mercredi, 22 octobre 2014 04:30

L'air du temps : Le retour aux sources

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Plaisenterie_NigerÇa promet d’être croustillant ! Les lampions des manifestations entrant dans le cade de la 6ème  édition du mois de l’expression  de la parenté à plaisanterie s’ouvrent aujourd’hui à Niamey. Au programme de cette édition, des sketches mettant en scène des railleries entre les groupes ethniques de notre pays unis par les liens sacrés du cousinage. 

Mieux, une nuit entière sera consacrée à la promotion des liens de parenté et du cousinage que les composantes de la population nigérienne partagent avec des groupes ethniques des pays de la sous-région.


Le thème choisi cette année, à  savoir "comment transmettre aux jeunes générations les vertus de la parenté à plaisanterie ?", est d’une grande pertinence. Il soulève toute la problématique des outils du renforcement et de la perpétuation, au sein de notre société, des rapports de cousinage que nos ancêtres, ces grands visionnaires, ont eu la clairvoyance de tisser. Dire que ces liens ont été créés, souvent au gré des rencontres et des anicroches, entre différentes composantes de notre société !... Ce riche héritage, il faut le conserver jalousement, le répandre et  le raviver dans les cœurs et les esprits de tous les Nigériens. En effet, nul n’est besoin de dire à quel point les rapports de cousinage, ce trésor inaliénable et intarissable, participe à la consolidation de la cohésion au sein de notre société. Véritable régulateur de tension, la parenté à  plaisanterie permet de détendre l’atmosphère et de surmonter les situations les plus délétères.


C’est donc à une sorte de retour aux sources que nous invitent les organisateurs de cette manifestation hautement culturelle. Aussi, à travers toutes les représentations et autres scènes humoristiques retransmises en direct à la télévision, le Niger tout entier baignera dans l’ambiance du rire et des railleries sur fond d’altercations verbales, au goût plutôt plaisant, entre Peulh réputé grand buveur de lait, Maouri gourmand de ‘’béroua’’, Béri-béri amateur de barabousco; Zarma mangeur de ‘’Copto’’, Songay sniffeur de ‘’soundou’’, Bagobiri friand de ‘’bourkoutou’’, Touareg chiqueur de ‘’tabac’’ , Gourmantché buveur de ‘’tchappalo’’, etc. Comme quoi, au Niger, à  chacun sa particularité (ou sa réputation), mais c’est toujours pour en rire et plaisanter. Assurément, au Niger, la concorde nationale n'est pas un vain mot, car elle tient toute sa sève des racines profondes des liens ancestraux.
Assane Soumana


17 octobre 2014

Source : Le Sahel

 

Dernière modification le mercredi, 22 octobre 2014 04:32