vendredi, 15 avril 2016 04:21

L'air du temps : Cap sur la renaissance culturelle

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Assane SoumanaAprès la nomination de l’équipe gouvernementale, et encore la série des passations de services entre les ministres entrants et sortants, les Nigériens s’interrogent avec acuité sur les orientations nouvelles qui seront impulsées dans la conduite de l’action gouvernementale. Une chose est sure, la tâche qui attend le nouveau gouvernement est d’une très grande ampleur. Et nul n’ignore qu’au regard des défis qui se présentent pour notre pays, il faut, plus que des mots et des intentions, des actions rondement élaborées et mises en œuvre pour propulser la machine du développement du Niger.

Autrement dit, la nouvelle équipe doit s’armer d’ardeur et de pragmatisme pour répondre aux multiples attentes des Nigériens. Surtout les responsables des différents départements ministériels doivent se dire que les Nigériens seront plus sensibles aux actions, des actions concrètes porteuses de résultats palpables, qu’à des discours, aussi mielleux soient-ils.

A priori, comme l’a promis le Chef de l’Etat dans son Programme de Renaissance 2, et également lors de son discours d’investiture, nous avons passé le cap des discours. Car, avec le début du second mandat du Président Issoufou, le Niger rentre pleinement dans l’ère de la Renaissance culturelle. Il ne s’agit pas là, comme ont pu le croire certains compatriotes, d’une dynamique nouvelle pour la promotion des arts et de la culture au sens propre du mot. La Renaissance culturelle, qui a d’ailleurs été gratifiée d’un ministère à part entière, est un vaste champ de changements des mentalités des Nigériens.

Oui, nous avons besoin d’un changement fondamental de comportement de la part de chacun et de tous. Car, assurément, ce n’est pas par la politisation à outrance de la vie nationale, et les discussions orageuses à forte dose de politique politicienne, que nous allons ériger notre pays au rang des Nations qui gagnent. Ce changement implique l’abandon de certains comportements qui grippent la machine du développement d’un pays.

Il est vrai que ce n’est pas par un simple coup de baguette magique que ces changements vont s’opérer. Le travail sera de longue haleine, mais à un moment ou à un autre, il faudra bien que nous arrivions à nous débarrasser de certaines tares bien connues. Car, le jour où chacun de nous en finira avec l’insouciance face au respect de la chose publique, l’affairisme dans l’administration, l’absentéisme au service, la course effrénée aux promotions, et la zizanie, le Niger a déjà fait un grand pas vers le progrès.

Assane Soumana(onep)

15 avril 2016
Source : http://lesahel.org/