vendredi, 20 septembre 2013 09:18

L'air du temps : Civisme et responsabilité !

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Mardi dernier, le Président de la République a procédé  à l’inauguration du premier échangeur de la ville de Niamey situé à la jonction du  boulevard Mali Béro et de l’avenue du Zarmaganda. La construction de cette œuvre gigantesque, appréciée de tous les citoyens de la capitale, intervient dans le cadre de l’exécution du programme ‘’Niamey Nyala’’. Un programme qui est entrain de changer, petit à petit, et de fort belle manière, le visage de la principale vitrine du Niger, qu’est la ville de Niamey.

Plus de 15 milliards d’espèces sonnantes et trébuchantes ont été injectées dans ce projet quasi pharaonique devenu depuis mardi une œuvre finie et mise à la disposition des Niaméens. En anticipant sur les bouchons et autres embouteillages qui  émailleront sans aucun doute le boulevard Mali Béro et toutes les routes avoisinantes, dans les années à venir, les autorités nigériennes ont effectué un bon diagnostic  de la situation. Et elles ont su, en construisant cet échangeur, apporter la thérapie qui lui sied. Après la route Est-Ouest, bientôt la route Goudel-Tondibiah, et bien d’autres projets encore, les échangeurs qu’envisagent de construire les autorités nigériennes permettront, en plus de l’embellissement de la ville, d’assurer à coup sûr, une fluidité de la circulation sur les artères de la capitale.  Ce sont des investissements colossaux, mûrement réfléchis, qui amélioreront le bien-être des habitants de Niamey. Cependant, il importe d’attirer l’attention des mêmes populations bénéficiaires de toutes ces infrastructures, sur le devoir sacré de les conserver aussi longtemps que possible, en adoptant un comportement responsable. La dégradation des routes et autres infrastructures publiques doit être vouée aux gémonies si nous voulons profiter réellement  des bienfaits de nos investissements. Nous constatons que certains pays de la sous région, avec lesquels nous partageons pourtant les mêmes réalités, vouent un respect quasi religieux aux infrastructures  publiques. Nous  devons  pouvoir  adopter  une telle attitude si nous voulons léguer à la postérité un bon héritage. Et puis, il faut dire que ce dernier temps,  certaines artères de la ville ont été transformées en circuits de formule 1, où des pseudos Earton Senna et Alain  Prost, véritables enfants gâtés, s’adonnent à des rallyes outrés, fauchant souvent mortellement  de paisibles usagers de la route. De   telles  pratiques dignes d’un autre âge ne doivent pas  être tolérées sur des installations de la trame de l’échangeur qui vient d’être mis en service. C’est un appel au sens du civisme et de la responsabilité de chacun et de tous.

 

Oumarou Moussa

20 septembre 2013
Publié le 20 septembre 2013
Source : http://lesahel.org/

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