vendredi, 13 novembre 2015 04:21

Quand la Police municipale prend le sifflet

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Police NigerVous l’avez constaté. Depuis quelques jours, la couleur de la tenue des agents en faction au niveau des carrefours de la ville de Niamey, est allée du bleu ciel au bleu foncé, et de nouveaux visages ont fait leur apparition dans le paysage de la gestion de la circulation. Il se trouve que pour gérer le trafic, la Police municipale a pris les choses en main. Formés et épaulés par leurs collègues de la Police nationale, les agents de la police municipale assurent avec une passion perceptible cette nouvelle mission à  eux confiée. 

Cette innovation des autorités compétentes permettra sans doute de  faciliter la tâche pour les usagers, mais aussi pour les agents de la Police dont le nombre était réduit par rapport à l’ampleur de la tâche.  Mais force est de constater que ce nouvel apport ne changera pas grand-chose à la situation quand on voit qu’il ne se traduit par un renforcement des effectifs. En effet, on peut constater qu’au moment où les nouveaux agents s’occupent de la gestion du trafic sur les carrefours, les anciens, ceux de la Police Nationale, se tiennent en retrait pour traquer les motocyclistes et les automobilistes dans des opérations de contrôle de pièces.


A notre humble avis, on aurait mieux gagné en efficacité si ces derniers continuaient à prendre en charge d’autres points névralgiques de la ville où le trafic se fait dense notamment aux heures de reprise et de descente du travail. Hélas, on dirait que le contrôle prime plus que  la facilitation de la circulation, qui on le sait, est synonyme de calvaire à Niamey.


Mais le pire dans cette situation, c’est le comportement de beaucoup d’automobilistes qui jouent aux perturbateurs en brûlant royalement la politesse, aussi bien aux autres usagers, qu’aux agents déployés aux différentes intersections pour gérer le trafic. Les plus indélicats de ces perturbateurs sont ces automobilistes qui se détachent de la longue file de véhicules pour dépasser tout le monde et aller plus loin constituer une autre file parallèle pour serrer les autres, bloquant ainsi tout le monde. Ainsi s’instaure inévitablement une situation d’impasse totale au niveau des intersections. Un tel comportement doit être sévèrement châtié par la police.


Tout ceci, vous en convenez, frise le manque de respect à l’égard des autres usagers, des lois de la République, ainsi que des agents chargés de veiller à l’application stricte de la loi. Devant de tels faits, et étant établi qu’on ne peut pas développer notre pays avec de telles mentalités, nous invitons les agents de la circulation à se donner les moyens appropriés d’imposer le strict respect des règles. Il est temps que nous nous imposons une certaine discipline dans la circulation. Si nous ne pouvons pas faire l’effort d’y arriver par nous-mêmes, alors il faudra l’imposer par une saine, mais dure application de la loi.
Assane Soumana(onep)
13 novembre 2015
Source : http://lesahel.org/

Dernière modification le vendredi, 13 novembre 2015 05:05