jeudi, 24 avril 2014 22:41

L'air du temps : Toujours cimenter la paix

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Assane SoumanaNotre pays a commémoré, hier jeudi 24 avril 2014, la Journée de la concorde nationale. Dédiée à l’affirmation d’une volonté partagée de consolider les valeurs de paix, de fraternité et d’unité entre tous les enfants du Niger, la commémoration de cette journée porte en elle toute la marque de l’utile et de l’agréable pour notre pays et son peuple. Il vient en effet rappeler à la mémoire collective des Nigériens la nécessité d’aller de l’avant dans le respect des engagements pris sur la voie de la consolidation de la paix, après certains tristes événements ayant marqué l’histoire de notre pays.


Ainsi, après la signature de l'accord de paix de Ouagadougou, signé le 09 Octobre 1994, qui a posé les jalons de notre processus de paix, suivie de celui du 24 avril 1995, et la conclusion d'Accords Additionnels, notamment le Protocole d'Alger du 28 novembre 1997, et l'Accord de N'Djamena du 21 août 1998, le Niger a définitivement fermé la page noire des agitations qui minaient la quiétude sociale. Du moins jusqu’en 2007 avec les troubles suscités par le MNJ mais qui se sont très vite conclus par un accord.

Et, depuis, nous pouvons nous en réjouir, tous les enfants du Niger, parce que conscients de la communauté de destin qui les unit, cultivent une volonté infaillible et bien partagée de vivre ensemble dans la paix et l’harmonie. Toutes choses dont le pays a besoin pour envisager l’avenir avec plus d’assurance. Et pour aller plus loin dans le maintien, voire le renforcement, des liens de fraternité, nous devons nous ressourcer dans le riche héritage légué par des ancêtres plutôt visionnaires et fins diplomates, qui ont eu l’ingénieuse idée de tisser des solides liens de fraternité entre nos différentes composantes sociales. Ces liens, qui sont fondés sur la force du cousinage et de la parenté à plaisanterie constituent aujourd’hui un gage réel pour le raffermissement d’une paix durable au Niger. Voilà des charmes coutumiers que nous devons, pour notre bien à tous, travailler à consolider davantage.

Par exemple, pour mieux agrémenter les prochaines éditions de la Journée de la concorde nationale, on pourrait bien organiser une partie de ‘’tendé’’ et de ‘’bitti haraye’’ regroupant sous un même hangar des Aghali et Aghaïcha d’Agadez et  leurs cousins et cousines Koudizé et Djamma de Ouallam et de  Dosso, quitte à leur servir un cocktail de ‘’Kopto’’ et de ‘’dambou’’ bien pimenté, accompagné du ‘’attaï’’ bien chaud en guise d’apéritif. Et ainsi de suite, entre les peulhs et les maouri, les zarma et les bagobiri, les béribéri et les foulani, les goubé et les bouzou, etc. Etant entendu qu’au Niger, chaque groupe ethno-linguistigue dispose d’au moins un cousin, on peut être sûr que tout le monde trouvera son compte.

Assane Soumana

 

25 avril 2014
Publié le 25 avril 2014
Source : http://lesahel.org/
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Dernière modification le vendredi, 25 avril 2014 05:58