vendredi, 24 janvier 2014 13:40

L'air du temps : Les ‘’brouteurs’’ à l’affût sur la toile

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Brouteurs internetIl n’est jamais assez de prévenir les internautes crédules pour les aider à  se mettre à l’abri des coups tordus savamment ourdis par les cyber-arnaqueurs. Raison ? Ces derniers ne tarissent guère d’idées et de ruses pour réussir à  entrainer les ‘’gibiers’’ choisis dans l’engrenage de leurs pièges. Ainsi, de nos jours, la liste des délits perpétrés par le biais de la toile est insondable.

Les petits coups fourrés à la méthode Isabelle Chevalier, avec des gains en milliers d’euros à l’issue de tirages de tombolas imaginaires, ou alors la très populaire arnaque "wash-wash" de la mallette des billets noircis, ne font plus recette. De nos jours, les escrocs de la toile privilégient le chantage, la drague, la duperie sentimentale, la menace à la webcam, le Scam 419 "à la nigériane", et toute une panoplie de stratagèmes pour extorquer des fonds à leurs correspondants naïfs.
Dans des pays comme le Nigeria, le Ghana et la Côte-d’Ivoire, l’Internet est devenu un terrain de chasse idéal pour les ‘’brouteurs’’. Tapis dans leurs chambres noires ou  dans des cybercafés, ces accros du gain facile traquent leurs proies aux quatre coins du monde. Lancés à la recherche du "mugu" ("pigeon" dans le jargon ivoirien), les larrons du web écument l’univers de la toile à longueur de journées, redoublant d’initiatives et de modes opératoires. Il y a, par exemple, le ‘’phishing’’ ou la ‘’pêche aux victimes’’ qui consiste à expédier des courriels frauduleux invitant les correspondants à saisir leurs informations personnelles, souvent par le biais de formulaire à remplir, la finalité étant de récupérer les mots de passe ou les coordonnées bancaires. S’ajoute aussi le ‘’cash-back’’, une autre forme de fraude qui consiste, pour l'acheteur, à envoyer un chèque d'un montant supérieur au prix de l'objet vendu. Ce qui lui permettra de demander ensuite à être remboursé de la différence par mandat. Confiant, le vendeur envoie la somme avant de constater qu’en réalité, le chèque reçu a été volé ou falsifié. Il y a également le ‘’scam’’ ou ‘’ruse’’. Cette pratique frauduleuse très fréquente en Afrique consiste à faire miroiter une importante somme d'argent. Le ‘’scammeur’’ se présente généralement comme étant le seul descendant d'un riche célèbre qui aurait déposé plusieurs millions dans une compagnie de sécurité financière, et qui a besoin d'un associé pour l'aider à transférer les fonds. C'est un moyen de soutirer de l'argent à des personnes crédules rencontrées sur des sites de rencontres. Aussi, s’il vous arrive de recevoir des messages de ce genre, en tout cas suspects, ne vous faites surtout pas d’illusion. Sinon, quand vous finirez par vous désillusionner, vous auriez déjà perdu votre argent ! Dire que tout ceci n’est que la partie visible de l'iceberg...

Assane Soumana

24 janvier 2014
Pubié le 24 janvier 2014
Source : http://lesahel.org/

{module 583}