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samedi, 29 mars 2014 03:32

L'air du temps : Petite histoire du Prix Dan Gourmou

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Assane SoumanaDepuis mercredi dernier, les lampions du festival du Prix Dan Gourmou illuminent l’estrade de la Maison des jeunes et de culture Albarka Tchibaou de Tahoua, à la grande joie des mélomanes. L’organisation de cette manifestation musicale atteste de la volonté des décideurs de promouvoir la musique moderne nigérienne.

Pour ceux qui s’en souviennent encore, le Prix Dan Gourmou, du nom de ce grand artiste de l’Ader, auteur de ‘’Mougoun magani’’, qui a marqué le monde musical nigérien avec les airs langoureux de son violon, est assurément le plus grand podium ouvert aux artistes nationaux pour exercer leurs talents.

 


L’histoire de l’organisation de cette grande rencontre dédiée à la valorisation de la musique moderne nigérienne, qui mettait en concours les jeunes talents artistiques des quatre coins du pays, remonte à 1986, année où s’est tenue la première édition au CCOG de Niamey, avec la consécration du talentueux chanteur Moussa Poussy et de son orchestre, le ‘’Super Kassey’’. Et les mélomanes gardent encore en tête l’ambiance surchauffée de la scène qui restait animée durant toutes les compétitions du Prix Dan Gourmou, avec des prestations de haute facture. Il y avait le tonitruant Groupe choc, composé des jeunes mélomanes très agités, qui s’est imposé comme un acteur du Prix Dan Gourmou. Maniant la carotte et le bâton, le groupe choc, tantôt soulevait des tonnerres d’applaudissements et d’ovations pour encourager les artistes dont la prestation répondait aux attentes du public, tantôt les boudait en tournant en dérision ceux dont la chanson n’était pas de bon niveau. L’atmosphère était telle que les estrades de  l’immense scène ouverte du CCOG était chaque soir bondée de monde.


Et voilà comment, au fil des années, le Prix Dan Gourmou est devenu une véritable pépinière de  jeunes talents. Et il a eu le mérite de générer, en tout cas de révéler au public, les plus grands noms de la musique moderne nigérienne. On citera - ne serait-ce que par devoir de mémoire, ces grands talents dont certains, hélas, ne sont plus de ce monde des noms comme Moussa Poussy, Saadou Bori, Fati Mariko, Jhon Sofakoley, Adams Junior, Sani Aboussa de Super Haské, le soliste Moussa Toukkou, King Noma, etc. Tout ceci pour dire que le Prix Dan Gourmou mérite bien d’être soutenu et revitalisé.


Assane Soumana

29 mars 2014
publié le 28 mars 2014
Source : http://lesahel.org/
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Dernière modification le samedi, 29 mars 2014 04:09