vendredi, 12 septembre 2014 04:21

L'air du temps : Ces volants fous de la capitale

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Si la circulation au sein de la ville de Niamey pouvait se limiter aux scènes d’embouteillage sans casse, la situation serait moins préoccupante. Mais il se trouve que ce n’est pas le cas, les accidents faisant aussi partie du lot quotidien. Tout le monde s’accorde à  reconnaître que les accidents de la circulation sont devenus un sérieux problème au sein de la ville de Niamey. 

Pas un seul jour où l’on ne rencontre un cas d’accident en parcourant la ville. Tout le monde le déplore, mais personne n’y peut rien pour arrêter l’hécatombe.


Pour les causes, n’allons pas chercher loin: l’imprudence et la mauvaise observance des règles élémentaires de conduite sont très flagrantes. La situation est plus critique en cette période de vacances où viennent en rajouter ces joyeux ados au volant. S’emparant de la voiture de papa ou de maman, avec ou sans l’accord de ces derniers, les jeunes vacanciers s’imposent en véritables maitres des rues de la capitale, une fois la nuit tombée. Ces jeunes conducteurs non aguerris, au volant de grosses cylindrées, se hasardent à exécuter des manœuvres périlleuses dignes des scènes de cascades savamment arrangées dans les studios hollywoodiens. Galvanisés par les démons de l’imprudence, ils se lancent dans la circulation à des allures incroyables sans le moindre souci de respecter les panneaux et feux de signalisation. Avec une telle façon de conduire, il vaut mieux prier Dieu pour ne pas se trouver sur leur parcours. Car, il est de notoriété qu’en cas d’accident, ces jeunes sont prompts à s’enfuir pour se fondre dans la nature, laissant derrière eux des victimes sans secours.


Aussi, la difficile équation de cette cuisante question de la fréquence des accidents de la circulation à Niamey, reste de savoir comment empêcher à ces fous du volant, conduisant toujours dans un excès d’euphorie, de continuer à semer la terreur et la désolation dans les rues de la capitale.  Les conséquences de toutes ces inconséquences étant d’une réelle gravité, aucune mesure n’est de trop pour administrer un magistral coup de frein à cette valse cruelle des chauffards qui hantent les rues de la capitale.


S’ajoutent également les motocyclistes qui se faufilent de tous les côtés dans un scénario digne d’un jeu de la mort. Méprisant toutes les règles de prudence, ces derniers roulent n’importe comment entre les autos, brûlent les feux rouges à tombeau ouvert pour traverser les carrefours, et souvent même, tous feux éteints, etc.


Et qu’en est-il des réjouissances de mariage où le fameux ‘’cortège’’ s’assimile à un véritable spectacle de jeu-suicide. Comme envoûtés par le démon, les conducteurs engagés dans ces cortèges roulent à tombeaux ouverts. Et l’ange de la mort plane sur leurs têtes sur tout le parcours. Et une fois à  destination, ils s’offrent en spectacle en exécutant les manœuvres les plus osées  sous les ovations du public. Franchement, il est temps d’imposer la discipline chez les usagers de la route, aussi bien par une saine mais rigoureuse application des textes, que par l’intensification de campagnes de sensibilisation sur le respect des règles élémentaires de prudence.