jeudi, 11 février 2016 09:59

L'air du temps : Campagne électorale en rase campagne

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Assane SoumanaLancée le samedi 30 janvier dernier, la campagne pour les élections présidentielles et législatives se poursuit sur le terrain, en rase campagne. A Niamey, cette campagne qui a démarré en grande fanfare, dans une atmosphère de clameur générale, semble déjà être gagnée par un coup de lassitude. En effet, le brouhaha qui s’est installé, au départ, dans les rues et au niveau des sièges des partis politiques s’est quelque peu estompé ces derniers jours. Même les rallyes quasi-quotidiens qui mobilisent les militants des formations politiques engagées dans les élections se sont raréfiés.

Les seuls signaux forts qui viennent nous rappeler que nous sommes en pleine campagne électorale restent ces forêts de banderoles qui pavoisent les différents carrefours de la capitale, ainsi que les affiches, les unes géantes les autres plus ou moins mesurées, qui trônent à presque chaque coin de rue. Ce qui pourrait paraître comme une lassitude dans le déroulement de ces consultations électorales au niveau de Niamey s’explique aisément. Il se trouve en effet que la bataille électoraliste s’est transportée en rase campagne et dans les autres centres urbains à l’intérieur du pays. Conscients du fait que tout doit se jouer sur le terrain, avec tout le potentiel d’électeurs que compte le monde rural, les candidats se sont lancés à l’assaut des villes, villages et hameaux du pays pour aller à la rencontre de la grande masse. Ainsi, c’est dans une véritable atmosphère de course contre la montre que des caravanes de véhicules 4x4 parcourent les pistes et les chemins sablonneux pour aller ‘’démarcher’’ les électeurs. Un spectacle inouï de vrombissements de 4x4 rutilantes lancées à vive allure, dévalant les pistes jusqu’aux recoins les plus éloignés du pays.

Et quand on s’acheminera vers la fin de la campagne, retour à la case-départ avec la reprise du cancan au sein de la capitale et des autres grands centres urbains pour les derniers barouds d’honneur, à travers les meetings et les longues files des rallyes auto-motos avec des jeunes, hommes et filles, accrochés aux portières des véhicules, criant à gorge déployée à la gloire de leur candidat ou de leur parti.

Et quand sonnera l’heure ‘’H’’ de la clôture de la campagne, on remballe tout pour se tourner vers les opérations du vote, et ensuite se prêter au lourd suspens de l’attente du verdict qui jaillira des urnes.

Assane Soumana(onep)

Dernière modification le vendredi, 12 février 2016 13:16