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samedi, 27 avril 2013 18:25

L'air du temps : nos ancêtres, ces grands visionnaires !

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Assane Soumana 2M. Assane SoumanaLe Niger a célébré, le mercredi 24 avril dernier, la Journée de la concorde nationale. Cette échéance consacrée  à la consolidation de l’unité des cœurs et des esprits de l’ensemble des fils et filles de notre pays, le Niger, mérite une plus grande attention de la part de tout un chacun, tant, il est vrai que la sauvegarde des valeurs de paix, de fraternité et de cohésion sociale est une donnée importante, voire essentielle, dans l’édification d’une Nation.

Vivre en paix dans un climat de concorde nationale! C’est là une des plus grandes aspirations du peuple nigérien épris de paix et d’unité.  Et c’est grâce à  cette volonté partagée de vivre dans un climat de symbiose et de fraternité que les Nigériens ont su dompter et exorciser les démons qui, sous d’autres cieux, ont semé l’horreur et la désolation.

Pourrait-il en être autrement ? Pour mieux comprendre et se réjouir de cet état de fait, qui fait toute la particularité  de la société nigérienne, il faut se ressourcer dans les valeurs ancestrales profondes. En effet, en grands visionnaires, nos ancêtres ont eu la clairvoyance de tisser des liens de cousinage ou parenté  à plaisanterie entre presque tous les groupes ethniques qui composent la société nigérienne.  En quelque sorte, nos ascendants ont su fonder une véritable institution appelée à  jouer le rôle de régulateur de tension intra-communautaire. Le résultat est là : dans sa diversité, le peuple nigérien forme une unité, et le Niger une Nation une et indivisible !

En effet, s’inspirant de ce riche et solide héritage que nous ont légué les ancêtres, les enfants du Niger, imbibés de ces valeurs traditionnelles  accommodantes,  ne sont plus que frères et cousins.  Voilà qui explique pourquoi au Niger, l’unité nationale, la paix sociale, la fraternité, ne sont en rien de vaines expressions. Ces valeurs font désormais partie du quotidien des Nigériens. Aussi, quel plaisir d’assister à  des scènes de railleries, sur fond d’altercations verbales, sur un ton plutôt plaisant entre Peulh, Maouri et/ou Béri-béri ; Djerma-Songay, Bagobiri et Touareg, Gourmantché et Touareg, etc. Comme quoi, si le cousinage n’existait pas, il faudrait l’inventer...

Assane Soumana

27 avril 2013
Publié le 26 avril 2013
Source : Sahel Dimanche

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