vendredi, 14 novembre 2014 09:15

L'air du temps : Comble d’indiscipline

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Enseignement Sup NigerL’incident qui est survenu, cette semaine, dans un Complexe d’Enseignement Secondaire de la capitale continue encore de défrayer la chronique. Des élèves qui ont roué de coups un de leurs professeurs !... On en parle dans les ‘’fada’’, dans les écoles et sur les antennes de certains médias audiovisuels de la place qui ont saisi l’opportunité pour organiser des débats entiers sur la question, à savoir la problématique du regain de l’indiscipline et de la violence dans nos écoles.

Selon toute vraisemblance, le professeur a voulu imposer la discipline, telle que recommandée à l’école à une des élèves qui prenait un malin plaisir à faire usage de son téléphone portable en envoyant sans cesse des SMS, à on ne sait qui…
Jouant son rôle d’éducateur, le professeur a tout naturellement ‘’confisqué’’ le satané smartphone qui attirait plus l’attention de la jeune fille que le cours qu’il était en train de dispenser. Ça marche presque toujours comme ça et sans anicroche: tu joues au distrait avec ton téléphone ou un quelconque objet, le professeur te le retire, quitte à te le remettre à la fin du cours! Mais dans ce cas précis, on ne sait pas trop ce qui n’a pas fonctionné pour que cette banale réprimande dégénère en séance de tabassage systématique à l’encontre de ‘’Monsieur’’ par un groupe d’élèves.
L’acte pourrait être assimilé à un simple fait divers s’il ne remettait pas en cause tous les fondements et les règles sacro-saintes de la discipline à l’école, et même du respect envers les aînés. Et voilà pourquoi le geste impertinent des élèves a scandalisé l’opinion nationale dans son ensemble. Un maître, un professeur, celui-là même qui vous inculque le savoir, on ne le frappe pas, loin s’en faut ! On lui rend le respect et l’honneur à  toutes épreuves et pour toujours. C’est là la première leçon de morale que tout élève digne de ce nom  doit savoir assimiler. Autrement, point d’école!
 En notre temps, quand l’école était encore synonyme de rigueur, la discipline était la règle d’or et elle s’imposait à tous. Quand l’école était vraiment l’école, émettre le moindre signe de mécontentement face au maître - ne parlons même pas de porter la main sur lui- était perçu comme le pire des sacrilèges qu’un élève, aussi impoli soit-il, n’oserait se permettre. Pour ceux qui ont connu cette école-là, le maître c’est vraiment le ‘’Grand maître’’ craint et respecté dans la plénitude de son rôle d’éducateur.
Mais cette époque-là est loin derrière nous, et la nouvelle génération d’élèves n’en fait qu’à sa tête. L’arrogance et le Smartphone ont fait leur apparition dans les classes, et avec eux, les déboires des enseignants…Pour le cas de cette ignominie commise par les élèves d’un CES de Niamey, comme pour d’autres cas, nous osons croire que la sanction sera à la hauteur de la faute. On susurre déjà que les indélicats ont été renvoyés et estampillés ‘’indésirables’’ dans tout autre établissement public ou privé du pays.
Assane Soumana

14 novembre 2014
Source :  Le Sahel

 

Dernière modification le vendredi, 14 novembre 2014 09:35