vendredi, 31 octobre 2014 06:02

L'air du temps : Code de prudence

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Accident CirculationLa problématique de la réduction des accidents de la route reste une préoccupation constante dans notre pays. Face à  cette situation désastreuse, le gouvernement a introduit à l’Assemblée Nationale un projet de texte portant révision du Code de la route qui a été adopté, mardi dernier, par les députés. 

Il s’agira d’élaborer un nouveau code plus approprié qui prendra en compte la forte croissance de la population, l'augmentation du parc automobile et la réduction des accidents de la circulation.
Il se trouve en effet que chaque jour, on assiste, à  Niamey et aussi sur nos axes routiers interurbains, à des accidents aussi rocambolesques que tragiques. A Niamey principalement, la fréquence des accidents de la route dépasse l’entendement. Tantôt, c’est un motocycliste enivré qui déboule en pleine avenue en brûlant le feu rouge ou le panneau de stop pour venir s’encastrer dans une auto, quitte à y perdre la vie où, dans le moindre des cas, avec une fracture de jambe ; tantôt c’est un chauffard téméraire qui lance son automobile dans le décor, écrasant tout sur son passage. Selon un rapport sur la situation de la sécurité routière dans le monde en 2012, notre pays enregistre le taux de gravité le plus élevé des accidents de la route en Afrique de l'Ouest, avec 23,7 tués pour 100.000 habitants.
Cependant, au-delà des textes, il faut revoir le comportement des usagers. Ces derniers doivent toujours garder en tête le dicton selon lequel ‘’la prudence est mère de sûreté’’. Car, il apparait clairement que la plupart de ces accidents ‘’bêtes’’ auxquels nous assistons dans les rues de Niamey sont l’œuvre de conducteurs qui se shootent à coups de tramol et autres produits psychotropes insoupçonnés pour, soi-disant, se conditionner. A tout cela, nous disons : trop, c’est trop ! Il est franchement inacceptable qu’on continue à assister à de telles tragédies, sans rien faire pour arrêter l’hécatombe. La loi doit s’appliquer dans toute sa rigueur, et si celle-ci s’avère insuffisante pour dissuader les volants-fous, il va falloir en adopter d’autres textes plus appropriés. Nous osons espérer que le nouveau code routier qui sera élaboré apportera un début de solution à  ce cuisant problème.
Assane Soumana