagement qui s’affiche sur les visages, tandis que les enfants piaillent à cœur joie sur les terrains et autres espaces publics dans les quartiers. En un mot, le temps d’un après-midi pluvieux, la ville a gagné de plusieurs crans en vivacité. 

 

Sachant que nous ne sommes qu’en avril, un mois généralement caractérisé par la montée en flèche du mercure, l’on peut dire que ces quelques pluies généreuses arrivent à  un bon moment. Car, elles auront tout au moins eu le mérite d’adoucir le climat qui était secoué, depuis le début du mois de mars, par une forte canicule où le mercure oscille entre 41 et 45 degrés.

Pour l’explication de ces pluies assurément précoces, chacun y va de sa vision. Tandis que les uns parlent de simples pluies des mangues, beaucoup d’autres observateurs y voient les manifestations du changement climatique. Mieux, d’aucuns y perçoivent les signes avant-coureurs d’une saison des pluies très prometteuse. Quoi qu’il en soit, le résultat est là, et il s’énonce en un grand bonheur pour toutes ces bonnes âmes qui n’ont que trop enduré le supplice  de la vague de chaleur charriée, des jours et des mois durant, par les dards impitoyables Râ sahelien. Sans compter que ces pluies, aussi minimes qu’elles soient, viennent dissiper la crainte de certaines maladies contagieuses favorisées par la chaleur ambiante.

Assane Soumana

19 avril 2013
Publié le 19 avril 2013
Source : Sahel Dimanche

Dernière modification le vendredi, 19 avril 2013 22:14