vendredi, 18 octobre 2013 13:21

L'air du Temps : mettre fin à l’hécatombe

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Le phénomène est grave, et fait l’objet d’une grande préoccupation de la part des citoyens. En effet, il ne se passe pratiquement pas de jour où les services de la police ne dénombrent  des accidents de la circulation sur nos routes, particulièrement celles de la capitale. Chaque jour amène son cortège de blessés et de morts, semant la désolation et la psychose d’accident chez les usagers de la route.

Les services des urgences des hôpitaux de Niamey sont constamment inondés de personnes accidentées, au point où ils ne disposent  souvent même pas de lit pour les caser afin de pouvoir leur apporter les premiers soins. Sollicités de toutes parts,  infirmiers et médecins se  démènent comme de beaux de diables pour sauver  ceux qui peuvent l’être, et apporter du réconfort aux patients. Mais leur bonne volonté et leur abnégation, perpétuellement mises à rude épreuve, ne suffisent pas toujours pour calmer les incessantes plaintes des blessés et de leurs accompagnants. Cette situation, quotidiennement vécue dans les services des urgences  de nos hôpitaux, est pourtant évitable si tous les citoyens, en premier lieu les usagers de la route, adoptaient  des comportements responsables.

Il est aujourd’hui inutile de spéculer sur les causes des accidents qui émaillent nos routes. Elles sont archi-connues, aussi bien des services de la Police Nationale que du citoyen lambda. C’est entre autres, l’excès de vitesse, l’utilisation du téléphone au volant,  la non observance des dispositions du code de la route, et  suprême tare, l’indiscipline. En effet, la quasi-totalité  des accidents de la route qui surviennent dans la capitale est due à  l’indiscipline qui caractérise beaucoup de motards et conducteurs de véhicules: violation régulière des feux de signalisation et des panneaux d’arrêt, stationnement anarchique, conduite désinvolte sur une chaussée encombrée etc. La liste des imprudences de  nos conducteurs n’est pas exhaustive. Et comme les mêmes causes produisent les mêmes effets, les accidents sont légions. Pour arrêter  l’hécatombe, ou au moins pour en réduire la fréquence, certains pays africains ont emprunté la manière forte. En République Démocratique du Congo par exemple, cette année, le nombre d’accidents a baissé de 50%. En plus de la sensibilisation menée pendant deux ans sur tous les médias congolais, les autorités ont pris des mesures énergiques pour sanctionner certaines indélicatesses des usagers de la route. Et au bout de deux ans, les résultats sont probants. C’est certainement là une voie salutaire que le Niger pourrait aussi explorer pour solutionner ce fléau. Même si on annonce une courbe déclinante du nombre d’accidents enregistrés sur nos routes, il y a lieu de moraliser, avec les moyens adéquats, ceux qui s’obstinent  à porter atteinte à l’intégrité physique de leurs concitoyens.

Oumarou Moussa

18 octobre 2013
Publié le 18 octobre 2013
Source : http://lesahel.org/

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