vendredi, 22 mai 2015 05:37

L'air de temps : Sous la chaleur et le délestage

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Chaleur Niamey 2Par ces temps, la chaleur se fait de plus en plus torride ! A certaines heures de la journée, le soleil déploie tous ses dards pour nous griller la… poire. Ça transpire de la tête aux pieds. Les chaussures se transforment souvent en vrais fours pour les orteils en feu. Comme si ce supplice n’était pas suffisant, le courant nous lâche aussi. 

En effet, ces dernières semaines, une vague d’instabilité s’est installée dans la fourniture du courant  électrique. Conséquence, le délestage est dans nos murs.  Dans certains quartiers périphériques, cette situation est vécue comme un vrai calvaire. En effet, les longues heures d’interruption du courant s’apparentent à de véritables instants de supplice. Cela est d’autant plus vrai que de nos jours, beaucoup de gens souffrent de maladies chroniques dont la tension artérielle, le diabète et bien d’autres maladies sensibles.


Pour ces derniers, dont la vie ne tient qu’à un fil, la permanence dans la fourniture de l’électricité est un élément fondamental de survie. Ce qui fait que durant tous ces instants d’interruption du courant électrique, ces personnes vivent d’intenses moments de souffrance doublée d’angoisse. Idem pour les enfants, ces êtres très fragiles, qui en plus d’être accablés par la chaleur, ont la phobie de l’obscurité qui se répand dans les quartiers.


Aussi, à  chaque interruption du courant au milieu de la nuit, s’élèvent dans les quartiers des pitoyables cris de lamentation poussés par ces vulnérables poupons exaspérés par la chaleur et l’angoisse. Tout ceci pour dire que par ces temps nouveaux, l’électricité relève beaucoup plus de la nécessité que du  luxe.


Plus dramatique est la question des dommages matériels occasionnés par ces coupures intempestives. Il se trouve en effet que suite à certaines hausses de tension, ce sont plusieurs appareils électroménagers qui sont endommagés au niveau des foyers et des services. Et dans ce cas de figure, toute tentative de se faire dédommager est généralement vouée à l’échec. Car on tente de justifier l’injustifiable en invoquant certaines clauses du contrat de fourniture. Comme quoi, on vous ‘’bousille’’ votre appareil et on rechigne à vous dédommager par un subtile jeu de juridisme creux.


En attendant de voir le bout du tunnel, avec tous les efforts entrepris sur tous les fronts par les autorités en place en vue de résoudre l’équation de l’indépendance énergétique du Niger, il faut garder patience et prier le Bon Dieu pour que la fourniture du précieux ‘’jus’’ regagne davantage en stabilité afin que la lumière soit, encore et toujours.
Assane Soumana(onep)

22 mai 2015
Source : http://lesahel.org/

 

Dernière modification le vendredi, 22 mai 2015 06:18