dimanche, 23 novembre 2014 08:22

L'air du temps : La saison froide, et déjà les ennuis

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Ces derniers temps, le banditisme a repris d’un cran au sein de la capitale. La semaine dernière, des cas de meurtres ont été hélas enregistrés dans certains quartiers de la capitale. On parle de cinq corps retrouvés inertes rien qu’au quartier Boukoki, dont celui  d’une vieille femme enlevée et tuée par des individus non encore identifiés. 

De quoi donner des sueurs froides aux paisibles citoyens. Il est vrai que la saison froide qui s’est installée, depuis un certain temps, ne va pas sans son lot de désagréments et de frayeur en matière de sécurité.  Cependant, les désagréments se sont jusque-là limités à des cas de vols avec effraction et autres actes de ‘’maraudage’’ dans les foyers.
Profitant du froid qui oblige les gens à rester terrés chez eux aussitôt la nuit tombée,  rendant les rues quasiment désertes dès aux environs de 23 heures, les malfrats trouvent là une occasion assez opportune pour reprendre du service. S’érigeant en véritables maîtres de la ville, ils redoublent d’ardeur et d’idées pour exceller dans les agressions, le vol et tous les excès. Tandis que les uns se planquent dans les coins obscurs pour guetter des passants solitaires, les autres s’organisent carrément en bandes pour mener des opérations ‘’déménagement’’ dans les domiciles ciblés selon des critères dont eux seuls détiennent le secret. Ainsi, profitant du froid glacial qui expulse des rues même les plus intrépides noctambules, ces individus malintentionnés trouvent tout le plaisir et l’aisance de raser les murs, d’en escalader certains, pour sauter les verrous des portes des habitations et s’emparer de la fortune des victimes. S’ajoute tout le lot d’auteurs des petits coups fourrés, à  savoir les voleurs à la tire et ceux qui excellent dans le vol de marmites, casseroles et autres ustensiles de ménage laissés par inadvertance dans la cour d’enceinte des domiciles.
Déjà, avec tous ces lots de forfaits plus ou moins bénins, le sommeil et la quiétude des paisibles citoyens étaient sérieusement ébranlés. Aujourd’hui qu’on évoque des cas de meurtres répétés, la peur des Niaméens est plus grande. Aussi, les nuits promettent d’être encore très longues pour les citoyens modèles soucieux de préserver leur vie de la menace de ces sinistres personnes hantant les rues de la capitale. C’est dire que les services en charge de garantir la sécurité des personnes et de leurs biens sont interpellés dans leur rude, mais louable mission. Pour leur part, les citoyens doivent faire preuve d’une bonne et saine collaboration à l’endroit de ceux qui s’échinent jour et nuit à  assurer leur sécurité.  Il  s’agit de dénoncer les individus auteurs du moindre agissement ou comportement suspect. Mieux, les uns et les autres doivent faire preuve de solidarité à l’égard des personnes en danger. D’ailleurs, faut-il le rappeler, le fait de rester impassible devant une scène d’agression contre un paisible citoyen est un acte puni par la loi, qualifié de ‘’délit de non-assistance à personne en danger’’. Sans compter qu’au regard de nos valeurs culturelles, le fait de se barricader derrière sa porte fermée à  double-tour, quand le voisin appelle au secours, frise la lâcheté pure et simple.
Assane Soumana

 

23 novembre 2014
Source : Le Sahel

Dernière modification le dimanche, 23 novembre 2014 09:26