vendredi, 02 mai 2014 13:28

L'air du temps : journée de fête chez les travailleurs

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Les travailleurs du monde entier ont célébré, hier, la fête du 1er mai ou fête du travail. Comme à l’accoutumée, les travailleurs des différents secteurs socio-professionnels ont marqué l’événement d’un sceau spécial. Au niveau des sociétés, offices et autres services administratifs, les syndicalistes et les délégués de personnels étaient à pied d’œuvre, des jours, voire des semaines durant, pour préparer l’événement dédié aux travailleurs.


Dans les états-majors des centrales syndicales, l’heure était au branle-bas général. Il fallait recueillir les doléances, affûter les discours, collecter et préparer les fonds, commander les pagnes, tee-shirts et autres gadgets, pour offrir aux yeux du public un défilé à la hauteur de  la grandeur de la centrale. Car, il est évident, dans un contexte marqué par la pluralité des centrales syndicales se partageant le monde du travail, que le défilé du 1er mai prenne souvent l’allure d’une véritable compétition entre les centrales syndicales en présence. Et le challenge se joue sur la longueur de la file de militants, de véhicules, de camions et engins, et autres moyens engagés dans le défilé. Dans un décor dominé par le mélange de couleurs chamarrées des tenues en pagne frappées aux couleurs des syndicats ou des sociétés et les haies de banderoles arborant des devises et autres slogans militants, les défilés occupent tous les compartiments de la ville de Niamey. Pour les curieux qui s’attroupent sur tout le passage des cortèges, le spectacle est souvent saisissant, avec surtout les démonstrations aguichantes sur fond d’étalage de talents, auxquelles s’adonnent certains travailleurs. Ainsi, on a coutume de voir des professionnels de la conduite automobile s’offrir en spectacle en quittant leur véhicule qui avance sans chauffeur, sous les ovations du public. Ou alors, un technicien manœuvrant sa machine avec une dextérité incroyable, des éléments des sapeurs pompiers lançant des jets d’eau sur tout le parcours, des serveuses de bar jouant aux équilibristes avec des bouteilles de bière, des reporters en pleine démonstration de retransmission en direct de l’événement, des équipes médicales simulant une intervention chirurgicale, des ramasseurs de bois de chauffe exécutant des slaloms géants avec leur charrette asine, etc. Autant dire que du spectacle, il y en a eu, car cette année, même les ‘’zimas’’, adorateurs de diables, étaient de la partie…


Mais la fête du travail, c’est surtout l’occasion pour les syndicats de présenter leurs doléances aux employeurs. Et des doléances, c’est tout ce qui ne saurait faire défaut pour un syndicat. Les revendications s’énoncent sur une litanie de ‘’nous réclamons’’, nous ‘’exigeons’’…  Après la remise des cahiers de doléances, rendez-vous est pris au niveau des sièges des syndicats, des centrales ou confédérations, et pour certains au niveau des services, pour festoyer autour des méchouis, des casiers de sucreries et autres plats remplis de mets succulents. Ainsi va la fête du 1er mai…

Assane Soumana

 

02 mai 2014
Publié le 02 mai 2014
Source : http://lesahel.org/

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