vendredi, 21 mars 2014 14:12

L'air du temps :Trop, c’est trop !

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Accident NiameyLe tragique accident de la circulation qui a ému tous les habitants du quartier Lazaret de Niamey, témoins de cette scène horrible où un camion lourd de ses 10 tonnes a littéralement écrasé deux motocyclistes, aux environs de la caserne des Sapeurs Pompiers, nous édifie à suffisance sur le degré de bêtise qui entoure la fréquence des accidents au sein de la capitale.

Car, il est proprement écœurant de constater que chaque jour apporte son lot de morts et de souffrances dans les familles, par le simple fait que quelqu’un, quelque part, a décidé de marcher sur toutes les règles de sécurité routière, donc sur les autres usagers qui, par malheur, arriveraient à se trouver dans les parages.
C’est précisément ce qui s’est passé, mardi dernier, au Rond Point Sapeurs Pompiers de Lazaret. Le chauffeur du camion, qui venait d’avoir un léger accrochage avec un autre véhicule, était en discussions avec le conducteur de l’auto qu’il a heurtée, lorsqu’un quidam se hissa aux commandes du bahut pour amorcer une manœuvre périlleuse consistant à faire le demi-tour en allant d’une voie à l’autre en un seul coup de volant et de pédale. La catastrophe était inévitable. Dans son élan, le camion endiablé entraina dans sa course, d’abord un véhicule ‘’faba-faba’’ stationné au bord du carrefour, puis une moto avec ses deux (2) passagers. Ces derniers n’eurent aucune chance, car le camion fou les écrasa littéralement, les tuant sur le champ, et sous les yeux du public alerté par le premier accident. La consternation des témoins se mélangea à leur ras-le-bol, le chauffard n’eût la vie sauve que grâce à la promptitude des agents des Sapeurs Pompiers qui ont vite fait de le conduire dans l’enceinte de leur caserne. La bêtise était grande, et les dégâts furent d’une gravité inacceptable. L’une des deux victimes se trouve être un jeune qui venait de convoler en justes noces, il y a à peine une semaine de cela.

 


Hélas, cet accident n’est qu’un exemple parmi tant d’autres qui font partie du lot quotidien des populations de Niamey. En effet, chaque jour, on assiste à des accidents aussi rocambolesques que tragiques dans les rues de la capitale. Tantôt, c’est un motocycliste enivré qui déboule en pleine avenue en brûlant le feu rouge ou le panneau de stop pour venir s’encastrer dans une auto, quitte à y laisser la vie où, dans le moindre des cas, avec une fracture de jambe ; tantôt c’est un chauffard téméraire qui lance son bolide dans le tas, écrasant tout sur son passage. Il semblerait que la plupart de ces accidents bêtes sont l’œuvre de conducteurs qui se shootent à coups de Tramol et autres produits psychotropes insoupçonnés, pour se conditionner. A tout cela, nous disons : trop, c’est trop ! Il est franchement inacceptable qu’on continue à assister à de telles tragédies, sans rien faire pour arrêter l’hécatombe. La loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur, et si celle-ci s’avère insuffisante pour dissuader les volants-fous, il va falloir en adopter d’autres textes plus appropriés. Quant à la Police, elle doit jouer son rôle, son véritable rôle qui est de prévenir ces accidents ! Car, assurément, mieux vaut prévenir que guérir.


Assane Soumana

 

21 mars 2014
Publié le 21 mars 2014
Source : http://lesahel.org/

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Dernière modification le vendredi, 21 mars 2014 23:58