vendredi, 29 novembre 2013 15:42

L'air du temps : Trêve de spéculations politiques!

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Assane SoumanaEt voilà, il ne manquait plus que ça !...Les vieux démons sont de retour ! Alors que le pays a commencé à savourer le bonheur d'un climat politique apaisé, depuis quelques semaines, on assiste à une cristallisation de la vie nationale sur la chose politique. Ils sont, aujourd'hui, beaucoup de nos compatriotes qui jubilent d'enthousiasme à l'idée de verser dans des spéculations sans fin sur les questions de politique.


Depuis le vote de la motion de défiance, le terrain est tout tracé pour nos impénitent ''chroniqueurs politiques'' pour se vautrer dans la soupe politico-politicienne assaisonnée de rumeurs et de délations. Ainsi, dans les salons cossus, dans les fadas, et dans les médias de la place, les commentaires vont bon train et la passion est très vive. Le plus agaçant dans tout cet embrouillamini, c'est de constater comment les gens aiment cette hystérie collective qui va jusqu'à nous détourner de nos nobles occupations. Il est en effet courant de voir des mordus de la politique se rencarder dans des bureaux ou des bistrots pour passer de longues heures à parler politique. Des séances de discussions oiseuses, voire souvent orageuses, où le verbiage creux et les allégations les plus fantaisistes sont au rendez-vous. Ce nouveau mal de l'ère démocratique, qui s'est s'emparé de bon nombre de nos concitoyens durant ces deux décennies d'exercice de la démocratie dans notre pays, est devenu une sorte de drogue pour certains de nos compatriotes qui semblent y tirer un grand plaisir.

Très sincèrement, cette obsession pour la chose politique qui semble caractériser notre pays n'arrange personne. Ni les acteurs de tous bords engagés dans cette guéguerre politico-, ni ceux qui les écoutent avec passion, encore moins le Niger. Aussi, il revient à chacun de comprendre qu'il y a un temps pour travailler et un autre pour faire la politique. C'est là un comportement qui est en passe de différencier notre pays des autres nations qui nous entourent. Voyez ce qui se passe par exemple au Ghana, et même, tout près de nous, où une fois les élections terminées et validées, tout le monde tourne le dos à la politique pour se consacrer à ses occupations quotidiennes. Ce n'est pas le cas chez nous où la politique ravit la vedette à la religion et aux plus nobles des métiers. Etant entendu que la politique n'est pas un métier, encore moins une source intarissable de ''mangeoire'', il est temps que les gens se ressaisissent pour se concentrer sur les chantiers du développement : notre développement et de celui du Niger. Puisse cet appel être entendu de tous...
Assane Soumana

 

29 novembre 2013
Publié le 29 novembre 2013
Source :  http://www.lesahel.org/

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Dernière modification le samedi, 30 novembre 2013 08:10